La nourriture de l'âme

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Aujourd’hui aux informations on parlait de cette tragédie au Rio Grande do Sul, au Brésil, où les inondations font des morts et des milliers de sans-abri…drame pour tant de gens…le climat change et tout est là pour dire que cela va s’aggraver…


Tristesse de voir cela. Tristesse, peur et un certain mal-être…


Mais d’où vient ce mal-être ?


Ce n’est pas la forme du journalisme à sensation, non, le reportage était très bien fait, empreint de réalisme.


Surcroît soudain de compassion ?Peur du changement ?


...peut-être, mais ce mal semblait toucher quelque chose de bien plus profond en moi. J’étais envahi d’une négativité prenant le contrôle de mon âme, je ne savais plus la saveur du soleil, la liberté du chant des oiseaux, j’étais fermé à la Lumière et incapable de laisser circuler l’Amour autour de moi, pourtant omniprésent. Imprégné jusque dans mon intimité par ce sombre, sans l’avoir vu venir, sans échappatoire…

Telle est le pouvoir de la fonction artistique des choses, pénétrer notre Âme, changer la couleur, la teneur de nos émotions, sans barrière, sans protection. Contrairement à la  fonction rationnelle des choses, qui permet une prise de recul, agit avec des filtres, cérébraux certes, mais protection non négligeable…

Cette fonction artistique est un échange direct avec le monde sans garde-fou et peux aussi bien nous apporter de belles choses. Seulement, un manque de vigilance nous laisse sans défense. Ici, le journal était chargé de noirceur, et agit comme un « démon » capable de dominer mon Âme, ma façon de sentir, de me connecter au Monde…un hold-up de mon énergie vitale, me laissant bien incapable de produire la moindre pensée positive, d’aller vers les belles choses.

Si les informations dans les nouvelles n’avaient qu’une fonction intellectuelle, je pourrais analyser rationnellement la situation et être en mesure de prendre de bonnes décisions à ce sujet – y compris sur la façon d’aider ces personnes. Mais grâce à la puissance de la fonction artistique, les eaux de mes émotions sont devenues turbulentes et j’ai vécu une tragédie qui ne me correspondait pas. Avais-je besoin de ça dans ma journée ? Dois-je vivre dans ma chair chaque tragédie rapportée dans les journaux ?

Et force est de constater que cette toxicité est plus que fréquente, dans nos relations aux autres, dans notre environnement, nos habitudes, nourrissant nos faiblesses pour alimenter nos souffrances…


Et peu à peu, notre Âme se meurt, se perd…


Pourquoi lui offrir le poison et non le remède ? Avons-nous suffisamment conscience de ce que nous ingurgitons ?...et des conséquences d’une telle alimentation ?

C’est un peu comme être enfermé dans un garage avec une voiture dont le moteur tourne…nous inondant de son succulent monoxyde de carbone !!!

Que faire, s’en réjouir ? accepter ?...ou bien choisir la Vie ?


Faut-il attendre l’intoxication pour sentir le danger ?

Pourtant trois solutions s’offrent à nous…


Il est possible d’ouvrir une fenêtre, pour laisser entrer la Vie, l’air, respirer cette divine substance essentielle à notre énergie vitale. Et chasser ainsi le poison par le remède.
Il est également possible de couper le contact, stopper l’hémorragie.
Et pourquoi pas, dans un excès de générosité… faire les deux.


Car oui, sachons-le, nous ne sommes pas sans armes face aux démons, aux souffrances, aux toxicités. Nous pouvons soigner leurs conséquences et même s’attaquer à leur origine. Mais la condition sine qua non reste la prise de conscience de cette toxicité, l’impulsion nécessaire à l’administration des premier soins, et pourquoi pas (toujours dans cet élan de générosité…) en faire sa ligne de conduite !

Le travail sur l’Âme, si précieuse et si fragile Lumière de Vie en nous, et la vigilance pour ne pas le perdre, est au cœur de bien des enseignements de nos Maîtres. Les bouddhistes regardent de près les voiles qui couvrent les qualités naturelles de l'être humain, cette difficulté à se détacher de nos nourritures futiles et toxiques. Dans le soufisme et le chamanisme également, de nombreuses pratiques de purifications ont fait leurs preuves pour nous aider à nous débarrasser de toutes ces petites salissures qui entachent notre relation à la Lumière.

Car la lumière du Monde ne vient pas du Monde, seulement de notre relation à lui …et elle nous parle de pureté…

Et quelle joie d’apprendre que nous ne sommes pas démunis face à ces « maladies de l’Âme » ! Moult pratiques nous permettent de conserver une bonne santé spirituelle mais également de régénérer notre énergie vitale, d’augmenter notre capacité à faire circuler la Vie et la cultiver !

Un peu comme dans le domaine de l’écologie, où bien mieux que préserver des espèces ou espaces sensibles, nous sommes à même de régénérer des sols, des milieux entiers, de recréer des espaces de vie et reconstituer des conditions favorables à la propension de leur fonctionnalité.

Et telle est la proposition qu’offre le Hun Kung : cultiver notre Âme, la façonner de Lumière, la préserver des attaques du négatif, et la nourrir de positif.

Mais attention, le Hun Kung se détache de la simple pensée positive associée à une simple négation du pessimisme, cheminement pernicieux qui possède cette tendance à nous envelopper de ce voile de douces illusions d’objectivité, aux allures sécurisantes, mais qui laisse la porte grande ouverte à bien des aveuglements et confusions.

Dans Le Hun Kung il ne s’agit pas non plus d’un travail qui s’attacherait essentiellement à approfondir l’aspect négatif des choses dans le but d’y découvrir des réponses ou des outils pour s’ouvrir un accès vers la lumière. Car si l’on devient ce que l’on mange, quelle couleur pourra bien avoir l’âme d’une personne qui se nourrit de noirceur ?


Vigilance !


Le discours du Hun Kung est de regarder.
Regarder l’Amour comme la souffrance.
Regarder les deux pôles d’une même réalité avec les mêmes yeux.


Les nôtres, ceux de notre Âme, dotés de leur amour, de leur souffrance, et de la conscience de cette relation.

Et pour toucher au mieux cette vigilance, cette conscience, travailler à une optimale stabilité est un axe primordial dans le Hun Kung. Au- delà de la pensée positive, on parlera plutôt de conserver une vision curieuse et ouverte de la Réalité. L’enjeu étant d’observer nos expériences de la manière la plus équilibrée possible et d’y chercher la Vie… « d’ouvrir la fenêtre ».

Et cet équilibre ne peut s’élever que sur la base d’une stabilité mentale et énergétique ferme et exercée.