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	<title>Hunkung wiki - User contributions [en]</title>
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	<updated>2026-04-19T12:33:56Z</updated>
	<subtitle>User contributions</subtitle>
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		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Karlfried_Graf_D%C3%BCrkeim&amp;diff=129</id>
		<title>Karlfried Graf Dürkeim</title>
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		<updated>2025-03-07T16:41:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: Created page with &amp;quot;...  Category:Glossary&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Glossary]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Art_et_puissance_4:_sombre_et_lumi%C3%A8re&amp;diff=128</id>
		<title>Art et puissance 4: sombre et lumière</title>
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		<updated>2025-03-07T16:41:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
	Certains arts font du sombre leur axe principal, l’ouvrageant et le ciselant , soulignant ses plus belles formes, nous aidant avantageusement à l’aimer, nous incitant presque à finir par le rechercher en toutes choses, en tous lieux, tous moments, nourrissant une sorte de fascination...alors que d’autres, montrent simplement du doigt ce qu’un œil exercé peut déceler de lumière et d’[[Amour]] dans chaque petit recoin de la vie, aussi infime et anodin soit-il. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Soyons bien d’accord, la vie fonctionne ainsi, sur cette permanente alternance de clair-obscur, et s’évertuer à ignorer le sombre ne peut être un chemin de vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Alors pourquoi mettons nous en garde avec tant d’insistance sur le fait de se prémunir des arts sombres ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et pourquoi inviter la lumière dans son travail intérieur ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pourquoi choisir de s’imprégner d’une œuvre selon ce qu’elle nous apporte d’énergie, l’éclat qu’elle fait vivre en nous, indépendamment du talent et du génie qu’elle soulève ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Hun Kung ne s’accorde pas avec la recherche d’une pensée positive seule et unanime. La quête de la vérité nue ne peut se permettre de fermer les yeux sur la réalité : le sombre nous enveloppe bel et bien de sa présence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a des auteurs et guides comme [[Karlfried Graf Dürkeim]], un diplomate allemand du milieu du vingtième siècle, rattaché à la Chine et au Japon. Il a étudié de très près la pensée orientale, sa portée spirituelle et les pratiques énergétiques qui les accompagnent, telles que le chi kung, tai chi  et zazen. Tout ce qui peut nous permettre de cultiver notre connexion à la terre, notre « ventre » alias Hara. Il a fourni un énorme travail de recherche et de retranscription pour nous autres occidentaux à travers une bibliographie conséquente sur « des pratiques au service de l’essentiel ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il nous parle dans son ouvrage, « Hara , centre vital de l’homme » de ce travail énergétique vers le bas, de la nécessité de « redescendre » construire nos racines dans les bas-fonds énergétiques de la « Grande Vie » pour en tenir leur rouages, y prendre appui et y puiser nos forces, et ainsi mieux sentir les oppositions qui les constituent, situer ce lien entre terre et ciel, et donc toucher la consistance pure de la lumière et son intérêt absolu dans notre cheminement à nous découvrir…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|Toute élévation spirituelle véritable implique préalablement une descente au centre de la terre.| Karlfried Graf Dürkeim}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais il y a aussi des auteurs comme le comte de Lautréamont, un personnage d’une complexité extrême, aussi ténébreux que subtil, aussi prétentieux que fasciné, « mercurial et indussible »...« ..à la folie évidente... » disait-on de lui. Son travail comporte deux grands axes, d’une part un ouvrage de poésie, où il s’affaire humblement à corriger et améliorer les classiques du genre, et d’autre part « le chant des Maldoror », un roman fantastique, véritable pépite de la littérature française si puissant qu’il donna naissance à de nombreux mouvements comme le surréalisme, le dadaïsme, inspirant également les situationnistes et autre mouvements progressistes. Bref, une bombe ! Mais il ne suit pas ce chemin de sagesse que décrit Dürkheim, et cultive par un esthétisme des plus soigneux une rencontre passionnée avec les ténèbres allant même jusqu’à re-noircir le sombre pour le rendre encore plus mystérieusement attrayant et invitantet. J’avoue ne pas avoir  su trouver dans cet ouvrage de portes de sortie, d’issue vers la lumière. Pas de chemin de vertu pour se construire une âme d’explorateur averti, juste une compilation de paysages d’une toxicité des plus contagieuses à parcourir selon moi avec une prudence des plus extrême.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote| (...) il ne faut pas que les yeux soient témoins de la laideur que l'Être suprême, avec un sourire de haine puissante, a mise sur moi.|Comte de Lautréamont}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
...quelle vision inquiétante du divin, non ? Et pourtant des plus gratuites !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pour autant, il y a bien aussi dans nos bibliothèques, dans la collection «la vie n’est pas que rose», ce Livre des Morts  tibétain, le «Chönyi Bardo». Il ne fait pas de cadeaux aux éléphants bleus ni aux papillons maculés  d’insouciance, mais dépeint froidement quelque chose qui nous attends tous, les ténèbres absolues: la Mort. Notre mort, disons celle de notre carnation. Seulement, contrairement à Lautréamont, ce tableau funeste s’accompagne d’une philosophie de vie, d’une guidance pour se préparer, d’un entraînement à la peur, au mal, pour le toucher, l’écouter, le sentir...et toujours reprendre le chemin qui nous fait avancer, celui dont notre âme nous parle, car elle sait ce qui l’attend, mais avant elle voudrait se remplir, se nourrir, se densifier...et pour cela elle nous demande des impressions étincelantes pour ses mémoires, le poids de l’[[Amour]] dans chacune de ses poches pour le grand départ et le parfum de la lumière pour guider ses pas lors du grand voyage dans les limbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|Tu verras un vaste océan rouge, bouillonnant de sang et d’ossements. Des êtres torturés émergent et sombrent, criant de désespoir, les yeux écarquillés et les bras tendus. Des voix murmurent de toutes parts, t’accusant, réclamant justice.|Chönyi Bardo}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette scène n’est pas gratuite. Elle est une description de ce qui peut survenir au moment de la mort et un avertissement. Si le lecteur ne travaille pas, de son vivant, sur son sentiment de culpabilité, ses attachements et ses souffrances, il les portera avec lui dans sa mort et perdra l’opportunité de se libérer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	La vie est ainsi faite, et quelle chance nous avons aussi, de tenir sous le coude les ouvrages d’auteurs comme [[Christian Bobin]], un espion assidu et amoureux invétéré des manifestations du divin en ce monde, qui a du rater à moult reprise ses études de philosophie avant de comprendre que son travail était tout sauf conceptuel ou formel. On peut côtoyer entre les lignes de ses livres toute la force et la beauté pure du lien sacré qui nous uni. Il répond toujours présent pour nous aider à charger notre besace de pierres précieuses, et à  débusquer ces petits joyaux dans chaque espace où la vie prends ses droits. Il ne fait pas l’apologie du bien contre le mal, non, juste nous aide à lire la vie avec nos yeux d’enfants, c’est à dire avec la plus grande sagesse, et cette douceur qui est sienne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
	Dans son ouvrage «La plus que vive» il partage quelques confidences sur la disparition de la femme de sa vie, collègue et compagne de chaque instant. Il ne propose pas vraiment une dissertation minutieuse sur notre rapport à la mort, mais préfère nous livrer le camaïeu de son âme en ces moments-là, et ce qu’il nous reste à en faire de plus beau. Il nous raconte le deuil, et toute la lumière qu’une telle cicatrice peut laisser transparaître, l’absence de l’autre qui la rend encore plus présente, vivante, pour nous expliquer qu’un nuage blond et bien joufflu est venu le délivrer de ce chemin de torpeur et de futilité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il nous parle de la carence, de l’infâme condition humaine, et remercie frère tilleul, son petit voisin et grand ami, pour être venu le sortir d’une errance bien grisâtre et bien illusoire pour le ramener parmi nous. Et ainsi, sans nous inciter à se voiler la face, il nous aide à avancer à travers ces petite leçons de vie faite de petits bouts de riens. Mais c’est de l’or en page, un trésor de mots rutilants pour se libérer sans se piéger, et regagner cette fragile harmonie entre  clair -obscur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote| Ce qui ne nous sauve pas immédiatement, n’est rien.| Christian Bobin| La nuit des cœurs}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	{{center|Avec mon côté réceptif (yin), j’ai la possibilité d’écouter et d’observer ce qui vient : l’ombre ou la lumière.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	{{center|Et avec mon côté créatif (yang), actif, j’ai l’opportunité de cultiver le chi, l’énergie vitale et de donner l’avantage à la lumière.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{center|Alors pourquoi un organisme vivant ferait-il le choix de cultiver la mort?}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Certains travaux d’art et de thérapie consistent à nourrir ce sombre, faire émerger les pires choses qui nous constituent, et ensuite apprendre à nager dans cette mélasse sans nom. Certains disent même qu’un art, pour être véritablement transformateur, doit exposer l’humain à ses ombres. 	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Alors on travaille avec ses défauts, on déjeune avec ses problèmes, on dîne avec la misère, la notre et celle du monde…&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Mais il faut bien constater qu’à force d’exercer son œil à focaliser sur ces maux, ses aptitudes à regarder ailleurs s’amenuisent. Apprendre à palier ses défauts, certes, mais qu’en est-il de nos qualités? Nous ne pouvons nous permettre de les négliger, ce sont elles qui nous font aller de l’avant, elles qui vont rétablir l’équilibre - car le sombre est bien présent, n’ayons aucune crainte il n’est pas vraiment nécessaire de le cultiver! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	S’aguerrir du mal, mais se guérir par le bien. Car le mal est partout, et on ne sait jamais vraiment la portée de la consommation passive ou consciente que l’on en fait...et il est ainsi très aisé, par automatisme, par paresse ou par facilité de s’éloigner de notre projet de se développer, de s’améliorer, et de perdre peu à peu, notre intime pouvoir décisionnel, notre [[souveraineté]] intérieure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ne pas s’éloigner de son intention première de se construire une personnalité forte, un cœur ferme et déterminé à suivre la clarté quoi qu’il arrive, cela signifie s’éloigner de tout somnambulisme nourrissant nos tendance à la facilité, suivre une remise en question permanente et se prémunir de toute inertie émotionnelle nous aveuglant, nous rendant vulnérable, à la merci de tous les pirates de l’âme du monde et autres démons - très probablement chargés de bonnes intentions, mais qui nous aident à perdre notre discernement peu à peu, par accoutumance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Des auteurs comme Lautréamont apprennent-ils vraiment de leurs tendances, ou bien les suivent-ils comme on suit la mode, se murant dans un monde en vase-clos loin de la découverte réelle de soi, de l’autre ? Nous amènent-ils vers une vie meilleure ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans cette forme de prison d’ivoire dorée, nous avons besoin d’un solide ancrage dans la [[Réalité|vérité]], de [[vie|force de vie]], de références en des valeurs sûres, de repères, d’une boussole et de guides avisés pour nous apprendre à lire cette mystérieuse carte de notre univers…pour s’y perdre le moins possible !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Soyons vigilent à chaque pas que nous faisons. Questionnons notre corps, notre âme, choisissons notre nourriture avec perspicacité, loin de la passivité de tous ces clichés existentiels et du cercle vicieux de l’ego. Car s’accrocher simplement à ces énergies de surface, réagir inopinément en laissant les pleins pouvoirs à notre propension à l’apathie – ou pire, la cultiver, cela signifierait vivoter, piétiner ou stagner, et stagner ce n’est pas vraiment évoluer...piétiner ce n’est pas vraiment partir à la découverte...et vivoter ce n’est pas tout à fait vivre...non ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Où est la [[Vie]] ? Le chemin vers une vie saine ?&lt;br /&gt;
	Prenons soin d’elle, de nous, cherchons à soigner, guérir tout ce que l’on touche, tout ce qui nous touche...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ne pas éviter, mais inviter la douleur, et non par inadvertance ou désinvolture - car faire face à l’'''ombre est un travail, pas un divertissement''' ! - pour la choyer et ce quelle que soient les couleurs qu’elle nous offre, claires ou foncés...quelle importance !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Améliorer sa vie et non l’affaiblir…avec l’aide de toutes ces tendres petites attentions remplies de sagesse et de détermination pour l’amour de la lumière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	L’être humain est un être en devenir, et dans ce mouvement de transformation à l’équilibre fragile, si nous souhaitons avancer vers un bel avenir... avons nous davantage besoin d’un appui, d’une béquille…ou bien d’un boulet ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 1: Différents types de qualités artistiques]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 2: puissance artistique]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 3: qualité de l'expérience intérieure]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 4: sombre et lumière]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Art_et_puissance_4:_sombre_et_lumi%C3%A8re&amp;diff=127</id>
		<title>Art et puissance 4: sombre et lumière</title>
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		<updated>2025-03-07T16:37:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
	Certains arts font du sombre leur axe principal, l’ouvrageant et le ciselant , soulignant ses plus belles formes, nous aidant avantageusement à l’aimer, nous incitant presque à finir par le rechercher en toutes choses, en tous lieux, tous moments, nourrissant une sorte de fascination...alors que d’autres, montrent simplement du doigt ce qu’un œil exercé peut déceler de lumière et d’[[Amour]] dans chaque petit recoin de la vie, aussi infime et anodin soit-il. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Soyons bien d’accord, la vie fonctionne ainsi, sur cette permanente alternance de clair-obscur, et s’évertuer à ignorer le sombre ne peut être un chemin de vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Alors pourquoi mettons nous en garde avec tant d’insistance sur le fait de se prémunir des arts sombres ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et pourquoi inviter la lumière dans son travail intérieur ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pourquoi choisir de s’imprégner d’une œuvre selon ce qu’elle nous apporte d’énergie, l’éclat qu’elle fait vivre en nous, indépendamment du talent et du génie qu’elle soulève ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Hun Kung ne s’accorde pas avec la recherche d’une pensée positive seule et unanime. La quête de la vérité nue ne peut se permettre de fermer les yeux sur la réalité : le sombre nous enveloppe bel et bien de sa présence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a des auteurs et guides comme [[Karlfried Graf Dürkeim]], un diplomate allemand du milieu du vingtième siècle, rattaché à la Chine et au Japon. Il a étudié de très près la pensée orientale, sa portée spirituelle et les pratiques énergétiques qui les accompagnent, telles que le chi kung, tai chi  et zazen. Tout ce qui peut nous permettre de cultiver notre connexion à la terre, notre « ventre » alias Hara. Il a fourni un énorme travail de recherche et de retranscription pour nous autres occidentaux à travers une bibliographie conséquente sur « des pratiques au service de l’essentiel ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il nous parle dans son ouvrage, « Hara , centre vital de l’homme » de ce travail énergétique vers le bas, de la nécessité de « redescendre » construire nos racines dans les bas-fonds énergétiques de la « Grande Vie » pour en tenir leur rouages, y prendre appui et y puiser nos forces, et ainsi mieux sentir les oppositions qui les constituent, situer ce lien entre terre et ciel, et donc toucher la consistance pure de la lumière et son intérêt absolu dans notre cheminement à nous découvrir…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|Toute élévation spirituelle véritable implique préalablement une descente au centre de la terre.| Karlfried Graf Dürkeim}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais il y a aussi des auteurs comme le comte de Lautréamont, un personnage d’une complexité extrême, aussi ténébreux que subtil, aussi prétentieux que fasciné, « mercurial et indussible »...« ..à la folie évidente... » disait-on de lui. Son travail comporte deux grands axes, d’une part un ouvrage de poésie, où il s’affaire humblement à corriger et améliorer les classiques du genre, et d’autre part « le chant des Maldoror », un roman fantastique, véritable pépite de la littérature française si puissant qu’il donna naissance à de nombreux mouvements comme le surréalisme, le dadaïsme, inspirant également les situationnistes et autre mouvements progressistes. Bref, une bombe ! Mais il ne suit pas ce chemin de sagesse que décrit Dürkheim, et cultive par un esthétisme des plus soigneux une rencontre passionnée avec les ténèbres allant même jusqu’à re-noircir le sombre pour le rendre encore plus mystérieusement attrayant et invitantet. J’avoue ne pas avoir  su trouver dans cet ouvrage de portes de sortie, d’issue vers la lumière. Pas de chemin de vertu pour se construire une âme d’explorateur averti, juste une compilation de paysages d’une toxicité des plus contagieuses à parcourir selon moi avec une prudence des plus extrême.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote| (...) il ne faut pas que les yeux soient témoins de la laideur que l'Être suprême, avec un sourire de haine puissante, a mise sur moi.|Comte de Lautréamont}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
...quelle vision inquiétante du divin, non ? Et pourtant des plus gratuites !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pour autant, il y a bien aussi dans nos bibliothèques, dans la collection « la vie n’est pas que rose », ce « Livre des Morts » tibétain, le “Chönyi Bardo” . Il ne fait pas de cadeaux aux éléphants bleus ni aux papillons maculés  d’insouciance, mais dépeint froidement quelque chose qui nous attends tous, les ténèbres absolues : la Mort. Notre mort, disons celle de notre carnation. Seulement, contrairement à Lautréamont, ce tableau funeste s’accompagne d’une philosophie de vie, d’une guidance pour se préparer, d’un entraînement à la peur, au mal, pour le toucher, l’écouter, le sentir...et toujours reprendre le chemin qui nous fait avancer, celui dont notre âme nous parle, car elle sait ce qui l’attend, mais avant elle voudrait se remplir, se nourrir, se densifier...et pour cela elle nous demande des impressions étincelantes pour ses mémoires, le poids de l’[[Amour]] dans chacune de ses poches pour le grand départ et le parfum de la lumière pour guider ses pas lors du grand voyage dans les limbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|Tu verras un vaste océan rouge, bouillonnant de sang et d’ossements. Des êtres torturés émergent et sombrent, criant de désespoir, les yeux écarquillés et les bras tendus. Des voix murmurent de toutes parts, t’accusant, réclamant justice.|Chönyi Bardo}}&lt;br /&gt;
Cette scène n’est pas gratuite. Elle est une description de ce qui peut survenir au moment de la mort et un avertissement. Si le lecteur ne travaille pas, de son vivant, sur son sentiment de culpabilité, ses attachements et ses souffrances, il les portera avec lui dans sa mort et perdra l’opportunité de se libérer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	La vie est ainsi faite, et quelle chance nous avons aussi, de tenir sous le coude les ouvrages d’auteurs comme [[Christian Bobin]], un espion assidu et amoureux invétéré des manifestations du divin en ce monde, qui a du rater à moult reprise ses études de philosophie avant de comprendre que son travail était tout sauf conceptuel ou formel. On peut côtoyer entre les lignes de ses livres toute la force et la beauté pure du lien sacré qui nous uni. Il répond toujours présent pour nous aider à charger notre besace de pierres précieuses, et à  débusquer ces petits joyaux dans chaque espace où la vie prends ses droits. Il ne fait pas l’apologie du bien contre le mal, non, juste nous aide à lire la vie avec nos yeux d’enfants, c’est à dire avec la plus grande sagesse, et cette douceur qui est sienne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
	Dans son ouvrage « La plus que vive » il partage quelques confidences sur la disparition de la femme de sa vie, collègue et compagne de chaque instant. Il ne propose pas vraiment une dissertation minutieuse sur notre rapport à la mort, mais préfère nous livrer le camaïeu de son âme en ces moments-là, et ce qu’il nous reste à en faire de plus beau. Il nous raconte le deuil, et toute la lumière qu’une telle cicatrice peut laisser transparaître, l’absence de l’autre qui la rend encore plus présente, vivante, pour nous expliquer qu’un nuage blond et bien joufflu est venu le délivrer de ce chemin de torpeur et de futilité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il nous parle de la carence, de l’infâme condition humaine, et remercie frère tilleul, son petit voisin et grand ami, pour être venu le sortir d’une errance bien grisâtre et bien illusoire pour le ramener parmi nous. Et ainsi, sans nous inciter à se voiler la face, il nous aide à avancer à travers ces petite leçons de vie faite de petits bouts de riens. Mais c’est de l’or en page, un trésor de mots rutilants pour se libérer sans se piéger, et regagner cette fragile harmonie entre  clair -obscur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote| Ce qui ne nous sauve pas immédiatement, n’est rien.| Christian Bobin| La nuit des cœurs}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	{{center|Avec mon côté réceptif (yin), j’ai la possibilité d’écouter et d’observer ce qui vient : l’ombre ou la lumière.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	{{center|Et avec mon côté créatif (yang), actif, j’ai l’opportunité de cultiver le chi, l’énergie vitale et de donner l’avantage à la lumière.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Alors pourquoi un organisme vivant ferait-il le choix de cultiver la mort? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Certains travaux d’art et de thérapie consistent à nourrir ce sombre, faire émerger les pires choses qui nous constituent, et ensuite apprendre à nager dans cette mélasse sans nom. Certains disent même qu’un art, pour être véritablement transformateur, doit exposer l’humain à ses ombres. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Alors on travaille avec ses défauts, on déjeune avec ses problèmes, on dîne avec la misère, la notre et celle du monde…&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Mais il faut bien constater qu’à force d’exercer son œil à focaliser sur ces maux, ses aptitudes à regarder ailleurs s’amenuisent. Apprendre à palier ses défauts, certes, mais qu’en est-il de nos qualités? Nous ne pouvons nous permettre de les négliger, ce sont elles qui nous font aller de l’avant, elles qui vont rétablir l’équilibre - car le sombre est bien présent, n’ayons aucune crainte il n’est pas vraiment nécessaire de le cultiver! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	S’aguerrir du mal, mais se guérir par le bien. Car le mal est partout, et on ne sait jamais vraiment la portée de la consommation passive ou consciente que l’on en fait...et il est ainsi très aisé, par automatisme, par paresse ou par facilité de s’éloigner de notre projet de se développer, de s’améliorer, et de perdre peu à peu, notre intime pouvoir décisionnel, notre [[souveraineté]] intérieure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ne pas s’éloigner de son intention première de se construire une personnalité forte, un cœur ferme et déterminé à suivre la clarté quoi qu’il arrive, cela signifie s’éloigner de tout somnambulisme nourrissant nos tendance à la facilité, suivre une remise en question permanente et se prémunir de toute inertie émotionnelle nous aveuglant, nous rendant vulnérable, à la merci de tous les pirates de l’âme du monde et autres démons - très probablement chargés de bonnes intentions, mais qui nous aident à perdre notre discernement peu à peu, par accoutumance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Des auteurs comme Lautréamont apprennent-ils vraiment de leurs tendances, ou bien les suivent-ils comme on suit la mode, se murant dans un monde en vase-clos loin de la découverte réelle de soi, de l’autre ? Nous amènent-ils vers une vie meilleure ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans cette forme de prison d’ivoire dorée, nous avons besoin d’un solide ancrage dans la [[Réalité|vérité]], de [[vie|force de vie]], de références en des valeurs sûres, de repères, d’une boussole et de guides avisés pour nous apprendre à lire cette mystérieuse carte de notre univers…pour s’y perdre le moins possible !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Soyons vigilent à chaque pas que nous faisons. Questionnons notre corps, notre âme, choisissons notre nourriture avec perspicacité, loin de la passivité de tous ces clichés existentiels et du cercle vicieux de l’ego. Car s’accrocher simplement à ces énergies de surface, réagir inopinément en laissant les pleins pouvoirs à notre propension à l’apathie – ou pire, la cultiver, cela signifierait vivoter, piétiner ou stagner, et stagner ce n’est pas vraiment évoluer...piétiner ce n’est pas vraiment partir à la découverte...et vivoter ce n’est pas tout à fait vivre...non ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Où est la [[Vie]] ? Le chemin vers une vie saine ?&lt;br /&gt;
	Prenons soin d’elle, de nous, cherchons à soigner, guérir tout ce que l’on touche, tout ce qui nous touche...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ne pas éviter, mais inviter la douleur, et non par inadvertance ou désinvolture - car faire face à l’ombre est un travail, pas un divertissement ! - pour la choyer et ce quelle que soient les couleurs qu’elle nous offre, claires ou foncés...quelle importance !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Améliorer sa vie et non l’affaiblir…avec l’aide de toutes ces tendres petites attentions remplies de sagesse et de détermination pour l’amour de la lumière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	L’être humain est un être en devenir, et dans ce mouvement de transformation à l’équilibre fragile, si nous souhaitons avancer vers un bel avenir... avons nous davantage besoin d’un appui, d’une béquille…ou bien d’un boulet ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 1: Différents types de qualités artistiques]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 2: puissance artistique]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 3: qualité de l'expérience intérieure]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 4: sombre et lumière]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Art_et_puissance_4:_sombre_et_lumi%C3%A8re&amp;diff=126</id>
		<title>Art et puissance 4: sombre et lumière</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Art_et_puissance_4:_sombre_et_lumi%C3%A8re&amp;diff=126"/>
		<updated>2025-03-07T16:37:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: texte 15-4 corrections&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Art et puissance 4: sombre et lumière&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Certains arts font du sombre leur axe principal, l’ouvrageant et le ciselant , soulignant ses plus belles formes, nous aidant avantageusement à l’aimer, nous incitant presque à finir par le rechercher en toutes choses, en tous lieux, tous moments, nourrissant une sorte de fascination...alors que d’autres, montrent simplement du doigt ce qu’un œil exercé peut déceler de lumière et d’[[Amour]] dans chaque petit recoin de la vie, aussi infime et anodin soit-il. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Soyons bien d’accord, la vie fonctionne ainsi, sur cette permanente alternance de clair-obscur, et s’évertuer à ignorer le sombre ne peut être un chemin de vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Alors pourquoi mettons nous en garde avec tant d’insistance sur le fait de se prémunir des arts sombres ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et pourquoi inviter la lumière dans son travail intérieur ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pourquoi choisir de s’imprégner d’une œuvre selon ce qu’elle nous apporte d’énergie, l’éclat qu’elle fait vivre en nous, indépendamment du talent et du génie qu’elle soulève ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Hun Kung ne s’accorde pas avec la recherche d’une pensée positive seule et unanime. La quête de la vérité nue ne peut se permettre de fermer les yeux sur la réalité : le sombre nous enveloppe bel et bien de sa présence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a des auteurs et guides comme [[Karlfried Graf Dürkeim]], un diplomate allemand du milieu du vingtième siècle, rattaché à la Chine et au Japon. Il a étudié de très près la pensée orientale, sa portée spirituelle et les pratiques énergétiques qui les accompagnent, telles que le chi kung, tai chi  et zazen. Tout ce qui peut nous permettre de cultiver notre connexion à la terre, notre « ventre » alias Hara. Il a fourni un énorme travail de recherche et de retranscription pour nous autres occidentaux à travers une bibliographie conséquente sur « des pratiques au service de l’essentiel ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il nous parle dans son ouvrage, « Hara , centre vital de l’homme » de ce travail énergétique vers le bas, de la nécessité de « redescendre » construire nos racines dans les bas-fonds énergétiques de la « Grande Vie » pour en tenir leur rouages, y prendre appui et y puiser nos forces, et ainsi mieux sentir les oppositions qui les constituent, situer ce lien entre terre et ciel, et donc toucher la consistance pure de la lumière et son intérêt absolu dans notre cheminement à nous découvrir…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|Toute élévation spirituelle véritable implique préalablement une descente au centre de la terre.| Karlfried Graf Dürkeim}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais il y a aussi des auteurs comme le comte de Lautréamont, un personnage d’une complexité extrême, aussi ténébreux que subtil, aussi prétentieux que fasciné, « mercurial et indussible »...« ..à la folie évidente... » disait-on de lui. Son travail comporte deux grands axes, d’une part un ouvrage de poésie, où il s’affaire humblement à corriger et améliorer les classiques du genre, et d’autre part « le chant des Maldoror », un roman fantastique, véritable pépite de la littérature française si puissant qu’il donna naissance à de nombreux mouvements comme le surréalisme, le dadaïsme, inspirant également les situationnistes et autre mouvements progressistes. Bref, une bombe ! Mais il ne suit pas ce chemin de sagesse que décrit Dürkheim, et cultive par un esthétisme des plus soigneux une rencontre passionnée avec les ténèbres allant même jusqu’à re-noircir le sombre pour le rendre encore plus mystérieusement attrayant et invitantet. J’avoue ne pas avoir  su trouver dans cet ouvrage de portes de sortie, d’issue vers la lumière. Pas de chemin de vertu pour se construire une âme d’explorateur averti, juste une compilation de paysages d’une toxicité des plus contagieuses à parcourir selon moi avec une prudence des plus extrême.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote| (...) il ne faut pas que les yeux soient témoins de la laideur que l'Être suprême, avec un sourire de haine puissante, a mise sur moi.|Comte de Lautréamont}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
...quelle vision inquiétante du divin, non ? Et pourtant des plus gratuites !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pour autant, il y a bien aussi dans nos bibliothèques, dans la collection « la vie n’est pas que rose », ce « Livre des Morts » tibétain, le “Chönyi Bardo” . Il ne fait pas de cadeaux aux éléphants bleus ni aux papillons maculés  d’insouciance, mais dépeint froidement quelque chose qui nous attends tous, les ténèbres absolues : la Mort. Notre mort, disons celle de notre carnation. Seulement, contrairement à Lautréamont, ce tableau funeste s’accompagne d’une philosophie de vie, d’une guidance pour se préparer, d’un entraînement à la peur, au mal, pour le toucher, l’écouter, le sentir...et toujours reprendre le chemin qui nous fait avancer, celui dont notre âme nous parle, car elle sait ce qui l’attend, mais avant elle voudrait se remplir, se nourrir, se densifier...et pour cela elle nous demande des impressions étincelantes pour ses mémoires, le poids de l’[[Amour]] dans chacune de ses poches pour le grand départ et le parfum de la lumière pour guider ses pas lors du grand voyage dans les limbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|Tu verras un vaste océan rouge, bouillonnant de sang et d’ossements. Des êtres torturés émergent et sombrent, criant de désespoir, les yeux écarquillés et les bras tendus. Des voix murmurent de toutes parts, t’accusant, réclamant justice.|Chönyi Bardo}}&lt;br /&gt;
Cette scène n’est pas gratuite. Elle est une description de ce qui peut survenir au moment de la mort et un avertissement. Si le lecteur ne travaille pas, de son vivant, sur son sentiment de culpabilité, ses attachements et ses souffrances, il les portera avec lui dans sa mort et perdra l’opportunité de se libérer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	La vie est ainsi faite, et quelle chance nous avons aussi, de tenir sous le coude les ouvrages d’auteurs comme [[Christian Bobin]], un espion assidu et amoureux invétéré des manifestations du divin en ce monde, qui a du rater à moult reprise ses études de philosophie avant de comprendre que son travail était tout sauf conceptuel ou formel. On peut côtoyer entre les lignes de ses livres toute la force et la beauté pure du lien sacré qui nous uni. Il répond toujours présent pour nous aider à charger notre besace de pierres précieuses, et à  débusquer ces petits joyaux dans chaque espace où la vie prends ses droits. Il ne fait pas l’apologie du bien contre le mal, non, juste nous aide à lire la vie avec nos yeux d’enfants, c’est à dire avec la plus grande sagesse, et cette douceur qui est sienne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
	Dans son ouvrage « La plus que vive » il partage quelques confidences sur la disparition de la femme de sa vie, collègue et compagne de chaque instant. Il ne propose pas vraiment une dissertation minutieuse sur notre rapport à la mort, mais préfère nous livrer le camaïeu de son âme en ces moments-là, et ce qu’il nous reste à en faire de plus beau. Il nous raconte le deuil, et toute la lumière qu’une telle cicatrice peut laisser transparaître, l’absence de l’autre qui la rend encore plus présente, vivante, pour nous expliquer qu’un nuage blond et bien joufflu est venu le délivrer de ce chemin de torpeur et de futilité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il nous parle de la carence, de l’infâme condition humaine, et remercie frère tilleul, son petit voisin et grand ami, pour être venu le sortir d’une errance bien grisâtre et bien illusoire pour le ramener parmi nous. Et ainsi, sans nous inciter à se voiler la face, il nous aide à avancer à travers ces petite leçons de vie faite de petits bouts de riens. Mais c’est de l’or en page, un trésor de mots rutilants pour se libérer sans se piéger, et regagner cette fragile harmonie entre  clair -obscur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote| Ce qui ne nous sauve pas immédiatement, n’est rien.| Christian Bobin| La nuit des cœurs}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	{{center|Avec mon côté réceptif (yin), j’ai la possibilité d’écouter et d’observer ce qui vient : l’ombre ou la lumière.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	{{center|Et avec mon côté créatif (yang), actif, j’ai l’opportunité de cultiver le chi, l’énergie vitale et de donner l’avantage à la lumière.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Alors pourquoi un organisme vivant ferait-il le choix de cultiver la mort? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Certains travaux d’art et de thérapie consistent à nourrir ce sombre, faire émerger les pires choses qui nous constituent, et ensuite apprendre à nager dans cette mélasse sans nom. Certains disent même qu’un art, pour être véritablement transformateur, doit exposer l’humain à ses ombres. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Alors on travaille avec ses défauts, on déjeune avec ses problèmes, on dîne avec la misère, la notre et celle du monde…&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Mais il faut bien constater qu’à force d’exercer son œil à focaliser sur ces maux, ses aptitudes à regarder ailleurs s’amenuisent. Apprendre à palier ses défauts, certes, mais qu’en est-il de nos qualités? Nous ne pouvons nous permettre de les négliger, ce sont elles qui nous font aller de l’avant, elles qui vont rétablir l’équilibre - car le sombre est bien présent, n’ayons aucune crainte il n’est pas vraiment nécessaire de le cultiver! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	S’aguerrir du mal, mais se guérir par le bien. Car le mal est partout, et on ne sait jamais vraiment la portée de la consommation passive ou consciente que l’on en fait...et il est ainsi très aisé, par automatisme, par paresse ou par facilité de s’éloigner de notre projet de se développer, de s’améliorer, et de perdre peu à peu, notre intime pouvoir décisionnel, notre [[souveraineté]] intérieure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ne pas s’éloigner de son intention première de se construire une personnalité forte, un cœur ferme et déterminé à suivre la clarté quoi qu’il arrive, cela signifie s’éloigner de tout somnambulisme nourrissant nos tendance à la facilité, suivre une remise en question permanente et se prémunir de toute inertie émotionnelle nous aveuglant, nous rendant vulnérable, à la merci de tous les pirates de l’âme du monde et autres démons - très probablement chargés de bonnes intentions, mais qui nous aident à perdre notre discernement peu à peu, par accoutumance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Des auteurs comme Lautréamont apprennent-ils vraiment de leurs tendances, ou bien les suivent-ils comme on suit la mode, se murant dans un monde en vase-clos loin de la découverte réelle de soi, de l’autre ? Nous amènent-ils vers une vie meilleure ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans cette forme de prison d’ivoire dorée, nous avons besoin d’un solide ancrage dans la [[Réalité|vérité]], de [[vie|force de vie]], de références en des valeurs sûres, de repères, d’une boussole et de guides avisés pour nous apprendre à lire cette mystérieuse carte de notre univers…pour s’y perdre le moins possible !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Soyons vigilent à chaque pas que nous faisons. Questionnons notre corps, notre âme, choisissons notre nourriture avec perspicacité, loin de la passivité de tous ces clichés existentiels et du cercle vicieux de l’ego. Car s’accrocher simplement à ces énergies de surface, réagir inopinément en laissant les pleins pouvoirs à notre propension à l’apathie – ou pire, la cultiver, cela signifierait vivoter, piétiner ou stagner, et stagner ce n’est pas vraiment évoluer...piétiner ce n’est pas vraiment partir à la découverte...et vivoter ce n’est pas tout à fait vivre...non ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Où est la [[Vie]] ? Le chemin vers une vie saine ?&lt;br /&gt;
	Prenons soin d’elle, de nous, cherchons à soigner, guérir tout ce que l’on touche, tout ce qui nous touche...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ne pas éviter, mais inviter la douleur, et non par inadvertance ou désinvolture - car faire face à l’ombre est un travail, pas un divertissement ! - pour la choyer et ce quelle que soient les couleurs qu’elle nous offre, claires ou foncés...quelle importance !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Améliorer sa vie et non l’affaiblir…avec l’aide de toutes ces tendres petites attentions remplies de sagesse et de détermination pour l’amour de la lumière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	L’être humain est un être en devenir, et dans ce mouvement de transformation à l’équilibre fragile, si nous souhaitons avancer vers un bel avenir... avons nous davantage besoin d’un appui, d’une béquille…ou bien d’un boulet ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 1: Différents types de qualités artistiques]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 2: puissance artistique]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 3: qualité de l'expérience intérieure]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 4: sombre et lumière]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Art_et_puissance_4:_sombre_et_lumi%C3%A8re&amp;diff=125</id>
		<title>Art et puissance 4: sombre et lumière</title>
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		<updated>2025-03-07T16:18:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: texte 15-4&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Art et puissance 4: sombre et lumière&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Certains arts font du sombre leur axe principal, l’ouvrageant et le ciselant , soulignant ses plus belles formes, nous aidant avantageusement à l’aimer, nous incitant presque à finir par le rechercher en toutes choses, en tous lieux, tous moments, nourrissant une sorte de fascination...alors que d’autres, montrent simplement du doigt ce qu’un œil exercé peut déceler de lumière et d’[[Amour]] dans chaque petit recoin de la vie, aussi infime et anodin soit-il. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Soyons bien d’accord, la vie fonctionne ainsi, sur cette permanente alternance de clair-obscur, et s’évertuer à ignorer le sombre ne peut être un chemin de vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Alors pourquoi mettons nous en garde avec tant d’insistance sur le fait de se prémunir des arts sombres ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et pourquoi inviter la lumière dans son travail intérieur ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pourquoi choisir de s’imprégner d’une œuvre selon ce qu’elle nous apporte d’énergie, l’éclat qu’elle fait vivre en nous, indépendamment du talent et du génie qu’elle soulève ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le Hun Kung ne s’accorde pas avec la recherche d’une pensée positive seule et unanime. La quête de la vérité nue ne peut se permettre de fermer les yeux sur la réalité : le sombre nous enveloppe bel et bien de sa présence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a des auteurs et guides comme [[Karlfried Graf Dürkeim]], un diplomate allemand du milieu du vingtième siècle, rattaché à la Chine et au Japon. Il a étudié de très près la pensée orientale, sa portée spirituelle et les pratiques énergétiques qui les accompagnent, telles que le chi kung, tai chi  et zazen. Tout ce qui peut nous permettre de cultiver notre connexion à la terre, notre « ventre » alias Hara. Il a fourni un énorme travail de recherche et de retranscription pour nous autres occidentaux à travers une bibliographie conséquente sur « des pratiques au service de l’essentiel ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il nous parle dans son ouvrage, « Hara , centre vital de l’homme » de ce travail énergétique vers le bas, de la nécessité de « redescendre » construire nos racines dans les bas-fonds énergétiques de la « Grande Vie » pour en tenir leur rouages, y prendre appui et y puiser nos forces, et ainsi mieux sentir les oppositions qui les constituent, situer ce lien entre terre et ciel, et donc toucher la consistance pure de la lumière et son intérêt absolu dans notre cheminement à nous découvrir…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|Toute élévation spirituelle véritable implique préalablement une descente au centre de la terre.| Karlfried Graf Dürkeim}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais il y a aussi des auteurs comme le comte de Lautréamont, un personnage d’une complexité extrême, aussi ténébreux que subtil, aussi prétentieux que fasciné, « mercurial et indussible »...« ..à la folie évidente... » disait-on de lui. Son travail comporte deux grands axes, d’une part un ouvrage de poésie, où il s’affaire humblement à corriger et améliorer les classiques du genre, et d’autre part « le chant des Maldoror », un roman fantastique, véritable pépite de la littérature française si puissant qu’il donna naissance à de nombreux mouvements comme le surréalisme, le dadaïsme, inspirant également les situationnistes et autre mouvements progressistes. Bref, une bombe ! Mais il ne suit pas ce chemin de sagesse que décrit Dürkheim, et cultive par un esthétisme des plus soigneux une rencontre passionnée avec les ténèbres allant même jusqu’à re-noircir le sombre pour le rendre encore plus mystérieusement attrayant et invitantet. J’avoue ne pas avoir  su trouver dans cet ouvrage de portes de sortie, d’issue vers la lumière. Pas de chemin de vertu pour se construire une âme d’explorateur averti, juste une compilation de paysages d’une toxicité des plus contagieuses à parcourir selon moi avec une prudence des plus extrême.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote| (...) il ne faut pas que les yeux soient témoins de la laideur que l'Être suprême, avec un sourire de haine puissante, a mise sur moi.|Comte de Lautréamont}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
...quelle vision inquiétante du divin, non ? Et pourtant des plus gratuites !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pour autant, il y a bien aussi dans nos bibliothèques, dans la collection « la vie n’est pas que rose », ce « Livre des Morts » tibétain . Il ne fait pas de cadeaux aux éléphants bleus ni aux papillons maculés  d’insouciance, mais dépeint froidement quelque chose qui nous attends tous, les ténèbres absolues : la Mort. Notre mort, disons celle de notre carnation. Seulement, contrairement à Lautréamont, ce tableau funeste s’accompagne d’une philosophie de vie, d’une guidance pour se préparer, d’un entraînement à la peur, au mal, pour le toucher, l’écouter, le sentir...et toujours reprendre le chemin qui nous fait avancer, celui dont notre âme nous parle, car elle sait ce qui l’attend, mais avant elle voudrait se remplir, se nourrir, se densifier...et pour cela elle nous demande des impressions étincelantes pour ses mémoires, le poids de l’[[Amour]] dans chacune de ses poches pour le grand départ et le parfum de la lumière pour guider ses pas lors du grand voyage dans les limbes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	La vie est ainsi faite, et quelle chance nous avons aussi, de tenir sous le coude les ouvrages d’auteurs comme [[Christian Bobin]], un espion assidu et amoureux invétéré des manifestations du divin en ce monde, qui a du rater à moult reprise ses études de philosophie avant de comprendre que son travail était tout sauf conceptuel ou formel. On peut côtoyer entre les lignes de ses livres toute la force et la beauté pure du lien sacré qui nous uni. Il répond toujours présent pour nous aider à charger notre besace de pierres précieuses, et à  débusquer ces petits joyaux dans chaque espace où la vie prends ses droits. Il ne fait pas l’apologie du bien contre le mal, non, juste nous aide à lire la vie avec nos yeux d’enfants, c’est à dire avec la plus grande sagesse, et cette douceur qui est sienne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
	Dans son ouvrage « La plus que vive » il partage quelques confidences sur la disparition de la femme de sa vie, collègue et compagne de chaque instant. Il ne propose pas vraiment une dissertation minutieuse sur notre rapport à la mort, mais préfère nous livrer le camaïeu de son âme en ces moments-là, et ce qu’il nous reste à en faire de plus beau. Il nous raconte le deuil, et toute la lumière qu’une telle cicatrice peut laisser transparaître, l’absence de l’autre qui la rend encore plus présente, vivante, pour nous expliquer qu’un nuage blond et bien joufflu est venu le délivrer de ce chemin de torpeur et de futilité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il nous parle de la carence, de l’infâme condition humaine, et remercie frère tilleul, son petit voisin et grand ami, pour être venu le sortir d’une errance bien grisâtre et bien illusoire pour le ramener parmi nous. Et ainsi, sans nous inciter à se voiler la face, il nous aide à avancer à travers ces petite leçons de vie faite de petits bouts de riens. Mais c’est de l’or en page, un trésor de mots rutilants pour se libérer sans se piéger, et regagner cette fragile harmonie entre  clair -obscur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote| Ce qui ne nous sauve pas immédiatement, n’est rien.| Christian Bobin| La nuit des cœurs}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	{{centre|Avec mon côté réceptif (yin), j’ai la possibilité d’écouter et d’observer ce qui vient : l’ombre ou la lumière.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	{{centre|Et avec mon côté créatif (yang), actif, j’ai l’opportunité de cultiver le chi, l’énergie vitale et de donner l’avantage à la lumière.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Alors pourquoi un organisme vivant ferait-il le choix de cultiver la mort? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Certains travaux d’art et de thérapie consistent à nourrir ce sombre, faire émerger les pires choses qui nous constituent, et ensuite apprendre à nager dans cette mélasse sans nom. Certains disent même qu’un art, pour être véritablement transformateur, doit exposer l’humain à ses ombres. &lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Alors on travaille avec ses défauts, on déjeune avec ses problèmes, on dîne avec la misère, la notre et celle du monde…&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Mais il faut bien constater qu’à force d’exercer son œil à focaliser sur ces maux, ses aptitudes à regarder ailleurs s’amenuisent. Apprendre à palier ses défauts, certes, mais qu’en est-il de nos qualités? Nous ne pouvons nous permettre de les négliger, ce sont elles qui nous font aller de l’avant, elles qui vont rétablir l’équilibre - car le sombre est bien présent, n’ayons aucune crainte il n’est pas vraiment nécessaire de le cultiver! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	S’aguerrir du mal, mais se guérir par le bien. Car le mal est partout, et on ne sait jamais vraiment la portée de la consommation passive ou consciente que l’on en fait...et il est ainsi très aisé, par automatisme, par paresse ou par facilité de s’éloigner de notre projet de se développer, de s’améliorer, et de perdre peu à peu, notre intime pouvoir décisionnel, notre [[souveraineté]] intérieure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ne pas s’éloigner de son intention première de se construire une personnalité forte, un cœur ferme et déterminé à suivre la clarté quoi qu’il arrive, cela signifie s’éloigner de tout somnambulisme nourrissant nos tendance à la facilité, suivre une remise en question permanente et se prémunir de toute inertie émotionnelle nous aveuglant, nous rendant vulnérable, à la merci de tous les pirates de l’âme du monde et autres démons - très probablement chargés de bonnes intentions, mais qui nous aident à perdre notre discernement peu à peu, par accoutumance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Des auteurs comme Lautréamont apprennent-ils vraiment de leurs tendances, ou bien les suivent-ils comme on suit la mode, se murant dans un monde en vase-clos loin de la découverte réelle de soi, de l’autre ? Nous amènent-ils vers une vie meilleure ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans cette forme de prison d’ivoire dorée, nous avons besoin d’un solide ancrage dans la [[vérité]], de [[force de vie|vie]], de références en des valeurs sûres, de repères, d’une boussole et de guides avisés pour nous apprendre à lire cette mystérieuse carte de notre univers…pour s’y perdre le moins possible !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Soyons vigilent à chaque pas que nous faisons. Questionnons notre corps, notre âme, choisissons notre nourriture avec perspicacité, loin de la passivité de tous ces clichés existentiels et du cercle vicieux de l’ego. Car s’accrocher simplement à ces énergies de surface, réagir inopinément en laissant les pleins pouvoirs à notre propension à l’apathie – ou pire, la cultiver, cela signifierait vivoter, piétiner ou stagner, et stagner ce n’est pas vraiment évoluer...piétiner ce n’est pas vraiment partir à la découverte...et vivoter ce n’est pas tout à fait vivre...non ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Où est la [[Vie]] ? Le chemin vers une vie saine ?&lt;br /&gt;
	Prenons soin d’elle, de nous, cherchons à soigner, guérir tout ce que l’on touche, tout ce qui nous touche...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ne pas éviter, mais inviter la douleur, et non par inadvertance ou désinvolture - car faire face à l’ombre est un travail, pas un divertissement ! - pour la choyer et ce quelle que soient les couleurs qu’elle nous offre, claires ou foncés...quelle importance !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Améliorer sa vie et non l’affaiblir…avec l’aide de toutes ces tendres petites attentions remplies de sagesse et de détermination pour l’amour de la lumière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	L’être humain est un être en devenir, et dans ce mouvement de transformation à l’équilibre fragile, si nous souhaitons avancer vers un bel avenir... avons nous davantage besoin d’un appui, d’une béquille…ou bien d’un boulet ?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
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		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Hun&amp;diff=124</id>
		<title>Hun</title>
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		<updated>2025-02-19T17:47:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: Created page with &amp;quot;Category:Glossary&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Glossary]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
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		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Le_nom_Hun_Kung&amp;diff=123</id>
		<title>Le nom Hun Kung</title>
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		<updated>2025-02-19T17:46:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: /* Hun : travail sur l’âme */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
D’où vient ce nom, « Hun Kung »?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il pourrait faire penser à une ancienne tradition de la chine ancestrale, mais non. Il s’agit d’une plaisanterie, d’un jeu de mot de la part d’une personne qui ne connais rien au mandarin…un trait d’humour . Alors, je vais vous parler de sa naissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Kung : un travail de dilatation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	J’ai toujours ressenti la place de choix qu’occupe l’art au sein d’un travail intérieur, alors je me suis dirigée vers une formation d’art thérapie, pour me plonger dans cet univers. Après avoir terminé tous mes travaux et reçu mon diplôme, j’ai fait un bilan. Je me suis alors aperçue que je ne souhaitais pas envisager l’art seulement comme thérapie, comme un soin curatif. Pourquoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Tout d'abord, il y a comme une séparation qui s'établit entre un « thérapeute » et son « patient ». Ces termes proposent une hiérarchie qui ne me semble pas opportune : un thérapeute qui serait en pleine santé et un « patient », qui serait... malade. Connaissez-vous un thérapeute parfaitement sain, sans problèmes ? Comme le dit le psychologue jungien [[James Hillman]], « when you’re healed, send me a postcard », signifiant que la santé mentale n’est pas un état à atteindre, comme un fait accompli. La santé mentale est un processus à cultiver quotidiennement, avec enthousiasme et persévérance, et elle oscille entre ses hauts et ses bas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et puis, la lecture du mot « thérapie » m’évoque le genre de classification suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Niveau 10 : personne incroyable, très épanouie et heureuse  &lt;br /&gt;
*Niveau 6 : personne normale, vivant sa vie de son mieux &lt;br /&gt;
*Niveau 4 : les choses ne vont pas bien  &lt;br /&gt;
*Niveau 2 : les problèmes deviennent préoccupants  &lt;br /&gt;
*Niveau 1 : complètement fou&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le mot thérapie me fait penser à quelqu'un qui ne va pas bien. Pouvez-vous imaginer une personne de niveau 10 en thérapie ? Le mot thérapie porte l'idée d'un malaise, d’une défaillance à guérir pour retrouver une normalité sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Normalité sociale… Mais dans une société dont la bonne santé reste à prouver, que signifie être socialement normal ? Non, je ne peux pas prendre cela comme référence ! Je dois chercher ailleurs...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je me souviens de la première fois que j'ai rencontré mon professeur bouddhiste : des yeux clairs, un corps détendu et ouvert aux autres, avec une présence inspirante, sans masques. Ce n’est pas un grand maître, il n’a ni aura dorée ni corps arc-en-ciel. C’est une personne normale, qui fait des erreurs, comme moi : parfois, il dit ce qu'il ne devrait pas, il s'énerve, il se dispute, il commet des maladresses. Pourtant, ses yeux et son corps dégagent une présence, de l'[[Amour]] et le courage de rester ouvert même dans les moments difficiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est lors de cette rencontre que j’ai entrevu ce petit quelque chose de très précieux chez l'être humain. J'ai exploré en moi-même et je l'y ai aussi découvert ! J’ai alors commencé à chercher des regards portant cette flamme de vie et j’en suis arrivée a une autre compréhension de ce qu’est un être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Peut-être que notre potentiel ne se limite pas à dix, mais peut s’étendre à cent, deux cents, mille et au-delà…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	…alors que je parcours avec tant d’espoir et d’enthousiasme les chemins ouverts par toutes ces écoles de connaissance, comme le bouddhisme, le soufisme, le taoïsme…tant d’enseignements et de pratiques que nous transmettent les grands maîtres pour nous guider et nous encourager à développer notre Présence et regarder ce potentiel même. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelle source de sagesse pour apprendre comment s’orienter dans la vie, comment prendre soin de son [[Âme]], comment vivre, comment aimer…quelle inspiration prodigieuse !!! Ces gens-là sont des guides, des hiérophantes, et nous montrent avec leur Présence, leurs yeux éclairés et leur discours empreint de pureté, que le potentiel humain est énorme. Ils sont de niveau cent, deux cent, cinq cent ou mille peut-être, mais quelle importance, ils nous enseignent à dépasser ce dix réducteur et à regarder au-delà, à regarder notre énorme potentiel de sourires, d’[[Amour]], de compassion et de sagesse, un pouvoir immense !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ni un ni dix. L'être humain peut aller jusqu’à 1000 !...lorsqu'il a laissé derrière lui sa petite créature et ses oeuillères, ses petits conditionnements aveuglants, et qu'il s'est dilaté, qu'il s’est livré à la [[Vie]] et à l'[[Amour]]. Cet abandon est un processus d’expansion de l’[[Être]] ; une connexion de l’Être avec le réseau de la Grande Vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Pourquoi choisir simplement d’apaiser ses souffrances au lieux de poursuivre ce même chemin au-delà du simple bien-être?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Pourquoi ne pas étendre ce travail vers l’avenir? Pourquoi ne pas préférer un processus d’expansion et de [[dilatation]]?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Pourquoi ne pas s’offrir à l’inconnu en confiance et découvrir comment reproduire de belles choses?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Notre âme nous accompagne toute notre existence, pourquoi ne pas lui offrir ce travail de toute une vie, un travail constant de progression, et non simplement de maintenance?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le potentiel de tout Être réalisé, avec toutes ses qualités humaines, c’est mille! Et je constate avec un léger pincement au cœur que notre société n’a pas le même repère . Elle veut bien offrir son aide à une personne de niveau un, ou deux pour atteindre le six, et dans le meilleur des cas le dix... mais pour moi ces deux personnes sont très proches, et avoisinent la même indigence existentielle, si l’on considère que notre potentiel est mille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Ainsi, il me semble que se restreindre à un travail de thérapie condamne notre appétit d’avenir, nos ambitions, alors j’ai cherché une démarche où nos aspirations peuvent s’exprimer, une démarche où placer toutes nos envies, toutes nos passions, toute notre attention, tout notre feu de vie, et où l’on pourrait envisager d’aller aussi loin que possible, aussi loin que nous le pouvons…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{center|...et nous pouvons mille!!!}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	J’envisage une pratique qui soit une philosophie de vie, qui touche chaque partie de ma vie, pas un acte seulement transitoire et éphémère, mais un processus constant et global, à se découvrir et cultiver son énergie vitale. Un travail profond, entier et expansif, un travail de dilatation et de transcendance qui se construirait dans le temps. Ne pas se contenter de guérir le passé, mais s’aguerrir pour l’avenir.	Un processus d’expansion de tout notre potentiel, de tout notre Être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors, j’ai fait ce parallèle avec le « chi kung », le travail de l’énergie vitale, qui consiste à travers des exercices sur la respiration, le souffle, à recevoir cette énergie, la laisser circuler en nous, la cultiver jour après jour, et s’en nourrir. J’ai donc songé à un travail identique pour mon âme, rechercher ce dont elle a besoin, les conditions, les substances, les gestes qui vont la nourrir. Et dans ce sens, le mot « kung », cultiver avec dévotion, avec amour me semblait bien plus adapter à mes aspirations, que le mot…thérapie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hun : travail sur l’âme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote| Notre âme est la substance de notre être, qui lui est l’expression du divin. Oublier d’alimenter notre âme revient à oublier de nourrir le divin sur terre.|Luis Ansa}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|La véritable écriture, c’est quand on est attendri par quelqu’un : le ciel qui est en nous cherche les petits&lt;br /&gt;
morceaux de ciel qui sont en exil sur cette terre.Cet exil est terrible, c’est pourquoi le ciel qui est en nous ne se trompe jamais dans ses choix.|Christian Bobin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà déjà plus de 20 ans que le Hun Kung est apparu dans ma vie. Mais pendant de nombreuses années, il est resté très timide. Je ne pouvais que sentir les fragrances de son parfum, sans savoir d’où venait cette invitation. Alors j’ai voulu partager cette trouvaille avec mes amies pour essayer de définir cette chaleur douce et fascinante qui m’enveloppait mais n’osait pas se montrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai commencé par en discuter avec mes amis artistes, car il s’agit d’un travail à travers l’art. À ma grande surprise, elles n’avaient pas la moindre idée de ce dont je parlais. &amp;quot;Un artiste ne peut pas se forcer à parler d’un sujet ou d’un autre. Les thèmes émergent&amp;quot;, me disait-on, comme s’il nous était impossible de choisir où poser nos yeux... &amp;quot;Alors tu voudrais un art plein de bouddhas et d’anges?&amp;quot;, d’autre me questionnaient, comme si un art profond se pratiquait forcément religieusement... &amp;quot;Il n’y a rien de sombre dans les arts aujourd’hui. Il y a beaucoup d’art plein de vie.&amp;quot; me disait une autre qui n’a jamais su me montrer ce répertoire chargé de joie de vivre... &amp;quot;Un artiste doit parler de ce qu’il ressent, ce qui est logique pour lui&amp;quot;. &amp;quot;Je ne me sens pas mal à voir ce travail morne et anémiant. Je me sens représentée&amp;quot;, m’expliquait encore une autre, qui effectivement à certaine tendance à la dépression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	J’ai réalisé que la définition de l’art pour elles, dès le départ, n’était pas bien établie. Il était un mélange de ressentis et de réactions, de tendances mentales, de discours empruntés ou d’opinions personnelles. En cela, je trouve qu’il est difficile de parler d’art parce que, même pour les artistes, c’est un territoire flou et confus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ensuite, j’ai pu constater que ce mélange de sensations était fortement lié à l’expression de leurs émotions, de leurs envies et de leurs pensées. Autrement dit, l’art pour elles existe essentiellement pour exprimer leur [[ego]]. Parce qu’elles ne connaissaient rien d’autre que la vision du monde tracée par leurs habitudes et leurs tendances et n’envisagent pas en elles la présence d’une existence plus profonde.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Il est bon de rappeler que le terme « ego » ne signifie pas seulement vanité ou égoïsme, comme une lecture peu avisée le donnerait à penser. L’ego est l’interface avec le monde, l’ensemble des tendances, des conditionnements et des connaissances que nous développons tout au long de notre propre vie, qu’ils soient positifs ou bien négatifs. En d’autres termes, l’ego est l’expression de la consistance de notre personnalité dans nos rapports avec le monde extérieur ; il est donc plus que fondamental pour interagir dans la société. La limite de ses bienfaits prend naissance lorsqu’elle outrepasse son rôle de protecteur en s’accaparant une sorte de pouvoir décisionnel et prend tout l’espace de notre existence intérieure…. et ne nous permet plus de nous connecter avec des aspects plus profonds de nous-mêmes, brouillant ainsi les liens vers la présence, l’[[Amour]], la [[Vie]], la vérité, la complétude. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai réalisé que ces amies ne me comprenaient pas parce qu’elles n’avaient pas la moindre idée qu’il puisse y avoir autre chose à nourrir que des passions ou des récits personnels, des paysages déjà construits sur des schémas existant dans notre environnement culturel. Elles ne discernent pas nettement la présence de l’ego de celle de l’Être. Elles n’ont peut-être jamais du être touchées par l’intensité du silence, n’ont elles  pas appris les langues étrangères de la forêt et et des oiseaux ….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce cas, que pourrait-il y avoir d’autre que la somme de nos tendances mentales, de nos propres histoires et habitudes de pensée ? ...alors donc, pourquoi diable offrir à son art une dimension si [[Spiritualité|spirituelle]] ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors, j’ai continué à chercher et j’ai découvert dans le clown un formidable outil de transe. Le clown et pédagogue Gilberto Ikle, dans son ouvrage « L’acteur comme chaman », nous invite à relier la performance théâtrale et les rituels chamaniques à travers leur capacité à modifier notre état ordinaire de conscience. J’ai pu vérifier ce pouvoir dans divers ateliers et performances auxquels j’ai participé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais que faire avec cet état de conscience accru ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chamans recherchent des connaissances à travers le manifeste, que se soit le comportement de nos frères animaux, les vertus du cadeau divin que sont les plantes et tout autre phénomène qui nous laisse en contact avec notre mère la terre - et les mettent en lien avec le monde [[Spiritualité|spirituel]], en se connectant aux autres formes de vie, en développant leur sagesse et en transcendant la vision humaine du monde si réductrice. Et les clowns ? Que font-ils, que gardent-ils de cette conscience extra-ordinaire ?   Ce que j’ai pu observer, c’est que très souvent...ils ne font rien. Ils jouent, profitent et retournent à leur univers coutumier par le même chemin qu’ils ont pris en sortant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Cet outil si puissant pourrait donner tant de perspicacité, élargir notre vision du monde, nous ouvrir à la connexion avec la [[Vie]], et apporter tant de complétude et de sagesse. Mais comme il n’y a pas de direction, de sens profond, tout ce qu’elle apporte est une approche fugace maculée d’une réjouissance infertile. Et la vie reste la même. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	J’ai une amie peintre qui a eu un maître qu’elle admire beaucoup. Les histoires qu’elle me racontait sur le regard que porte cet homme sur les arts laissaient mes yeux pétillants d’émerveillement. Il consacre tant d’amour, d’espace, et de ferveur à son art ! Je pensais avoir trouvé mon modèle vivant pour définir ce que je cherchais à expliquer sur l’art. Alors je suis allée voir son travail... mais quelle déception... Toutes ses peintures dégageaient confusion mentale, rancœur et mélancolie, tout résonnait d’une telle discorde intérieure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pourquoi tant de dévouement pour un art qui laisse à la vie un si vaste désert existentiel? Devant tant de dévotion, apparaît comme un oubli, un manque: le nectar de la sagesse, ou bien seulement la volonté de se dilater. Il manque une direction…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors je ressens d’autant plus fort l’intérêt de s’accomplir à travers et pour notre [[âme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai tellement d’amis artistes qui s’adonnent entièrement au  [[Kung]] qui travaillent avec ardeur et détermination leur technique et leurs concepts pour développer un art plus efficace ou bien plus consistant, ou alors simplement progresser vers d’avantage de reconnaissance…et ensuite, quelle est la direction ? Je ne retrouve pas ce nectar magistral, cette brillance aux reflets du divin, ce côté lumineux  que l’art peut nous apporter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, ils cultivent et développent leur art avec beaucoup de dévotion, mais souvent le range au service de leur « petite personnalité » et très souvent, dans l’expression de leur art …. résonne, au final, essentiellement le discours de leur [[ego]], cet espace dans lequel leur [[âme]] est absente.…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et que reste-t-il pour leur [[Être]] ? Je ne vois pas d’espace de vie, de place pour leur [[âme]], je n’y décèle pas si souvent la présence de cette lumière douce et chaleureuse, cette volonté de rapporter chacun de ses choix, chacun de ses actes, chacune de ses pensées à l’ensemble sa vie, vers une expansion de sa propre vie, vers une dilatation de son [[Être]], une élévation de son [[âme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est alors qu’est venu s’inviter comme une évidence, au côté du mot « kung »...le mot [[Hun]], âme en mandarin, car c’est vraiment là, la couleur que je souhaite donner à ce travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mes amis artistes ne visualisent pas le potentiel humain que l’on peut développer avec des outils orientaux, comme la méditation, le Chi Kung ou le Yoga. Ils n’ont pas cette direction. Leur perception du monde et de leur art se réduit souvent à toucher et laisser s’exprimer leur [[ego|créature]], leurs ressenti ou leurs opinions. Et c’est pour cela qu’ils n’entendent pas le discours du Hun Kung, parce qu’ils n’ont pas ce regard sur la vie, et ne décèlent pas le besoin d’élever son [[âme]] pour capter, pour sentir, pour aimer, pour irradier…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	D’un autre côté, mes amis spirituels, pratiquants la méditation comprennent le potentiel d’expansion, mais ne conçoivent pas forcement l’art comme un outil magistral et puissant. Il ne fait pas résonance en eux, il n’ont pas cette connexion. Alors ils se tournent vers des pratiques orientales dont la symbolique leur parle davantage de sagesse, et se refusent à cette aide pourtant si proche, si accessible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais où sont passées nos lunettes??? Personne ne voit donc que l’art est une [[Outil spirituel|technologie spirituelle ]]???&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est là le fondement de la naissance du Hun Kung : mettre en lumière à travers l’art, le potentiel inexploré de toutes ces petites choses qui parsèment notre quotidien, notre culture, comme autant de petites fleurs, de pensées inspirantes à cueillir, d’instruments et d’engrais fertiles pour embellir et harmoniser notre jardin intérieur, et rassasier notre [[âme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Intro]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Le_nom_Hun_Kung&amp;diff=122</id>
		<title>Le nom Hun Kung</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Le_nom_Hun_Kung&amp;diff=122"/>
		<updated>2025-02-19T17:45:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: texte 8-2 HUN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
D’où vient ce nom, « Hun Kung »?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il pourrait faire penser à une ancienne tradition de la chine ancestrale, mais non. Il s’agit d’une plaisanterie, d’un jeu de mot de la part d’une personne qui ne connais rien au mandarin…un trait d’humour . Alors, je vais vous parler de sa naissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Kung : un travail de dilatation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	J’ai toujours ressenti la place de choix qu’occupe l’art au sein d’un travail intérieur, alors je me suis dirigée vers une formation d’art thérapie, pour me plonger dans cet univers. Après avoir terminé tous mes travaux et reçu mon diplôme, j’ai fait un bilan. Je me suis alors aperçue que je ne souhaitais pas envisager l’art seulement comme thérapie, comme un soin curatif. Pourquoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Tout d'abord, il y a comme une séparation qui s'établit entre un « thérapeute » et son « patient ». Ces termes proposent une hiérarchie qui ne me semble pas opportune : un thérapeute qui serait en pleine santé et un « patient », qui serait... malade. Connaissez-vous un thérapeute parfaitement sain, sans problèmes ? Comme le dit le psychologue jungien [[James Hillman]], « when you’re healed, send me a postcard », signifiant que la santé mentale n’est pas un état à atteindre, comme un fait accompli. La santé mentale est un processus à cultiver quotidiennement, avec enthousiasme et persévérance, et elle oscille entre ses hauts et ses bas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et puis, la lecture du mot « thérapie » m’évoque le genre de classification suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Niveau 10 : personne incroyable, très épanouie et heureuse  &lt;br /&gt;
*Niveau 6 : personne normale, vivant sa vie de son mieux &lt;br /&gt;
*Niveau 4 : les choses ne vont pas bien  &lt;br /&gt;
*Niveau 2 : les problèmes deviennent préoccupants  &lt;br /&gt;
*Niveau 1 : complètement fou&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le mot thérapie me fait penser à quelqu'un qui ne va pas bien. Pouvez-vous imaginer une personne de niveau 10 en thérapie ? Le mot thérapie porte l'idée d'un malaise, d’une défaillance à guérir pour retrouver une normalité sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Normalité sociale… Mais dans une société dont la bonne santé reste à prouver, que signifie être socialement normal ? Non, je ne peux pas prendre cela comme référence ! Je dois chercher ailleurs...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je me souviens de la première fois que j'ai rencontré mon professeur bouddhiste : des yeux clairs, un corps détendu et ouvert aux autres, avec une présence inspirante, sans masques. Ce n’est pas un grand maître, il n’a ni aura dorée ni corps arc-en-ciel. C’est une personne normale, qui fait des erreurs, comme moi : parfois, il dit ce qu'il ne devrait pas, il s'énerve, il se dispute, il commet des maladresses. Pourtant, ses yeux et son corps dégagent une présence, de l'[[Amour]] et le courage de rester ouvert même dans les moments difficiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est lors de cette rencontre que j’ai entrevu ce petit quelque chose de très précieux chez l'être humain. J'ai exploré en moi-même et je l'y ai aussi découvert ! J’ai alors commencé à chercher des regards portant cette flamme de vie et j’en suis arrivée a une autre compréhension de ce qu’est un être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Peut-être que notre potentiel ne se limite pas à dix, mais peut s’étendre à cent, deux cents, mille et au-delà…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	…alors que je parcours avec tant d’espoir et d’enthousiasme les chemins ouverts par toutes ces écoles de connaissance, comme le bouddhisme, le soufisme, le taoïsme…tant d’enseignements et de pratiques que nous transmettent les grands maîtres pour nous guider et nous encourager à développer notre Présence et regarder ce potentiel même. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelle source de sagesse pour apprendre comment s’orienter dans la vie, comment prendre soin de son [[Âme]], comment vivre, comment aimer…quelle inspiration prodigieuse !!! Ces gens-là sont des guides, des hiérophantes, et nous montrent avec leur Présence, leurs yeux éclairés et leur discours empreint de pureté, que le potentiel humain est énorme. Ils sont de niveau cent, deux cent, cinq cent ou mille peut-être, mais quelle importance, ils nous enseignent à dépasser ce dix réducteur et à regarder au-delà, à regarder notre énorme potentiel de sourires, d’[[Amour]], de compassion et de sagesse, un pouvoir immense !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ni un ni dix. L'être humain peut aller jusqu’à 1000 !...lorsqu'il a laissé derrière lui sa petite créature et ses oeuillères, ses petits conditionnements aveuglants, et qu'il s'est dilaté, qu'il s’est livré à la [[Vie]] et à l'[[Amour]]. Cet abandon est un processus d’expansion de l’[[Être]] ; une connexion de l’Être avec le réseau de la Grande Vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Pourquoi choisir simplement d’apaiser ses souffrances au lieux de poursuivre ce même chemin au-delà du simple bien-être?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Pourquoi ne pas étendre ce travail vers l’avenir? Pourquoi ne pas préférer un processus d’expansion et de [[dilatation]]?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Pourquoi ne pas s’offrir à l’inconnu en confiance et découvrir comment reproduire de belles choses?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Notre âme nous accompagne toute notre existence, pourquoi ne pas lui offrir ce travail de toute une vie, un travail constant de progression, et non simplement de maintenance?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le potentiel de tout Être réalisé, avec toutes ses qualités humaines, c’est mille! Et je constate avec un léger pincement au cœur que notre société n’a pas le même repère . Elle veut bien offrir son aide à une personne de niveau un, ou deux pour atteindre le six, et dans le meilleur des cas le dix... mais pour moi ces deux personnes sont très proches, et avoisinent la même indigence existentielle, si l’on considère que notre potentiel est mille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Ainsi, il me semble que se restreindre à un travail de thérapie condamne notre appétit d’avenir, nos ambitions, alors j’ai cherché une démarche où nos aspirations peuvent s’exprimer, une démarche où placer toutes nos envies, toutes nos passions, toute notre attention, tout notre feu de vie, et où l’on pourrait envisager d’aller aussi loin que possible, aussi loin que nous le pouvons…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{center|...et nous pouvons mille!!!}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	J’envisage une pratique qui soit une philosophie de vie, qui touche chaque partie de ma vie, pas un acte seulement transitoire et éphémère, mais un processus constant et global, à se découvrir et cultiver son énergie vitale. Un travail profond, entier et expansif, un travail de dilatation et de transcendance qui se construirait dans le temps. Ne pas se contenter de guérir le passé, mais s’aguerrir pour l’avenir.	Un processus d’expansion de tout notre potentiel, de tout notre Être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors, j’ai fait ce parallèle avec le « chi kung », le travail de l’énergie vitale, qui consiste à travers des exercices sur la respiration, le souffle, à recevoir cette énergie, la laisser circuler en nous, la cultiver jour après jour, et s’en nourrir. J’ai donc songé à un travail identique pour mon âme, rechercher ce dont elle a besoin, les conditions, les substances, les gestes qui vont la nourrir. Et dans ce sens, le mot « kung », cultiver avec dévotion, avec amour me semblait bien plus adapter à mes aspirations, que le mot…thérapie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Hun : travail sur l’âme==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote| Notre âme est la substance de notre être, qui lui est l’expression du divin. &lt;br /&gt;
Oublier d’alimenter notre âme revient à oublier de nourrir le divin sur terre.|Luis Ansa}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|La véritable&lt;br /&gt;
écriture, c’est quand on est attendri par quel-&lt;br /&gt;
qu’un : le ciel qui est en nous cherche les petits&lt;br /&gt;
morceaux de ciel qui sont en exil sur cette terre.&lt;br /&gt;
Cet exil est terrible, c’est pourquoi le ciel qui est&lt;br /&gt;
en nous ne se trompe jamais dans ses choix.|Christian Bobin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà déjà plus de 20 ans que le Hun Kung est apparu dans ma vie. Mais pendant de nombreuses années, il est resté très timide. Je ne pouvais que sentir les fragrances de son parfum, sans savoir d’où venait cette invitation. Alors j’ai voulu partager cette trouvaille avec mes amies pour essayer de définir cette chaleur douce et fascinante qui m’enveloppait mais n’osait pas se montrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai commencé par en discuter avec mes amis artistes, car il s’agit d’un travail à travers l’art. À ma grande surprise, elles n’avaient pas la moindre idée de ce dont je parlais. &amp;quot;Un artiste ne peut pas se forcer à parler d’un sujet ou d’un autre. Les thèmes émergent&amp;quot;, me disait-on, comme s’il nous était impossible de choisir où poser nos yeux... &amp;quot;Alors tu voudrais un art plein de bouddhas et d’anges?&amp;quot;, d’autre me questionnaient, comme si un art profond se pratiquait forcément religieusement... &amp;quot;Il n’y a rien de sombre dans les arts aujourd’hui. Il y a beaucoup d’art plein de vie.&amp;quot; me disait une autre qui n’a jamais su me montrer ce répertoire chargé de joie de vivre... &amp;quot;Un artiste doit parler de ce qu’il ressent, ce qui est logique pour lui&amp;quot;. &amp;quot;Je ne me sens pas mal à voir ce travail morne et anémiant. Je me sens représentée&amp;quot;, m’expliquait encore une autre, qui effectivement à certaine tendance à la dépression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	J’ai réalisé que la définition de l’art pour elles, dès le départ, n’était pas bien établie. Il était un mélange de ressentis et de réactions, de tendances mentales, de discours empruntés ou d’opinions personnelles. En cela, je trouve qu’il est difficile de parler d’art parce que, même pour les artistes, c’est un territoire flou et confus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ensuite, j’ai pu constater que ce mélange de sensations était fortement lié à l’expression de leurs émotions, de leurs envies et de leurs pensées. Autrement dit, l’art pour elles existe essentiellement pour exprimer leur [[ego]]. Parce qu’elles ne connaissaient rien d’autre que la vision du monde tracée par leurs habitudes et leurs tendances et n’envisagent pas en elles la présence d’une existence plus profonde.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Il est bon de rappeler que le terme « ego » ne signifie pas seulement vanité ou égoïsme, comme une lecture peu avisée le donnerait à penser. L’ego est l’interface avec le monde, l’ensemble des tendances, des conditionnements et des connaissances que nous développons tout au long de notre propre vie, qu’ils soient positifs ou bien négatifs. En d’autres termes, l’ego est l’expression de la consistance de notre personnalité dans nos rapports avec le monde extérieur ; il est donc plus que fondamental pour interagir dans la société. La limite de ses bienfaits prend naissance lorsqu’elle outrepasse son rôle de protecteur en s’accaparant une sorte de pouvoir décisionnel et prend tout l’espace de notre existence intérieure…. et ne nous permet plus de nous connecter avec des aspects plus profonds de nous-mêmes, brouillant ainsi les liens vers la présence, l’[[Amour]], la [[Vie]], la vérité, la complétude. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai réalisé que ces amies ne me comprenaient pas parce qu’elles n’avaient pas la moindre idée qu’il puisse y avoir autre chose à nourrir que des passions ou des récits personnels, des paysages déjà construits sur des schémas existant dans notre environnement culturel. Elles ne discernent pas nettement la présence de l’ego de celle de l’Être. Elles n’ont peut-être jamais du être touchées par l’intensité du silence, n’ont elles  pas appris les langues étrangères de la forêt et et des oiseaux ….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce cas, que pourrait-il y avoir d’autre que la somme de nos tendances mentales, de nos propres histoires et habitudes de pensée ? ...alors donc, pourquoi diable offrir à son art une dimension si [[Spiritualité|spirituelle]] ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors, j’ai continué à chercher et j’ai découvert dans le clown un formidable outil de transe. Le clown et pédagogue Gilberto Ikle, dans son ouvrage « L’acteur comme chaman », nous invite à relier la performance théâtrale et les rituels chamaniques à travers leur capacité à modifier notre état ordinaire de conscience. J’ai pu vérifier ce pouvoir dans divers ateliers et performances auxquels j’ai participé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais que faire avec cet état de conscience accru ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chamans recherchent des connaissances à travers le manifeste, que se soit le comportement de nos frères animaux, les vertus du cadeau divin que sont les plantes et tout autre phénomène qui nous laisse en contact avec notre mère la terre - et les mettent en lien avec le monde [[Spiritualité|spirituel]], en se connectant aux autres formes de vie, en développant leur sagesse et en transcendant la vision humaine du monde si réductrice. Et les clowns ? Que font-ils, que gardent-ils de cette conscience extra-ordinaire ?   Ce que j’ai pu observer, c’est que très souvent...ils ne font rien. Ils jouent, profitent et retournent à leur univers coutumier par le même chemin qu’ils ont pris en sortant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Cet outil si puissant pourrait donner tant de perspicacité, élargir notre vision du monde, nous ouvrir à la connexion avec la [[Vie]], et apporter tant de complétude et de sagesse. Mais comme il n’y a pas de direction, de sens profond, tout ce qu’elle apporte est une approche fugace maculée d’une réjouissance infertile. Et la vie reste la même. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	J’ai une amie peintre qui a eu un maître qu’elle admire beaucoup. Les histoires qu’elle me racontait sur le regard que porte cet homme sur les arts laissaient mes yeux pétillants d’émerveillement. Il consacre tant d’amour, d’espace, et de ferveur à son art ! Je pensais avoir trouvé mon modèle vivant pour définir ce que je cherchais à expliquer sur l’art. Alors je suis allée voir son travail... mais quelle déception... Toutes ses peintures dégageaient confusion mentale, rancœur et mélancolie, tout résonnait d’une telle discorde intérieure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pourquoi tant de dévouement pour un art qui laisse à la vie un si vaste désert existentiel? Devant tant de dévotion, apparaît comme un oubli, un manque: le nectar de la sagesse, ou bien seulement la volonté de se dilater. Il manque une direction…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors je ressens d’autant plus fort l’intérêt de s’accomplir à travers et pour notre [[âme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai tellement d’amis artistes qui s’adonnent entièrement au  [[Kung]] qui travaillent avec ardeur et détermination leur technique et leurs concepts pour développer un art plus efficace ou bien plus consistant, ou alors simplement progresser vers d’avantage de reconnaissance…et ensuite, quelle est la direction ? Je ne retrouve pas ce nectar magistral, cette brillance aux reflets du divin, ce côté lumineux  que l’art peut nous apporter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, ils cultivent et développent leur art avec beaucoup de dévotion, mais souvent le range au service de leur « petite personnalité » et très souvent, dans l’expression de leur art …. résonne, au final, essentiellement le discours de leur [[ego]], cet espace dans lequel leur [[âme]] est absente.…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et que reste-t-il pour leur [[Être]] ? Je ne vois pas d’espace de vie, de place pour leur [[âme]], je n’y décèle pas si souvent la présence de cette lumière douce et chaleureuse, cette volonté de rapporter chacun de ses choix, chacun de ses actes, chacune de ses pensées à l’ensemble sa vie, vers une expansion de sa propre vie, vers une dilatation de son [[Être]], une élévation de son [[âme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est alors qu’est venu s’inviter comme une évidence, au côté du mot « kung »...le mot [[Hun]], âme en mandarin, car c’est vraiment là, la couleur que je souhaite donner à ce travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mes amis artistes ne visualisent pas le potentiel humain que l’on peut développer avec des outils orientaux, comme la méditation, le Chi Kung ou le Yoga. Ils n’ont pas cette direction. Leur perception du monde et de leur art se réduit souvent à toucher et laisser s’exprimer leur [[ego|créature]], leurs ressenti ou leurs opinions. Et c’est pour cela qu’ils n’entendent pas le discours du Hun Kung, parce qu’ils n’ont pas ce regard sur la vie, et ne décèlent pas le besoin d’élever son [[âme]] pour capter, pour sentir, pour aimer, pour irradier…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	D’un autre côté, mes amis spirituels, pratiquants la méditation comprennent le potentiel d’expansion, mais ne conçoivent pas forcement l’art comme un outil magistral et puissant. Il ne fait pas résonance en eux, il n’ont pas cette connexion. Alors ils se tournent vers des pratiques orientales dont la symbolique leur parle davantage de sagesse, et se refusent à cette aide pourtant si proche, si accessible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais où sont passées nos lunettes??? Personne ne voit donc que l’art est une [[Outil spirituel|technologie spirituelle ]]???&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est là le fondement de la naissance du Hun Kung : mettre en lumière à travers l’art, le potentiel inexploré de toutes ces petites choses qui parsèment notre quotidien, notre culture, comme autant de petites fleurs, de pensées inspirantes à cueillir, d’instruments et d’engrais fertiles pour embellir et harmoniser notre jardin intérieur, et rassasier notre [[âme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Intro]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Art_et_puissance_3:_qualit%C3%A9_de_l%27exp%C3%A9rience_int%C3%A9rieure&amp;diff=121</id>
		<title>Art et puissance 3: qualité de l'expérience intérieure</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Art_et_puissance_3:_qualit%C3%A9_de_l%27exp%C3%A9rience_int%C3%A9rieure&amp;diff=121"/>
		<updated>2025-02-19T17:34:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
==Qualité d’un travail vs qualité de l’expérience intérieure==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Oui, prendre soin de notre expérience intérieure est essentiel...c’est pourquoi il faut savoir rester prudent quand à la qualité du message que me renvoie un travail artistique. Ce n’est pas parce qu’une œuvre est puissante qu’elle va (ou qu’elle doit) me plaire...Je peux reconnaître la qualité d’un travail mais ne pas vouloir me connecter, tout comme je peux reconnaître les qualités professionnelles d’un collègue mais ne pas vouloir être son ami. Ce n’est pas parce qu’une maison est bien faite que je dois y habiter...je ne dois pas oublier d’écouter ses vibrations, ce qu’elle m’apporte en [[résonance]], si je peux m’y projeter, si son intérieur, ses pièces à vivre me correspondent, ni de me poser la question : « est-ce qu’elle va m’aider ou non à habiter mon [[paysage intérieur]] d’une belle manière ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	De même, il y a des œuvres d’une grande qualité technique, très expressives et chargées de puissance, où la vie de l’artiste transpire à travers la toile de la peinture, les pages du livre ou les scènes du film...mais je ne peux pas me permettre d’être avec ce génie. Il se peut qu’une œuvre se montre très inspirante, chargée de créativité et de sensibilité, mais qu’elle ne m’aide pas à vivre, qu’elle change ma vibration, m’apporte cauchemars et ruminations, plongeant mon monde intérieur dans un pessimisme contagieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	On pense parfois que parce qu’une œuvre est touchée par le génie, l’on doit se sentir dans l’obligation de l’apprécier, comme un patrimoine incontournable de l’humanité… « As-tu vu le dernier  film de Fulano de Tal ?  ? ... lu le dernier livre d’Etienne Marcel ? ?». Si je répond non, je prends le risque de paraître inculte ou désintéressée, voir paresseuse. Ou pire, si je répond qu’il ne m’as guère touchée, peu inspirée, le groupe entier va remettre en question mes goûts et mes orientations culturelles...mais dois-je pour autant négliger la nourriture de mon âme, les effets d’une œuvre sur mon corps énergétique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il est bien dommage de ne pas partager ce savoir-faire technique, de ne pas venir s’y abreuver, et de se refuser à cette nourriture pour l’intellect, mais il faut rester vigilant, ne jamais perdre de vue son objectif premier : comment je vais me construire ? Avancer sur mon chemin personnel ? Me situer ou bien trouver ma place dans le collectif doit rester secondaire. Tout cela, une fois encore dépend de nos rencontres, il faut savoir les écouter, savoir les choisir, les démêler, et toujours opter pour l’[[harmonie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il est vrai qu’en occident la tendance générale est de se construire essentiellement à travers le mental, en accumulant des informations, des connaissances, et on en oublierait facilement d’alimenter nos centres corporel et émotionnel. On peut penser dans notre société qu’une personne accomplie est forcément un érudit, cultivé intellectuellement, qui se construit à travers les œuvres de l’humanité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	En occident, nous respectons l’opinion et les conseils de personnes savantes, d’experts, de collectionneurs de post-doctorats ou d’auteurs de quelques dizaines de livres bien sentis. Et tout cela est si distinct de la vision du sage oriental, qui cherche sa réalisation à travers le silence et le flux d’énergie vitale. Et peut-être que cette personne-là ne sait même pas lire un livre, mais se trouve être un expert en lecture de la [[Vie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il est important de faire émerger cette différence car ce sont deux visions de la connaissance. Une plutôt ancrée dans le mental, le conceptuel, l’autre cherchant à regarder la vie comme un perpétuel changement, cherchant à danser simplement avec tout ce qui nous touche et accumuler non pas des données pour notre cerveau, mais des sensations, des impressions pour charger notre corps vibratoire, colorer nos émotions, jusque dans chacune de nos cellules…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Or la puissance d’une œuvre est directement liée à la force d’expression entre l’expérience intérieure et le travail de l’artiste, et la force de cette relation ne prend pas forcément sa source dans la '''qualité''' de cette expérience intérieure...je veux dire par là qu’un artiste peut user d’une poésie puissante et profonde, jouant de mots justes, habiles et agréables, mais nous parler de ses fantômes, de ses poubelles énergétiques et nous dépeindre un paysage des plus sincère, mais des plus malsain...et ne pas partager une expérience de qualité de vie positive pour nous grandir de sa beauté, de sa pureté, de substances qui nous aident à vivre, à envisager la vie d’une belle manière, et nous accompagner sur notre chemin...(sauf bien entendu si l’on s’est choisit un chemin de ronces et d’ornières traversant les marécages des plus ténébreux…)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	On se laisse si facilement impressionner par la puissance extérieure d’une œuvre et derrière les charmes du contenant...on en oublie parfois d’observer ce que nous offre la valeur qualitative du contenu... et la quantité des plats qui vont garnir le festin va dissimuler leur saveur...alors j’invite les gens à penser plus judicieusement à la qualité de leur repas, à leur teneur, leur goût et leur couleurs et à la fraîcheur de ses aliments…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Notre regard est obnubilé, absorbé par le côté disons quantitatif de cette puissance, ce désir de grandeur et cette recherche quasi systématique de cette puissance effective, matérielle, palpable…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	...et alors... se construire se résumerait exclusivement à gagner en taille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a une puissance de tous les ressentis humains. Et de c’est de cela dont les gens ont faim : d'humanité !...Mais cette direction est des plus pernicieuse. En voulant se connecter avec l’expérience [[groupalisation|collective]], nous pouvons très facilement tomber dans le piège de nous connecter avec des expériences humaines les plus fréquentes, les plus quelconques et basses.  Et il faut admettre que dans sa globalité, il y a depuis la nuit des temps dans notre histoire de l’art, une expérience du négatif plus abondante, plus étudiée, plus approfondie, plus aboutie...alors œuvrer en ce sens nous offre davantage ce sentiment d’enrichir, d’ajouter, de peaufiner, d’améliorer le travail de nos pères.…et donc d’un travail supérieur, plus important, donc plus...puissant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais pourquoi s’évertuer à répéter les mêmes chemins existentiels si largement ouverts par nos ancêtres ? Pourquoi ne pas chercher une autre source de puissance? Pourquoi ne pas se nourrir de la puissance de la [[Vie|Force de Vie]] ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Nourrir un art qui parle de la vie, simple et intense, ordinaire et unique, anodine et immense...un art qui parle de quelque chose qui serait plus grand que nous, plus grand que l’humanité et ses maigres préoccupations chimériques, qui parle de communion, d’union, d'harmonie intérieure au sein d’un univers qui nous enveloppe de son infini, qui nous raconte le secret de la [[Vie]], qui alimente notre flamme et l’équilibre de nos énergies. Se nourrir de la Vie, d’un art qui communique une expérience intérieure saine et comestible…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Des différents types d’œuvre, selon la qualité de l’expérience intérieur de l’artiste==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un art puissant n’est pas nécessairement nutritif pour l’âme. Malgré sa puissance,  il peut se présenter à nous sous différents aspects, à différents niveaux, selon la qualité de l’expérience intérieur de l’artiste. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Des plus grossières '''enfantées de l’égo''' et de ses pesantes litanies, simple complaintes ordinaires ou furieuses critiques sociales endiablées, cris de douleur ou prisons émotionnelles avec vue sur les ténèbres...il n’est pas rare de voir dans les arts un certain attrait pour ce genre d’expérience. Il est produit par des personnes qui pour la plupart sont étourdies et absorbés par le poids de leurs expériences, et ne voyant pas d’issue vers la guérison, utilisent l’art comme une soupape de décompression, ou pire comme une muse... et s’en délectent. Il faut voir que parler d’émotions fortes, d’expériences fortes amène souvent à des résultats puissants, mais d’un niveau existentiel moindre, un cercle vicieux énergétique, un carcan pour l’âme, pour qui fait cet art et pour qui le reçoit. (Et ce mal nous est si proche, si intime, que nous l’achetons, en redemandons, et entretenons nous aussi ce cycle infernal…)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il est vrai que depuis les débuts de l’histoire de l’humanité, il est plus facile d’aller dans ce sens là, nous avons davantage travailler sur ce côté sombre. Les pistes, disons les autoroutes, pour s’y rendre sont plus faciles d’accès, plus nombreuses, et largement entretenues. Le travail de nos aînés à ce sujet est plus étendu, plus creusé, alors il peut paraître à nos penseurs  d’aller ainsi davantage en profondeur, paraître plus doctes, plus crédibles, et d’offrir ainsi un travail plus abouti, plus développé en œuvrant dans ce sens….toujours vers ce sentiment de performance intellectuelle , de réussite…ne laissant que peu de place à la légèreté, à l’éclat de cette petite flamme de la [[Vie|Grande Vie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Notez que je ne fais pas de distinction stricte entre un art raffiné et un autre moins raffiné. Il y a beaucoup de versets complexes, des jeux de mots tout aussi complexes, des accords impossibles, des mouvements corporels inimaginables ou de toute virtuosité magnanime que nous pouvons rencontrer mais qui ne restent, en fait, que les dires du héraut d’une vie vide, guidé par un fragile [[ego]]. La catégorie que je propose ici englobe toute œuvre, indépendamment de sa qualité intellectuelle ou technique, nous offrant pour l’essentiel de nous maintenir dans une existence vide, soit par le manque, la mélancolie, la violence, ou même l’idéalisme. Il est très important de toujours se poser la question : comment suis-je en train de vibrer au contact de cette œuvre ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela me fait penser à un commentaire sur Facebook, d’une amie qui mettait en relation deux chansons. L’une, le tube de l’époque, répétait sommairement : « je veux le Pa ! je veux le Poum !!….je veux le papapoum !!! »...sur un rythme endiablé des plus binaire mais si entraînant si convivial, une vraie invitation à la fête. L’autre, une chanson très bien élaborée, avec de beaux versets envoûtants, qui nous embarque dans les plus douces illusions d’un amour romantique qui viendrait sauver notre vie. &lt;br /&gt;
	 &lt;br /&gt;
Elle demandait dans son commentaire : « Qu’est-ce que tu veux ? » (...puisque les deux chansons commencent par « Je le veux »). Il y avait clairement une nette orientation en faveur du raffinement, genre de question qui propose déjà sa réponse. Cela m’a frappé parce que je me suis dit immédiatement : je veux un swing grossier qui éveille mon corps ou bien une poésie vraiment sophistiquée qui éveille ma carence et qui renforce en moi cette croyance illusoire que l’amour romantique est le grand rédempteur des jours actuels? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela illustre bien, je trouve, cet état d’esprit qui n'a que peu d’égard quand à la couleur de l'énergie et des émotions qu’une musique peut apporter dans notre vie, mais qui reste essentiellement axé sur sa qualité poétique et intellectuelle, ce raffinement qui ne prendrait vie que dans un travail des plus sophistiqué. Toujours cet attrait pour cette puissance intellectuelle...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre façon de pratiquer l’art est le chemin emprunter par les  artistes qui parlent de leurs rêves, de leurs désirs, décrivent sobrement des archétypes '''à travers leur imaginaire''', leurs émotions, leur mémoire corporelle et sensitive. Ils nous racontent leur voyage à travers la vie et tous ces paysages qu’elle leur a apportés par résonance. Ce sont des artistes qui s’intéressent bien moins à nous raconter leurs propres querelles intestines, envies ou besoins qu’à construire et rapporter des mondes fabuleux, décrire des modèles, rêver et voyager à travers différents paysages si inventifs . C’est une façon de s’émerveiller de la capacité créative de l’esprit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a aussi des artistes qui seraient plutôt de généreux spectateurs qui nous partagent leur '''vision du monde immatériel''', leur regard sur la vie éthérée, et tous ces arc-en-ciel que l’on oublie parfois de célébrer. Sans analyse ni conceptualisation, juste une rencontre avec ces petits bouts de rien (un parfum, une vision, une idée en train de naître...) qui peuvent parfois paraître inexistants au regard de nos cœurs d’humanoïdes hermétiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces sont  des artistes qui nous parlent de connexion avec le silence, avec la quiétude, avec la lumière qui circule en toute chose,  qui nous narrent cet enchantement pour la magie du monde qui émerge de la libération de cet [[Amour]] en nous, entre nous... Comme dirait [[Christian Bobin]], un art qui : « ..trouve tout seul les mots pour dire sans déborder, ce que les yeux et le cœur ont vus... ». Un art garni de sagesse, un art [[spiritualité|spirituel]], '''un art numineux'''…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette catégorie réunie les êtres qui nourrissent un état d’ouverture totale à la vie et toutes ces âmes généreuses qui viennent nous raconter comme une offrande ce qu’un œil éveillé peut entendre de profondeur, de poésie, de douceur, de lumière d’[[Amour]]... Mais cette plume-là n’ouvre ses ailes qu’aux personnalités nées d’une construction intime assidue, profonde et sincère. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La puissance ne peut venir que de l’expérience intérieur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un art ne peut aller avec puissance que jusqu’au niveau d’expérience de l’artiste. Il ne saura parler de manière expressive d’amour inconditionnel que s’il l’a effectivement expérimenté. Son travail risque de se résumé à un pâle pamphlet platonique au parfum d’artifice, si ces belles choses ne sont pas présentes en lui, si elles ne sont pas vivantes dans une expérience intérieure authentique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un artiste  est  comme une antenne, qui capte les messages de l’immatériel, et ne peut transmettre que ce qui est entré en résonance avec son [[âme]]. Disons que pour atteindre avec puissance un dialogue avec la lumière, il ne s’agit pas de rajouter quelques néons, du strass ou des paillettes dans son travail, mais plutôt de se sensibiliser, d’optimiser et d’orienter cette antenne vers la lumière, de se rendre réceptif, accueillant, captateur à chacune de ces étincelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est très important de comprendre ce point, parce que lorsque nous mettons en garde contre le fait d’être en contact avec des arts obscurs et énergivores, et l’importance d’inviter la lumière dans son travail, cela ne peut en aucun cas se faire de manière convenue, artificielle ou conceptuelle car cela peut entacher considérablement sa vertu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, deux personnalités que je respecte énormément, qui sont Aldous Huxley et Hermann Hesse, ont toujours suivit des valeurs comme la sagesse, la liberté et l’harmonie comme direction pour leur chemin de vie et leur travail. Cependant, tout-deux ont cette tendance à pécher par excès d’intellectualité et d’idéalisme respectivement dans L’île et Le jeu des perles de verre. Malgré un contenu des plus intéressant, les deux œuvres nous laissent sur notre faim quand à leur capacité d’éveiller une résonance en nous, de nous capturer, nous captiver par une [[fonction artistique]] envoûtante. Ils me semblent avoir été bien empressés de nous délivrer des choses hautes en couleurs intellectuelles, au lieu de laisser leur [[âme]] libérer l’expérience de la [[Vie]] et de la laisser s’exprimer avec une puissance artistique attrayante, plutôt qu’une puissance intellectuelle tendant vers la morale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est pourquoi la proposition du Hun Kung est de pratiquer l’art bien au-delà de sa qualité expressive. Il s’agit de [[Esthétique de l’existence|faire de soi-même une œuvre d’art]], d’affiner, de raffiner son expérience intérieure, afin de s’offrir et d’offrir au monde le meilleur de soi-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Briser ce cercle vicieux de la misère existentielle…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Créer un nouveau cycle d’expansion existentielle.…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Libérer soi-même et les autres (par la même) ne serait-ce pas là un acte politique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Parler, écrire, dessiner ou peindre la misère ne nous aide pas à vivre, mais lui donne du poids, attise les énergies basses et soutient la tendance collective à rechercher cette négativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Nous avons en nous cette peur viscérale de l’inconnu, de nous perdre dans le vide de cette immensité aux milles reflets. Certain comme Lautréamont font l’apologie de cette épouvante, sublimant de romantisme chaque méandre putride de ses ténèbres, nous encourageant élégamment à tomber en amour de ce sentiment infernal...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	D’autres, comme [[Christian Bobin]], nous conduisent avec un sourire à la découverte de petits trésors cachés dans l’immensité de l’infini. L’intérieur d’un pétale de rose immaculé, le murmure d’un feuillage harmonieux ou d’une prairie verdoyante et accueillante sont trop magnifiques  pour ne voir que la peur ou la désolation. Alors, que choisir ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans la vision du Hun Kung, pour apprécier une œuvre, il faut bien plus que qualité et puissance, elle doit nous aider à vivre, nous offrir son éclat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Elle se doit de nous renforcer, nous offrir des repères, de la clarté, de la confiance, de l’[[Amour]]...nous aider à avancer sur le chemin que nous avons choisi, par la [[résonance]], la [[symbolique]], l’éveil de nos [[mémoires]] les plus profondes…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Si une œuvre aussi géniale soit-elle, vous disperse, vous fait mal, ou teinte votre paysage émotionnel et votre intimité d’une couleur que vous ne voulez pas...elle ne vous aide pas à vivre ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 1: Différents types de qualités artistiques]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 2: puissance artistique]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 3: qualité de l'expérience intérieure]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 4: sombre et lumière]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Art_et_puissance_1:_Diff%C3%A9rents_types_de_qualit%C3%A9s_artistiques&amp;diff=120</id>
		<title>Art et puissance 1: Différents types de qualités artistiques</title>
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		<updated>2025-02-19T17:34:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Je suis intriguée…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
...qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire, qu’une œuvre est de qualité ou bien médiocre ?&lt;br /&gt;
Ne juge -t-on pas les choses un peu à la hâte, par moment ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Comment peut-on affirmer qu’un film de mass-média qui transforme la mentalité de plusieurs générations sur la planète entière est insignifiant ou sans intérêt ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Comment peut-on certifier qu’une musique qui bouleverse mon rythme cardiaque et fait vibrer mon corps en dépit de ma volonté est quelconque ou inutile ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Comment peut-on envisager qu’un dessin animé qui serait le fruit du travail de toute une équipe d’experts avec un CV long comme mon bras et de moyens techniques des plus innovants serait insuffisant ou négligeable ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je voudrais redonner leur nom aux bœufs et apporter un brin de clarté et de discernement à ce débat. Car il me semble que la qualité d’une œuvre peut avoir plusieurs visages et donc s’évaluer de différentes manières, selon différents critères.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	En effet, une œuvre peut montrer d’énormes '''qualités techniques''' et spectaculaires de réalisation et de production, avec des effets spéciaux à vous couper le souffle mais s’avérer un brin cliché... . Les symphonies des plus complexes, les poésies les plus subtiles et sophistiquées, les peintures les plus saisissantes , criantes de vérité, qui peuvent nous paraître si impressionnantes au premier regard, mais qui au bout du compte peuvent s’avérer bien fade ou totalement inepte, ou bien sans âme...peut on pour autant la juger dénuée d’intérêt ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	D’autre part, un travail artistique peut présenter quelque chose de nouveau, de totalement '''innovant et créatif''' , hors des clichés, avec un sens critique aigu et très bien pensé. Comme tous ces thrillers aux intrigues très élaborées qui nous défient et nous éloignent de nos automatismes. Ou bien d’innombrables chefs-d’œuvre d’innovation qui ont révolutionné l’histoire de l’art. Seulement, une œuvre peut être hautement créative et d’une intelligence hors-pair, mais ne pas me toucher profondément, ne pas me remuer de l’intérieur, avec une [[fonction artistique]] basse ou inexistante…ou bien la capacité expressive et technique de l’auteur n’est pas à la hauteur de sa perspicacité, et la sensualité, la sensibilité ou le raffinement qui en émane ne savent nous émouvoir…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Car il y a aussi ce critère non moins négligeable, cette capacité de nous atteindre en notre fort intérieur, de bouleverser nos émotions, notre corps, de coller à l’imaginaire, c’est à dire, la '''[[fonction artistique]]'''. Une spécialité des mass-médias, qui savent très bien transmettre un message des plus efficaces pour nous vendre la meilleur lessive du monde, ou faire de nombreuses entrées pour la dernière production hollywoodienne. Ou encore ce fameux funk brésilien dont la virtuosité et les valeurs morales mises en place laissent à désirer, mais qui sait si bien réveiller nos énergies de vie et fait mouche à chaque écoute...Ce travail peut être cliché ou bien superficiel, posséder de faibles qualités techniques ou bien m’envahir d’un ressenti qui ne me captive pas,  mais il nous a touché, il nous appartient désormais, il fait partie de nous, comme un précieux outil, affûtant notre sensibilité et notre réceptivité pour lire différemment les prochaines œuvres qui croiseront notre chemin…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a aussi des '''travaux raffinés''', qui nous entrouvrent les portes de la perception, nous sensibilisent, et dilatent en nous tous ces petits capteurs de la subtilité et des délicatesses de ce monde. Nous pouvons facilement nous sentir grandis en nous connectant avec un art aussi sophistiqué. Mais quel est réellement son contenu ? Quels sont les motifs symboliques qu’elle défend ? Est-ce un simple échantillon d’esthétisme saupoudré de glamour ou bien élargit-elle vraiment ma conscience ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il existe tellement de barèmes et d’échelles de valeur pour juger un travail, aussi une critique objective d’une œuvre serait d’observer judicieusement chacune de ses qualités, et d’en contempler clairement leurs manques, leurs limites ou bien la force avec laquelle elle nous a captivé, et de ce fait établir une discussion plus honnête et juste dans un dialogue plus limpide usant d’un langage partagé par tous….au lieu de juger à la hâte et de laisser les passions décider de l’avenir d’une œuvre, quelle qu’elle soit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Car voici une des qualités des plus effectives d’un travail artistique, sa '''puissance''' !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Cette capacité à témoigner intensément l’expérience de l’artiste à travers l’expressivité de son œuvre. Ce critère est une sorte de réunion des précédents, pas qu’il ne s’agisse pas vraiment de la simple addition des  autres qualités (technique, créativité et fonction artistique par exemple), mais plutôt de la manière dont l’artiste a su les harmoniser avec profondeur et justesse…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ce sont des œuvres fortes, expressives, admirables. Elles constituent le panel des grands classiques qui défient l’épreuve du temps et peu à peu forgent notre culture, et il est le plus souvent convenu de manière collective qu’il s’agit d’une œuvre de...qualité !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pourtant, on ne peut pas définir des critères universels à ce sujet car il faut admettre que cette puissance frappe de plein fouet notre paysage intérieur. La façon dont je vais me connecter avec les affections et les symboles avec lesquels j’entre en pleine résonance, et les thèmes qui vont attirer mon attention seront des pièces-clés pour que je ressente la puissance d’une œuvre. De la même manière que pour moi un éléphant est un mastodonte des plus énormes, puisque je suis un petit être humain, mais peut-être que si j’étais un mammouth, son gigantisme me paraîtrait d’une banalité quelconque. Je me demande même, si j’étais une fourmi ou une amibe, si je saurais débattre sur l’envergure d’un pachyderme…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	 Il se peut qu’aujourd’hui une peinture très reconnue, comme celles de Léonard Da Vinci ne me parle guère, me semble désuète ou disons banale à force d’éloges, et que je trouve dans l’art contemporain davantage de choses à mon goût, des valeurs, des techniques qui me parlent plus personnellement. Il y a ceux qui aiment les films de guerre et d’autres les films d’amour. Certains préfèrent une littérature claire, nette et précise, d’autres les arabesques de jeux stylistiques sophistiqués. Il existe de bien nombreuses façons de voir et de ressentir le monde, et cela va affecter le jugement qu’une personne porte sur un travail artistique. &lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà de tout ces débat sur la qualité d’une œuvre…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|...d’où viens réellement cette puissance ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Comment aborder cette force qui me touche ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Comment l’envisager ?...Sa taille ? Sa densité ? Sa couleur ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Cela m’intrigue...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 1: Différents types de qualités artistiques]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 2: puissance artistique]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 3: qualité de l'expérience intérieure]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 4: sombre et lumière]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Art_et_puissance_3:_qualit%C3%A9_de_l%27exp%C3%A9rience_int%C3%A9rieure&amp;diff=119</id>
		<title>Art et puissance 3: qualité de l'expérience intérieure</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Art_et_puissance_3:_qualit%C3%A9_de_l%27exp%C3%A9rience_int%C3%A9rieure&amp;diff=119"/>
		<updated>2025-02-19T17:33:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
==Qualité d’un travail vs qualité de l’expérience intérieure==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Oui, prendre soin de notre expérience intérieure est essentiel...c’est pourquoi il faut savoir rester prudent quand à la qualité du message que me renvoie un travail artistique. Ce n’est pas parce qu’une œuvre est puissante qu’elle va (ou qu’elle doit) me plaire...Je peux reconnaître la qualité d’un travail mais ne pas vouloir me connecter, tout comme je peux reconnaître les qualités professionnelles d’un collègue mais ne pas vouloir être son ami. Ce n’est pas parce qu’une maison est bien faite que je dois y habiter...je ne dois pas oublier d’écouter ses vibrations, ce qu’elle m’apporte en [[résonance]], si je peux m’y projeter, si son intérieur, ses pièces à vivre me correspondent, ni de me poser la question : « est-ce qu’elle va m’aider ou non à habiter mon [[paysage intérieur]] d’une belle manière ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	De même, il y a des œuvres d’une grande qualité technique, très expressives et chargées de puissance, où la vie de l’artiste transpire à travers la toile de la peinture, les pages du livre ou les scènes du film...mais je ne peux pas me permettre d’être avec ce génie. Il se peut qu’une œuvre se montre très inspirante, chargée de créativité et de sensibilité, mais qu’elle ne m’aide pas à vivre, qu’elle change ma vibration, m’apporte cauchemars et ruminations, plongeant mon monde intérieur dans un pessimisme contagieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	On pense parfois que parce qu’une œuvre est touchée par le génie, l’on doit se sentir dans l’obligation de l’apprécier, comme un patrimoine incontournable de l’humanité… « As-tu vu le dernier  film de Fulano de Tal ?  ? ... lu le dernier livre d’Etienne Marcel ? ?». Si je répond non, je prends le risque de paraître inculte ou désintéressée, voir paresseuse. Ou pire, si je répond qu’il ne m’as guère touchée, peu inspirée, le groupe entier va remettre en question mes goûts et mes orientations culturelles...mais dois-je pour autant négliger la nourriture de mon âme, les effets d’une œuvre sur mon corps énergétique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il est bien dommage de ne pas partager ce savoir-faire technique, de ne pas venir s’y abreuver, et de se refuser à cette nourriture pour l’intellect, mais il faut rester vigilant, ne jamais perdre de vue son objectif premier : comment je vais me construire ? Avancer sur mon chemin personnel ? Me situer ou bien trouver ma place dans le collectif doit rester secondaire. Tout cela, une fois encore dépend de nos rencontres, il faut savoir les écouter, savoir les choisir, les démêler, et toujours opter pour l’[[harmonie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il est vrai qu’en occident la tendance générale est de se construire essentiellement à travers le mental, en accumulant des informations, des connaissances, et on en oublierait facilement d’alimenter nos centres corporel et émotionnel. On peut penser dans notre société qu’une personne accomplie est forcément un érudit, cultivé intellectuellement, qui se construit à travers les œuvres de l’humanité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	En occident, nous respectons l’opinion et les conseils de personnes savantes, d’experts, de collectionneurs de post-doctorats ou d’auteurs de quelques dizaines de livres bien sentis. Et tout cela est si distinct de la vision du sage oriental, qui cherche sa réalisation à travers le silence et le flux d’énergie vitale. Et peut-être que cette personne-là ne sait même pas lire un livre, mais se trouve être un expert en lecture de la [[Vie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il est important de faire émerger cette différence car ce sont deux visions de la connaissance. Une plutôt ancrée dans le mental, le conceptuel, l’autre cherchant à regarder la vie comme un perpétuel changement, cherchant à danser simplement avec tout ce qui nous touche et accumuler non pas des données pour notre cerveau, mais des sensations, des impressions pour charger notre corps vibratoire, colorer nos émotions, jusque dans chacune de nos cellules…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Or la puissance d’une œuvre est directement liée à la force d’expression entre l’expérience intérieure et le travail de l’artiste, et la force de cette relation ne prend pas forcément sa source dans la '''qualité''' de cette expérience intérieure...je veux dire par là qu’un artiste peut user d’une poésie puissante et profonde, jouant de mots justes, habiles et agréables, mais nous parler de ses fantômes, de ses poubelles énergétiques et nous dépeindre un paysage des plus sincère, mais des plus malsain...et ne pas partager une expérience de qualité de vie positive pour nous grandir de sa beauté, de sa pureté, de substances qui nous aident à vivre, à envisager la vie d’une belle manière, et nous accompagner sur notre chemin...(sauf bien entendu si l’on s’est choisit un chemin de ronces et d’ornières traversant les marécages des plus ténébreux…)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	On se laisse si facilement impressionner par la puissance extérieure d’une œuvre et derrière les charmes du contenant...on en oublie parfois d’observer ce que nous offre la valeur qualitative du contenu... et la quantité des plats qui vont garnir le festin va dissimuler leur saveur...alors j’invite les gens à penser plus judicieusement à la qualité de leur repas, à leur teneur, leur goût et leur couleurs et à la fraîcheur de ses aliments…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Notre regard est obnubilé, absorbé par le côté disons quantitatif de cette puissance, ce désir de grandeur et cette recherche quasi systématique de cette puissance effective, matérielle, palpable…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	...et alors... se construire se résumerait exclusivement à gagner en taille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a une puissance de tous les ressentis humains. Et de c’est de cela dont les gens ont faim : d'humanité !...Mais cette direction est des plus pernicieuse. En voulant se connecter avec l’expérience [[groupalisation|collective]], nous pouvons très facilement tomber dans le piège de nous connecter avec des expériences humaines les plus fréquentes, les plus quelconques et basses.  Et il faut admettre que dans sa globalité, il y a depuis la nuit des temps dans notre histoire de l’art, une expérience du négatif plus abondante, plus étudiée, plus approfondie, plus aboutie...alors œuvrer en ce sens nous offre davantage ce sentiment d’enrichir, d’ajouter, de peaufiner, d’améliorer le travail de nos pères.…et donc d’un travail supérieur, plus important, donc plus...puissant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais pourquoi s’évertuer à répéter les mêmes chemins existentiels si largement ouverts par nos ancêtres ? Pourquoi ne pas chercher une autre source de puissance? Pourquoi ne pas se nourrir de la puissance de la [[Vie|Force de Vie]] ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Nourrir un art qui parle de la vie, simple et intense, ordinaire et unique, anodine et immense...un art qui parle de quelque chose qui serait plus grand que nous, plus grand que l’humanité et ses maigres préoccupations chimériques, qui parle de communion, d’union, d'harmonie intérieure au sein d’un univers qui nous enveloppe de son infini, qui nous raconte le secret de la [[Vie]], qui alimente notre flamme et l’équilibre de nos énergies. Se nourrir de la Vie, d’un art qui communique une expérience intérieure saine et comestible…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Des différents types d’œuvre, selon la qualité de l’expérience intérieur de l’artiste==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un art puissant n’est pas nécessairement nutritif pour l’âme. Malgré sa puissance,  il peut se présenter à nous sous différents aspects, à différents niveaux, selon la qualité de l’expérience intérieur de l’artiste. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Des plus grossières '''enfantées de l’égo''' et de ses pesantes litanies, simple complaintes ordinaires ou furieuses critiques sociales endiablées, cris de douleur ou prisons émotionnelles avec vue sur les ténèbres...il n’est pas rare de voir dans les arts un certain attrait pour ce genre d’expérience. Il est produit par des personnes qui pour la plupart sont étourdies et absorbés par le poids de leurs expériences, et ne voyant pas d’issue vers la guérison, utilisent l’art comme une soupape de décompression, ou pire comme une muse... et s’en délectent. Il faut voir que parler d’émotions fortes, d’expériences fortes amène souvent à des résultats puissants, mais d’un niveau existentiel moindre, un cercle vicieux énergétique, un carcan pour l’âme, pour qui fait cet art et pour qui le reçoit. (Et ce mal nous est si proche, si intime, que nous l’achetons, en redemandons, et entretenons nous aussi ce cycle infernal…)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il est vrai que depuis les débuts de l’histoire de l’humanité, il est plus facile d’aller dans ce sens là, nous avons davantage travailler sur ce côté sombre. Les pistes, disons les autoroutes, pour s’y rendre sont plus faciles d’accès, plus nombreuses, et largement entretenues. Le travail de nos aînés à ce sujet est plus étendu, plus creusé, alors il peut paraître à nos penseurs  d’aller ainsi davantage en profondeur, paraître plus doctes, plus crédibles, et d’offrir ainsi un travail plus abouti, plus développé en œuvrant dans ce sens….toujours vers ce sentiment de performance intellectuelle , de réussite…ne laissant que peu de place à la légèreté, à l’éclat de cette petite flamme de la [[Vie|Grande Vie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Notez que je ne fais pas de distinction stricte entre un art raffiné et un autre moins raffiné. Il y a beaucoup de versets complexes, des jeux de mots tout aussi complexes, des accords impossibles, des mouvements corporels inimaginables ou de toute virtuosité magnanime que nous pouvons rencontrer mais qui ne restent, en fait, que les dires du héraut d’une vie vide, guidé par un fragile [[ego]]. La catégorie que je propose ici englobe toute œuvre, indépendamment de sa qualité intellectuelle ou technique, nous offrant pour l’essentiel de nous maintenir dans une existence vide, soit par le manque, la mélancolie, la violence, ou même l’idéalisme. Il est très important de toujours se poser la question : comment suis-je en train de vibrer au contact de cette œuvre ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela me fait penser à un commentaire sur Facebook, d’une amie qui mettait en relation deux chansons. L’une, le tube de l’époque, répétait sommairement : « je veux le Pa ! je veux le Poum !!….je veux le papapoum !!! »...sur un rythme endiablé des plus binaire mais si entraînant si convivial, une vraie invitation à la fête. L’autre, une chanson très bien élaborée, avec de beaux versets envoûtants, qui nous embarque dans les plus douces illusions d’un amour romantique qui viendrait sauver notre vie. &lt;br /&gt;
	 &lt;br /&gt;
Elle demandait dans son commentaire : « Qu’est-ce que tu veux ? » (...puisque les deux chansons commencent par « Je le veux »). Il y avait clairement une nette orientation en faveur du raffinement, genre de question qui propose déjà sa réponse. Cela m’a frappé parce que je me suis dit immédiatement : je veux un swing grossier qui éveille mon corps ou bien une poésie vraiment sophistiquée qui éveille ma carence et qui renforce en moi cette croyance illusoire que l’amour romantique est le grand rédempteur des jours actuels? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela illustre bien, je trouve, cet état d’esprit qui n'a que peu d’égard quand à la couleur de l'énergie et des émotions qu’une musique peut apporter dans notre vie, mais qui reste essentiellement axé sur sa qualité poétique et intellectuelle, ce raffinement qui ne prendrait vie que dans un travail des plus sophistiqué. Toujours cet attrait pour cette puissance intellectuelle...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre façon de pratiquer l’art est le chemin emprunter par les  artistes qui parlent de leurs rêves, de leurs désirs, décrivent sobrement des archétypes '''à travers leur imaginaire''', leurs émotions, leur mémoire corporelle et sensitive. Ils nous racontent leur voyage à travers la vie et tous ces paysages qu’elle leur a apportés par résonance. Ce sont des artistes qui s’intéressent bien moins à nous raconter leurs propres querelles intestines, envies ou besoins qu’à construire et rapporter des mondes fabuleux, décrire des modèles, rêver et voyager à travers différents paysages si inventifs . C’est une façon de s’émerveiller de la capacité créative de l’esprit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a aussi des artistes qui seraient plutôt de généreux spectateurs qui nous partagent leur '''vision du monde immatériel''', leur regard sur la vie éthérée, et tous ces arc-en-ciel que l’on oublie parfois de célébrer. Sans analyse ni conceptualisation, juste une rencontre avec ces petits bouts de rien (un parfum, une vision, une idée en train de naître...) qui peuvent parfois paraître inexistants au regard de nos cœurs d’humanoïdes hermétiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces sont  des artistes qui nous parlent de connexion avec le silence, avec la quiétude, avec la lumière qui circule en toute chose,  qui nous narrent cet enchantement pour la magie du monde qui émerge de la libération de cet [[Amour]] en nous, entre nous... Comme dirait [[Christian Bobin]], un art qui : « ..trouve tout seul les mots pour dire sans déborder, ce que les yeux et le cœur ont vus... ». Un art garni de sagesse, un art [[spiritualité|spirituel]], '''un art numineux'''…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette catégorie réunie les êtres qui nourrissent un état d’ouverture totale à la vie et toutes ces âmes généreuses qui viennent nous raconter comme une offrande ce qu’un œil éveillé peut entendre de profondeur, de poésie, de douceur, de lumière d’[[Amour]]... Mais cette plume-là n’ouvre ses ailes qu’aux personnalités nées d’une construction intime assidue, profonde et sincère. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La puissance ne peut venir que de l’expérience intérieur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un art ne peut aller avec puissance que jusqu’au niveau d’expérience de l’artiste. Il ne saura parler de manière expressive d’amour inconditionnel que s’il l’a effectivement expérimenté. Son travail risque de se résumé à un pâle pamphlet platonique au parfum d’artifice, si ces belles choses ne sont pas présentes en lui, si elles ne sont pas vivantes dans une expérience intérieure authentique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un artiste  est  comme une antenne, qui capte les messages de l’immatériel, et ne peut transmettre que ce qui est entré en résonance avec son [[âme]]. Disons que pour atteindre avec puissance un dialogue avec la lumière, il ne s’agit pas de rajouter quelques néons, du strass ou des paillettes dans son travail, mais plutôt de se sensibiliser, d’optimiser et d’orienter cette antenne vers la lumière, de se rendre réceptif, accueillant, captateur à chacune de ces étincelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est très important de comprendre ce point, parce que lorsque nous mettons en garde contre le fait d’être en contact avec des arts obscurs et énergivores, et l’importance d’inviter la lumière dans son travail, cela ne peut en aucun cas se faire de manière convenue, artificielle ou conceptuelle car cela peut entacher considérablement sa vertu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, deux personnalités que je respecte énormément, qui sont Aldous Huxley et Hermann Hesse, ont toujours suivit des valeurs comme la sagesse, la liberté et l’harmonie comme direction pour leur chemin de vie et leur travail. Cependant, tout-deux ont cette tendance à pécher par excès d’intellectualité et d’idéalisme respectivement dans L’île et Le jeu des perles de verre. Malgré un contenu des plus intéressant, les deux œuvres nous laissent sur notre faim quand à leur capacité d’éveiller une résonance en nous, de nous capturer, nous captiver par une [[fonction artistique]] envoûtante. Ils me semblent avoir été bien empressés de nous délivrer des choses hautes en couleurs intellectuelles, au lieu de laisser leur [[âme]] libérer l’expérience de la [[Vie]] et de la laisser s’exprimer avec une puissance artistique attrayante, plutôt qu’une puissance intellectuelle tendant vers la morale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est pourquoi la proposition du Hun Kung est de pratiquer l’art bien au-delà de sa qualité expressive. Il s’agit de [[Esthétique de l’existence|faire de soi-même une œuvre d’art]], d’affiner, de raffiner son expérience intérieure, afin de s’offrir et d’offrir au monde le meilleur de soi-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Briser ce cercle vicieux de la misère existentielle…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Créer un nouveau cycle d’expansion existentielle.…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Libérer soi-même et les autres (par la même) ne serait-ce pas là un acte politique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Parler, écrire, dessiner ou peindre la misère ne nous aide pas à vivre, mais lui donne du poids, attise les énergies basses et soutient la tendance collective à rechercher cette négativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Nous avons en nous cette peur viscérale de l’inconnu, de nous perdre dans le vide de cette immensité aux milles reflets. Certain comme Lautréamont font l’apologie de cette épouvante, sublimant de romantisme chaque méandre putride de ses ténèbres, nous encourageant élégamment à tomber en amour de ce sentiment infernal...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	D’autres, comme [[Christian Bobin]], nous conduisent avec un sourire à la découverte de petits trésors cachés dans l’immensité de l’infini. L’intérieur d’un pétale de rose immaculé, le murmure d’un feuillage harmonieux ou d’une prairie verdoyante et accueillante sont trop magnifiques  pour ne voir que la peur ou la désolation. Alors, que choisir ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans la vision du Hun Kung, pour apprécier une œuvre, il faut bien plus que qualité et puissance, elle doit nous aider à vivre, nous offrir son éclat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Elle se doit de nous renforcer, nous offrir des repères, de la clarté, de la confiance, de l’[[Amour]]...nous aider à avancer sur le chemin que nous avons choisi, par la [[résonance]], la [[symbolique]], l’éveil de nos [[mémoires]] les plus profondes…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Si une œuvre aussi géniale soit-elle, vous disperse, vous fait mal, ou teinte votre paysage émotionnel et votre intimité d’une couleur que vous ne voulez pas...elle ne vous aide pas à vivre ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 4: sombre et lumière]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 1: Différents types de qualités artistiques]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 2: puissance artistique]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 3: qualité de l'expérience intérieure]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Art_et_puissance_3:_qualit%C3%A9_de_l%27exp%C3%A9rience_int%C3%A9rieure&amp;diff=118</id>
		<title>Art et puissance 3: qualité de l'expérience intérieure</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Art_et_puissance_3:_qualit%C3%A9_de_l%27exp%C3%A9rience_int%C3%A9rieure&amp;diff=118"/>
		<updated>2025-02-19T17:32:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Art et puissance artistique 3 : Qualité de l’expérience intérieure=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qualité d’un travail vs qualité de l’expérience intérieure==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Oui, prendre soin de notre expérience intérieure est essentiel...c’est pourquoi il faut savoir rester prudent quand à la qualité du message que me renvoie un travail artistique. Ce n’est pas parce qu’une œuvre est puissante qu’elle va (ou qu’elle doit) me plaire...Je peux reconnaître la qualité d’un travail mais ne pas vouloir me connecter, tout comme je peux reconnaître les qualités professionnelles d’un collègue mais ne pas vouloir être son ami. Ce n’est pas parce qu’une maison est bien faite que je dois y habiter...je ne dois pas oublier d’écouter ses vibrations, ce qu’elle m’apporte en [[résonance]], si je peux m’y projeter, si son intérieur, ses pièces à vivre me correspondent, ni de me poser la question : « est-ce qu’elle va m’aider ou non à habiter mon [[paysage intérieur]] d’une belle manière ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	De même, il y a des œuvres d’une grande qualité technique, très expressives et chargées de puissance, où la vie de l’artiste transpire à travers la toile de la peinture, les pages du livre ou les scènes du film...mais je ne peux pas me permettre d’être avec ce génie. Il se peut qu’une œuvre se montre très inspirante, chargée de créativité et de sensibilité, mais qu’elle ne m’aide pas à vivre, qu’elle change ma vibration, m’apporte cauchemars et ruminations, plongeant mon monde intérieur dans un pessimisme contagieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	On pense parfois que parce qu’une œuvre est touchée par le génie, l’on doit se sentir dans l’obligation de l’apprécier, comme un patrimoine incontournable de l’humanité… « As-tu vu le dernier  film de Fulano de Tal ?  ? ... lu le dernier livre d’Etienne Marcel ? ?». Si je répond non, je prends le risque de paraître inculte ou désintéressée, voir paresseuse. Ou pire, si je répond qu’il ne m’as guère touchée, peu inspirée, le groupe entier va remettre en question mes goûts et mes orientations culturelles...mais dois-je pour autant négliger la nourriture de mon âme, les effets d’une œuvre sur mon corps énergétique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il est bien dommage de ne pas partager ce savoir-faire technique, de ne pas venir s’y abreuver, et de se refuser à cette nourriture pour l’intellect, mais il faut rester vigilant, ne jamais perdre de vue son objectif premier : comment je vais me construire ? Avancer sur mon chemin personnel ? Me situer ou bien trouver ma place dans le collectif doit rester secondaire. Tout cela, une fois encore dépend de nos rencontres, il faut savoir les écouter, savoir les choisir, les démêler, et toujours opter pour l’[[harmonie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il est vrai qu’en occident la tendance générale est de se construire essentiellement à travers le mental, en accumulant des informations, des connaissances, et on en oublierait facilement d’alimenter nos centres corporel et émotionnel. On peut penser dans notre société qu’une personne accomplie est forcément un érudit, cultivé intellectuellement, qui se construit à travers les œuvres de l’humanité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	En occident, nous respectons l’opinion et les conseils de personnes savantes, d’experts, de collectionneurs de post-doctorats ou d’auteurs de quelques dizaines de livres bien sentis. Et tout cela est si distinct de la vision du sage oriental, qui cherche sa réalisation à travers le silence et le flux d’énergie vitale. Et peut-être que cette personne-là ne sait même pas lire un livre, mais se trouve être un expert en lecture de la [[Vie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il est important de faire émerger cette différence car ce sont deux visions de la connaissance. Une plutôt ancrée dans le mental, le conceptuel, l’autre cherchant à regarder la vie comme un perpétuel changement, cherchant à danser simplement avec tout ce qui nous touche et accumuler non pas des données pour notre cerveau, mais des sensations, des impressions pour charger notre corps vibratoire, colorer nos émotions, jusque dans chacune de nos cellules…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Or la puissance d’une œuvre est directement liée à la force d’expression entre l’expérience intérieure et le travail de l’artiste, et la force de cette relation ne prend pas forcément sa source dans la '''qualité''' de cette expérience intérieure...je veux dire par là qu’un artiste peut user d’une poésie puissante et profonde, jouant de mots justes, habiles et agréables, mais nous parler de ses fantômes, de ses poubelles énergétiques et nous dépeindre un paysage des plus sincère, mais des plus malsain...et ne pas partager une expérience de qualité de vie positive pour nous grandir de sa beauté, de sa pureté, de substances qui nous aident à vivre, à envisager la vie d’une belle manière, et nous accompagner sur notre chemin...(sauf bien entendu si l’on s’est choisit un chemin de ronces et d’ornières traversant les marécages des plus ténébreux…)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	On se laisse si facilement impressionner par la puissance extérieure d’une œuvre et derrière les charmes du contenant...on en oublie parfois d’observer ce que nous offre la valeur qualitative du contenu... et la quantité des plats qui vont garnir le festin va dissimuler leur saveur...alors j’invite les gens à penser plus judicieusement à la qualité de leur repas, à leur teneur, leur goût et leur couleurs et à la fraîcheur de ses aliments…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Notre regard est obnubilé, absorbé par le côté disons quantitatif de cette puissance, ce désir de grandeur et cette recherche quasi systématique de cette puissance effective, matérielle, palpable…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	...et alors... se construire se résumerait exclusivement à gagner en taille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a une puissance de tous les ressentis humains. Et de c’est de cela dont les gens ont faim : d'humanité !...Mais cette direction est des plus pernicieuse. En voulant se connecter avec l’expérience [[groupalisation|collective]], nous pouvons très facilement tomber dans le piège de nous connecter avec des expériences humaines les plus fréquentes, les plus quelconques et basses.  Et il faut admettre que dans sa globalité, il y a depuis la nuit des temps dans notre histoire de l’art, une expérience du négatif plus abondante, plus étudiée, plus approfondie, plus aboutie...alors œuvrer en ce sens nous offre davantage ce sentiment d’enrichir, d’ajouter, de peaufiner, d’améliorer le travail de nos pères.…et donc d’un travail supérieur, plus important, donc plus...puissant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais pourquoi s’évertuer à répéter les mêmes chemins existentiels si largement ouverts par nos ancêtres ? Pourquoi ne pas chercher une autre source de puissance? Pourquoi ne pas se nourrir de la puissance de la [[Vie|Force de Vie]] ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Nourrir un art qui parle de la vie, simple et intense, ordinaire et unique, anodine et immense...un art qui parle de quelque chose qui serait plus grand que nous, plus grand que l’humanité et ses maigres préoccupations chimériques, qui parle de communion, d’union, d'harmonie intérieure au sein d’un univers qui nous enveloppe de son infini, qui nous raconte le secret de la [[Vie]], qui alimente notre flamme et l’équilibre de nos énergies. Se nourrir de la Vie, d’un art qui communique une expérience intérieure saine et comestible…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Des différents types d’œuvre, selon la qualité de l’expérience intérieur de l’artiste==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un art puissant n’est pas nécessairement nutritif pour l’âme. Malgré sa puissance,  il peut se présenter à nous sous différents aspects, à différents niveaux, selon la qualité de l’expérience intérieur de l’artiste. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Des plus grossières '''enfantées de l’égo''' et de ses pesantes litanies, simple complaintes ordinaires ou furieuses critiques sociales endiablées, cris de douleur ou prisons émotionnelles avec vue sur les ténèbres...il n’est pas rare de voir dans les arts un certain attrait pour ce genre d’expérience. Il est produit par des personnes qui pour la plupart sont étourdies et absorbés par le poids de leurs expériences, et ne voyant pas d’issue vers la guérison, utilisent l’art comme une soupape de décompression, ou pire comme une muse... et s’en délectent. Il faut voir que parler d’émotions fortes, d’expériences fortes amène souvent à des résultats puissants, mais d’un niveau existentiel moindre, un cercle vicieux énergétique, un carcan pour l’âme, pour qui fait cet art et pour qui le reçoit. (Et ce mal nous est si proche, si intime, que nous l’achetons, en redemandons, et entretenons nous aussi ce cycle infernal…)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il est vrai que depuis les débuts de l’histoire de l’humanité, il est plus facile d’aller dans ce sens là, nous avons davantage travailler sur ce côté sombre. Les pistes, disons les autoroutes, pour s’y rendre sont plus faciles d’accès, plus nombreuses, et largement entretenues. Le travail de nos aînés à ce sujet est plus étendu, plus creusé, alors il peut paraître à nos penseurs  d’aller ainsi davantage en profondeur, paraître plus doctes, plus crédibles, et d’offrir ainsi un travail plus abouti, plus développé en œuvrant dans ce sens….toujours vers ce sentiment de performance intellectuelle , de réussite…ne laissant que peu de place à la légèreté, à l’éclat de cette petite flamme de la [[Vie|Grande Vie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Notez que je ne fais pas de distinction stricte entre un art raffiné et un autre moins raffiné. Il y a beaucoup de versets complexes, des jeux de mots tout aussi complexes, des accords impossibles, des mouvements corporels inimaginables ou de toute virtuosité magnanime que nous pouvons rencontrer mais qui ne restent, en fait, que les dires du héraut d’une vie vide, guidé par un fragile [[ego]]. La catégorie que je propose ici englobe toute œuvre, indépendamment de sa qualité intellectuelle ou technique, nous offrant pour l’essentiel de nous maintenir dans une existence vide, soit par le manque, la mélancolie, la violence, ou même l’idéalisme. Il est très important de toujours se poser la question : comment suis-je en train de vibrer au contact de cette œuvre ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela me fait penser à un commentaire sur Facebook, d’une amie qui mettait en relation deux chansons. L’une, le tube de l’époque, répétait sommairement : « je veux le Pa ! je veux le Poum !!….je veux le papapoum !!! »...sur un rythme endiablé des plus binaire mais si entraînant si convivial, une vraie invitation à la fête. L’autre, une chanson très bien élaborée, avec de beaux versets envoûtants, qui nous embarque dans les plus douces illusions d’un amour romantique qui viendrait sauver notre vie. &lt;br /&gt;
	 &lt;br /&gt;
Elle demandait dans son commentaire : « Qu’est-ce que tu veux ? » (...puisque les deux chansons commencent par « Je le veux »). Il y avait clairement une nette orientation en faveur du raffinement, genre de question qui propose déjà sa réponse. Cela m’a frappé parce que je me suis dit immédiatement : je veux un swing grossier qui éveille mon corps ou bien une poésie vraiment sophistiquée qui éveille ma carence et qui renforce en moi cette croyance illusoire que l’amour romantique est le grand rédempteur des jours actuels? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela illustre bien, je trouve, cet état d’esprit qui n'a que peu d’égard quand à la couleur de l'énergie et des émotions qu’une musique peut apporter dans notre vie, mais qui reste essentiellement axé sur sa qualité poétique et intellectuelle, ce raffinement qui ne prendrait vie que dans un travail des plus sophistiqué. Toujours cet attrait pour cette puissance intellectuelle...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre façon de pratiquer l’art est le chemin emprunter par les  artistes qui parlent de leurs rêves, de leurs désirs, décrivent sobrement des archétypes '''à travers leur imaginaire''', leurs émotions, leur mémoire corporelle et sensitive. Ils nous racontent leur voyage à travers la vie et tous ces paysages qu’elle leur a apportés par résonance. Ce sont des artistes qui s’intéressent bien moins à nous raconter leurs propres querelles intestines, envies ou besoins qu’à construire et rapporter des mondes fabuleux, décrire des modèles, rêver et voyager à travers différents paysages si inventifs . C’est une façon de s’émerveiller de la capacité créative de l’esprit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a aussi des artistes qui seraient plutôt de généreux spectateurs qui nous partagent leur '''vision du monde immatériel''', leur regard sur la vie éthérée, et tous ces arc-en-ciel que l’on oublie parfois de célébrer. Sans analyse ni conceptualisation, juste une rencontre avec ces petits bouts de rien (un parfum, une vision, une idée en train de naître...) qui peuvent parfois paraître inexistants au regard de nos cœurs d’humanoïdes hermétiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces sont  des artistes qui nous parlent de connexion avec le silence, avec la quiétude, avec la lumière qui circule en toute chose,  qui nous narrent cet enchantement pour la magie du monde qui émerge de la libération de cet [[Amour]] en nous, entre nous... Comme dirait [[Christian Bobin]], un art qui : « ..trouve tout seul les mots pour dire sans déborder, ce que les yeux et le cœur ont vus... ». Un art garni de sagesse, un art [[spiritualité|spirituel]], '''un art numineux'''…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette catégorie réunie les êtres qui nourrissent un état d’ouverture totale à la vie et toutes ces âmes généreuses qui viennent nous raconter comme une offrande ce qu’un œil éveillé peut entendre de profondeur, de poésie, de douceur, de lumière d’[[Amour]]... Mais cette plume-là n’ouvre ses ailes qu’aux personnalités nées d’une construction intime assidue, profonde et sincère. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La puissance ne peut venir que de l’expérience intérieur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un art ne peut aller avec puissance que jusqu’au niveau d’expérience de l’artiste. Il ne saura parler de manière expressive d’amour inconditionnel que s’il l’a effectivement expérimenté. Son travail risque de se résumé à un pâle pamphlet platonique au parfum d’artifice, si ces belles choses ne sont pas présentes en lui, si elles ne sont pas vivantes dans une expérience intérieure authentique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un artiste  est  comme une antenne, qui capte les messages de l’immatériel, et ne peut transmettre que ce qui est entré en résonance avec son [[âme]]. Disons que pour atteindre avec puissance un dialogue avec la lumière, il ne s’agit pas de rajouter quelques néons, du strass ou des paillettes dans son travail, mais plutôt de se sensibiliser, d’optimiser et d’orienter cette antenne vers la lumière, de se rendre réceptif, accueillant, captateur à chacune de ces étincelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est très important de comprendre ce point, parce que lorsque nous mettons en garde contre le fait d’être en contact avec des arts obscurs et énergivores, et l’importance d’inviter la lumière dans son travail, cela ne peut en aucun cas se faire de manière convenue, artificielle ou conceptuelle car cela peut entacher considérablement sa vertu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, deux personnalités que je respecte énormément, qui sont Aldous Huxley et Hermann Hesse, ont toujours suivit des valeurs comme la sagesse, la liberté et l’harmonie comme direction pour leur chemin de vie et leur travail. Cependant, tout-deux ont cette tendance à pécher par excès d’intellectualité et d’idéalisme respectivement dans L’île et Le jeu des perles de verre. Malgré un contenu des plus intéressant, les deux œuvres nous laissent sur notre faim quand à leur capacité d’éveiller une résonance en nous, de nous capturer, nous captiver par une [[fonction artistique]] envoûtante. Ils me semblent avoir été bien empressés de nous délivrer des choses hautes en couleurs intellectuelles, au lieu de laisser leur [[âme]] libérer l’expérience de la [[Vie]] et de la laisser s’exprimer avec une puissance artistique attrayante, plutôt qu’une puissance intellectuelle tendant vers la morale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est pourquoi la proposition du Hun Kung est de pratiquer l’art bien au-delà de sa qualité expressive. Il s’agit de [[Esthétique de l’existence|faire de soi-même une œuvre d’art]], d’affiner, de raffiner son expérience intérieure, afin de s’offrir et d’offrir au monde le meilleur de soi-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Briser ce cercle vicieux de la misère existentielle…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Créer un nouveau cycle d’expansion existentielle.…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Libérer soi-même et les autres (par la même) ne serait-ce pas là un acte politique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Parler, écrire, dessiner ou peindre la misère ne nous aide pas à vivre, mais lui donne du poids, attise les énergies basses et soutient la tendance collective à rechercher cette négativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Nous avons en nous cette peur viscérale de l’inconnu, de nous perdre dans le vide de cette immensité aux milles reflets. Certain comme Lautréamont font l’apologie de cette épouvante, sublimant de romantisme chaque méandre putride de ses ténèbres, nous encourageant élégamment à tomber en amour de ce sentiment infernal...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	D’autres, comme [[Christian Bobin]], nous conduisent avec un sourire à la découverte de petits trésors cachés dans l’immensité de l’infini. L’intérieur d’un pétale de rose immaculé, le murmure d’un feuillage harmonieux ou d’une prairie verdoyante et accueillante sont trop magnifiques  pour ne voir que la peur ou la désolation. Alors, que choisir ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans la vision du Hun Kung, pour apprécier une œuvre, il faut bien plus que qualité et puissance, elle doit nous aider à vivre, nous offrir son éclat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Elle se doit de nous renforcer, nous offrir des repères, de la clarté, de la confiance, de l’[[Amour]]...nous aider à avancer sur le chemin que nous avons choisi, par la [[résonance]], la [[symbolique]], l’éveil de nos [[mémoires]] les plus profondes…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Si une œuvre aussi géniale soit-elle, vous disperse, vous fait mal, ou teinte votre paysage émotionnel et votre intimité d’une couleur que vous ne voulez pas...elle ne vous aide pas à vivre ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 4: sombre et lumière]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 1: Différents types de qualités artistiques]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 2: puissance artistique]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 3: qualité de l'expérience intérieure]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>Art et puissance 3: qualité de l'expérience intérieure</title>
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		<updated>2025-02-19T17:28:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: texte 15-3&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Art et puissance artistique 3 : Qualité de l’expérience intérieure=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Qualité d’un travail vs qualité de l’expérience intérieure==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Oui, prendre soin de notre expérience intérieure est essentiel...c’est pourquoi il faut savoir rester prudent quand à la qualité du message que me renvoie un travail artistique. Ce n’est pas parce qu’une œuvre est puissante qu’elle va (ou qu’elle doit) me plaire...Je peux reconnaître la qualité d’un travail mais ne pas vouloir me connecter, tout comme je peux reconnaître les qualités professionnelles d’un collègue mais ne pas vouloir être son ami. Ce n’est pas parce qu’une maison est bien faite que je dois y habiter...je ne dois pas oublier d’écouter ses vibrations, ce qu’elle m’apporte en [[résonance]], si je peux m’y projeter, si son intérieur, ses pièces à vivre me correspondent, ni de me poser la question : « est-ce qu’elle va m’aider ou non à habiter mon [[paysage intérieur]] d’une belle manière ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	De même, il y a des œuvres d’une grande qualité technique, très expressives et chargées de puissance, où la vie de l’artiste transpire à travers la toile de la peinture, les pages du livre ou les scènes du film...mais je ne peux pas me permettre d’être avec ce génie. Il se peut qu’une œuvre se montre très inspirante, chargée de créativité et de sensibilité, mais qu’elle ne m’aide pas à vivre, qu’elle change ma vibration, m’apporte cauchemars et ruminations, plongeant mon monde intérieur dans un pessimisme contagieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	On pense parfois que parce qu’une œuvre est touchée par le génie, l’on doit se sentir dans l’obligation de l’apprécier, comme un patrimoine incontournable de l’humanité… « As-tu vu le dernier  film de Fulano de Tal ?  ? ... lu le dernier livre d’Etienne Marcel ? ?». Si je répond non, je prends le risque de paraître inculte ou désintéressée, voir paresseuse. Ou pire, si je répond qu’il ne m’as guère touchée, peu inspirée, le groupe entier va remettre en question mes goûts et mes orientations culturelles...mais dois-je pour autant négliger la nourriture de mon âme, les effets d’une œuvre sur mon corps énergétique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il est bien dommage de ne pas partager ce savoir-faire technique, de ne pas venir s’y abreuver, et de se refuser à cette nourriture pour l’intellect, mais il faut rester vigilant, ne jamais perdre de vue son objectif premier : comment je vais me construire ? Avancer sur mon chemin personnel ? Me situer ou bien trouver ma place dans le collectif doit rester secondaire. Tout cela, une fois encore dépend de nos rencontres, il faut savoir les écouter, savoir les choisir, les démêler, et toujours opter pour l’[[harmonie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il est vrai qu’en occident la tendance générale est de se construire essentiellement à travers le mental, en accumulant des informations, des connaissances, et on en oublierait facilement d’alimenter nos centres corporel et émotionnel. On peut penser dans notre société qu’une personne accomplie est forcément un érudit, cultivé intellectuellement, qui se construit à travers les œuvres de l’humanité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	En occident, nous respectons l’opinion et les conseils de personnes savantes, d’experts, de collectionneurs de post-doctorats ou d’auteurs de quelques dizaines de livres bien sentis. Et tout cela est si distinct de la vision du sage oriental, qui cherche sa réalisation à travers le silence et le flux d’énergie vitale. Et peut-être que cette personne-là ne sait même pas lire un livre, mais se trouve être un expert en lecture de la [[Vie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il est important de faire émerger cette différence car ce sont deux visions de la connaissance. Une plutôt ancrée dans le mental, le conceptuel, l’autre cherchant à regarder la vie comme un perpétuel changement, cherchant à danser simplement avec tout ce qui nous touche et accumuler non pas des données pour notre cerveau, mais des sensations, des impressions pour charger notre corps vibratoire, colorer nos émotions, jusque dans chacune de nos cellules…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Or la puissance d’une œuvre est directement liée à la force d’expression entre l’expérience intérieure et le travail de l’artiste, et la force de cette relation ne prend pas forcément sa source dans la qualité de cette expérience intérieure...je veux dire par là qu’un artiste peut user d’une poésie puissante et profonde, jouant de mots justes, habiles et agréables, mais nous parler de ses fantômes, de ses poubelles énergétiques et nous dépeindre un paysage des plus sincère, mais des plus malsain...et ne pas partager une expérience de qualité de vie positive pour nous grandir de sa beauté, de sa pureté, de substances qui nous aident à vivre, à envisager la vie d’une belle manière, et nous accompagner sur notre chemin...(sauf bien entendu si l’on s’est choisit un chemin de ronces et d’ornières traversant les marécages des plus ténébreux…)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	On se laisse si facilement impressionner par la puissance extérieure d’une œuvre et derrière les charmes du contenant...on en oublie parfois d’observer ce que nous offre la valeur qualitative du contenu... et la quantité des plats qui vont garnir le festin va dissimuler leur saveur...alors j’invite les gens à penser plus judicieusement à la qualité de leur repas, à leur teneur, leur goût et leur couleurs et à la fraîcheur de ses aliments…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Notre regard est obnubilé, absorbé par le côté disons quantitatif de cette puissance, ce désir de grandeur et cette recherche quasi systématique de cette puissance effective, matérielle, palpable…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	...et alors... se construire se résumerait exclusivement à gagner en taille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a une puissance de tous les ressentis humains. Et de c’est de cela dont les gens ont faim : d'humanité !...Mais cette direction est des plus pernicieuse. En voulant se connecter avec l’expérience [[groupalisation|collective]], nous pouvons très facilement tomber dans le piège de nous connecter avec des expériences humaines les plus fréquentes, les plus quelconques et basses.  Et il faut admettre que dans sa globalité, il y a depuis la nuit des temps dans notre histoire de l’art, une expérience du négatif plus abondante, plus étudiée, plus approfondie, plus aboutie...alors œuvrer en ce sens nous offre davantage ce sentiment d’enrichir, d’ajouter, de peaufiner, d’améliorer le travail de nos pères.…et donc d’un travail supérieur, plus important, donc plus...puissant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais pourquoi s’évertuer à répéter les mêmes chemins existentiels si largement ouverts par nos ancêtres ? Pourquoi ne pas chercher une autre source de puissance? Pourquoi ne pas se nourrir de la puissance de la [[Vie|Force de Vie]] ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Nourrir un art qui parle de la vie, simple et intense, ordinaire et unique, anodine et immense...un art qui parle de quelque chose qui serait plus grand que nous, plus grand que l’humanité et ses maigres préoccupations chimériques, qui parle de communion, d’union, d'harmonie intérieure au sein d’un univers qui nous enveloppe de son infini, qui nous raconte le secret de la [[Vie]], qui alimente notre flamme et l’équilibre de nos énergies. Se nourrir de la Vie, d’un art qui communique une expérience intérieure saine et comestible…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Des différents types d’œuvre, selon la qualité de l’expérience intérieur de l’artiste==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un art puissant n’est pas nécessairement nutritif pour l’âme. Malgré sa puissance,  il peut se présenter à nous sous différents aspects, à différents niveaux, selon la qualité de l’expérience intérieur de l’artiste. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Des plus grossières enfantées de l’égo et de ses pesantes litanies, simple complaintes ordinaires ou furieuses critiques sociales endiablées, cris de douleur ou prisons émotionnelles avec vue sur les ténèbres...il n’est pas rare de voir dans les arts un certain attrait pour ce genre d’expérience. Il est produit par des personnes qui pour la plupart sont étourdies et absorbés par le poids de leurs expériences, et ne voyant pas d’issue vers la guérison, utilisent l’art comme une soupape de décompression, ou pire comme une muse... et s’en délectent. Il faut voir que parler d’émotions fortes, d’expériences fortes amène souvent à des résultats puissants, mais d’un niveau existentiel moindre, un cercle vicieux énergétique, un carcan pour l’âme, pour qui fait cet art et pour qui le reçoit. (Et ce mal nous est si proche, si intime, que nous l’achetons, en redemandons, et entretenons nous aussi ce cycle infernal…)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il est vrai que depuis les débuts de l’histoire de l’humanité, il est plus facile d’aller dans ce sens là, nous avons davantage travailler sur ce côté sombre. Les pistes, disons les autoroutes, pour s’y rendre sont plus faciles d’accès, plus nombreuses, et largement entretenues. Le travail de nos aînés à ce sujet est plus étendu, plus creusé, alors il peut paraître à nos penseurs  d’aller ainsi davantage en profondeur, paraître plus doctes, plus crédibles, et d’offrir ainsi un travail plus abouti, plus développé en œuvrant dans ce sens….toujours vers ce sentiment de performance intellectuelle , de réussite…ne laissant que peu de place à la légèreté, à l’éclat de cette petite flamme de la [[Vie|Grande Vie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	Notez que je ne fais pas de distinction stricte entre un art raffiné et un autre moins raffiné. Il y a beaucoup de versets complexes, des jeux de mots tout aussi complexes, des accords impossibles, des mouvements corporels inimaginables ou de toute virtuosité magnanime que nous pouvons rencontrer mais qui ne restent, en fait, que les dires du héraut d’une vie vide, guidé par un fragile [[ego]]. La catégorie que je propose ici englobe toute œuvre, indépendamment de sa qualité intellectuelle ou technique, nous offrant pour l’essentiel de nous maintenir dans une existence vide, soit par le manque, la mélancolie, la violence, ou même l’idéalisme. Il est très important de toujours se poser la question : comment suis-je en train de vibrer au contact de cette œuvre ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela me fait penser à un commentaire sur Facebook, d’une amie qui mettait en relation deux chansons. L’une, le tube de l’époque, répétait sommairement : « je veux le Pa ! je veux le Poum !!….je veux le papapoum !!! »...sur un rythme endiablé des plus binaire mais si entraînant si convivial, une vraie invitation à la fête. L’autre, une chanson très bien élaborée, avec de beaux versets envoûtants, qui nous embarque dans les plus douces illusions d’un amour romantique qui viendrait sauver notre vie. &lt;br /&gt;
	 &lt;br /&gt;
Elle demandait dans son commentaire : « Qu’est-ce que tu veux ? » (...puisque les deux chansons commencent par « Je le veux »). Il y avait clairement une nette orientation en faveur du raffinement, genre de question qui propose déjà sa réponse. Cela m’a frappé parce que je me suis dit immédiatement : je veux un swing grossier qui éveille mon corps ou bien une poésie vraiment sophistiquée qui éveille ma carence et qui renforce en moi cette croyance illusoire que l’amour romantique est le grand rédempteur des jours actuels? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela illustre bien, je trouve, cet état d’esprit qui n'a que peu d’égard quand à la couleur de l'énergie et des émotions qu’une musique peut apporter dans notre vie, mais qui reste essentiellement axé sur sa qualité poétique et intellectuelle, ce raffinement qui ne prendrait vie que dans un travail des plus sophistiqué. Toujours cet attrait pour cette puissance intellectuelle...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre façon de pratiquer l’art est le chemin emprunter par les  artistes qui parlent de leurs rêves, de leurs désirs, décrivent sobrement des archétypes à travers leur imaginaire, leurs émotions, leur mémoire corporelle et sensitive. Ils nous racontent leur voyage à travers la vie et tous ces paysages qu’elle leur a apportés par résonance. Ce sont des artistes qui s’intéressent bien moins à nous raconter leurs propres querelles intestines, envies ou besoins qu’à construire et rapporter des mondes fabuleux, décrire des modèles, rêver et voyager à travers différents paysages si inventifs . C’est une façon de s’émerveiller de la capacité créative de l’esprit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Il y a aussi des artistes qui seraient plutôt de généreux spectateurs qui nous partagent leur vision du monde immatériel, leur regard sur la vie éthérée, et tous ces arc-en-ciel que l’on oublie parfois de célébrer. Sans analyse ni conceptualisation, juste une rencontre avec ces petits bouts de rien (un parfum, une vision, une idée en train de naître...) qui peuvent parfois paraître inexistants au regard de nos cœurs d’humanoïdes hermétiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces sont  des artistes qui nous parlent de connexion avec le silence, avec la quiétude, avec la lumière qui circule en toute chose,  qui nous narrent cet enchantement pour la magie du monde qui émerge de la libération de cet [[Amour]] en nous, entre nous... Comme dirait [[Christian Bobin]], un art qui : « ..trouve tout seul les mots pour dire sans déborder, ce que les yeux et le cœur ont vus... ». Un art garni de sagesse, un art [[spiritualité|spirituel]], un art numineux…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette catégorie réunie les êtres qui nourrissent un état d’ouverture totale à la vie et toutes ces âmes généreuses qui viennent nous raconter comme une offrande ce qu’un œil éveillé peut entendre de profondeur, de poésie, de douceur, de lumière d’[[Amour]]... Mais cette plume-là n’ouvre ses ailes qu’aux personnalités nées d’une construction intime assidue, profonde et sincère. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La puissance ne peut venir que de l’expérience intérieur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un art ne peut aller avec puissance que jusqu’au niveau d’expérience de l’artiste. Il ne saura parler de manière expressive d’amour inconditionnel que s’il l’a effectivement expérimenté. Son travail risque de se résumé à un pâle pamphlet platonique au parfum d’artifice, si ces belles choses ne sont pas présentes en lui, si elles ne sont pas vivantes dans une expérience intérieure authentique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un artiste  est  comme une antenne, qui capte les messages de l’immatériel, et ne peut transmettre que ce qui est entré en résonance avec son [[âme]]. Disons que pour atteindre avec puissance un dialogue avec la lumière, il ne s’agit pas de rajouter quelques néons, du strass ou des paillettes dans son travail, mais plutôt de se sensibiliser, d’optimiser et d’orienter cette antenne vers la lumière, de se rendre réceptif, accueillant, captateur à chacune de ces étincelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est très important de comprendre ce point, parce que lorsque nous mettons en garde contre le fait d’être en contact avec des arts obscurs et énergivores, et l’importance d’inviter la lumière dans son travail, cela ne peut en aucun cas se faire de manière convenue, artificielle ou conceptuelle car cela peut entacher considérablement sa vertu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, deux personnalités que je respecte énormément, qui sont Aldous Huxley et Hermann Hesse, ont toujours suivit des valeurs comme la sagesse, la liberté et l’harmonie comme direction pour leur chemin de vie et leur travail. Cependant, tout-deux ont cette tendance à pécher par excès d’intellectualité et d’idéalisme respectivement dans L’île et Le jeu des perles de verre. Malgré un contenu des plus intéressant, les deux œuvres nous laissent sur notre faim quand à leur capacité d’éveiller une résonance en nous, de nous capturer, nous captiver par une [[fonction artistique]] envoûtante. Ils me semblent avoir été bien empressés de nous délivrer des choses hautes en couleurs intellectuelles, au lieu de laisser leur [[âme]] libérer l’expérience de la [[Vie]] et de la laisser s’exprimer avec une puissance artistique attrayante, plutôt qu’une puissance intellectuelle tendant vers la morale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est pourquoi la proposition du Hun Kung est de pratiquer l’art bien au-delà de sa qualité expressive. Il s’agit de [[Esthétique de l’existence|faire de soi-même une œuvre d’art]], d’affiner, de raffiner son expérience intérieure, afin de s’offrir et d’offrir au monde le meilleur de soi-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Briser ce cercle vicieux de la misère existentielle…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Créer un nouveau cycle d’expansion existentielle.…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Libérer soi-même et les autres (par la même) ne serait-ce pas là un acte politique ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Parler, écrire, dessiner ou peindre la misère ne nous aide pas à vivre, mais lui donne du poids, attise les énergies basses et soutient la tendance collective à rechercher cette négativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Nous avons en nous cette peur viscérale de l’inconnu, de nous perdre dans le vide de cette immensité aux milles reflets. Certain comme Lautréamont font l’apologie de cette épouvante, sublimant de romantisme chaque méandre putride de ses ténèbres, nous encourageant élégamment à tomber en amour de ce sentiment infernal...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	D’autres, comme [[Christian Bobin]], nous conduisent avec un sourire à la découverte de petits trésors cachés dans l’immensité de l’infini. L’intérieur d’un pétale de rose immaculé, le murmure d’un feuillage harmonieux ou d’une prairie verdoyante et accueillante sont trop magnifiques  pour ne voir que la peur ou la désolation. Alors, que choisir ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans la vision du Hun Kung, pour apprécier une œuvre, il faut bien plus que qualité et puissance, elle doit nous aider à vivre, nous offrir son éclat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Elle se doit de nous renforcer, nous offrir des repères, de la clarté, de la confiance, de l’[[Amour]]...nous aider à avancer sur le chemin que nous avons choisi, par la [[résonance]], la [[symbolique]], l’éveil de nos [[mémoires]] les plus profondes…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Si une œuvre aussi géniale soit-elle, vous disperse, vous fait mal, ou teinte votre paysage émotionnel et votre intimité d’une couleur que vous ne voulez pas...elle ne vous aide pas à vivre ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 4: sombre et lumière]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 1: Différents types de qualités artistiques]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 2: puissance artistique]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 3: qualité de l'expérience intérieure]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Nise_da_Silveira&amp;diff=116</id>
		<title>Nise da Silveira</title>
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		<updated>2025-02-19T17:13:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: Created page with &amp;quot;Category:Glossary&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Glossary]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Art_extraverti&amp;diff=115</id>
		<title>Art extraverti</title>
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		<updated>2025-02-19T17:13:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: Created page with &amp;quot;Category:Glossary&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Glossary]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
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		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Ego&amp;diff=114</id>
		<title>Ego</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Ego&amp;diff=114"/>
		<updated>2025-02-19T17:13:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: Created page with &amp;quot;Category:Glossary&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Glossary]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Art_et_puissance_1:_Diff%C3%A9rents_types_de_qualit%C3%A9s_artistiques&amp;diff=113</id>
		<title>Art et puissance 1: Différents types de qualités artistiques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Art_et_puissance_1:_Diff%C3%A9rents_types_de_qualit%C3%A9s_artistiques&amp;diff=113"/>
		<updated>2025-02-19T17:11:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: texte 15-1 new page&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Je suis intriguée…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
...qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire, qu’une œuvre est de qualité ou bien médiocre ?&lt;br /&gt;
Ne juge -t-on pas les choses un peu à la hâte, par moment ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Comment peut-on affirmer qu’un film de mass-média qui transforme la mentalité de plusieurs générations sur la planète entière est insignifiant ou sans intérêt ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Comment peut-on certifier qu’une musique qui bouleverse mon rythme cardiaque et fait vibrer mon corps en dépit de ma volonté est quelconque ou inutile ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Comment peut-on envisager qu’un dessin animé qui serait le fruit du travail de toute une équipe d’experts avec un CV long comme mon bras et de moyens techniques des plus innovants serait insuffisant ou négligeable ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je voudrais redonner leur nom aux bœufs et apporter un brin de clarté et de discernement à ce débat. Car il me semble que la qualité d’une œuvre peut avoir plusieurs visages et donc s’évaluer de différentes manières, selon différents critères.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	En effet, une œuvre peut montrer d’énormes '''qualités techniques''' et spectaculaires de réalisation et de production, avec des effets spéciaux à vous couper le souffle mais s’avérer un brin cliché... . Les symphonies des plus complexes, les poésies les plus subtiles et sophistiquées, les peintures les plus saisissantes , criantes de vérité, qui peuvent nous paraître si impressionnantes au premier regard, mais qui au bout du compte peuvent s’avérer bien fade ou totalement inepte, ou bien sans âme...peut on pour autant la juger dénuée d’intérêt ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	D’autre part, un travail artistique peut présenter quelque chose de nouveau, de totalement '''innovant et créatif''' , hors des clichés, avec un sens critique aigu et très bien pensé. Comme tous ces thrillers aux intrigues très élaborées qui nous défient et nous éloignent de nos automatismes. Ou bien d’innombrables chefs-d’œuvre d’innovation qui ont révolutionné l’histoire de l’art. Seulement, une œuvre peut être hautement créative et d’une intelligence hors-pair, mais ne pas me toucher profondément, ne pas me remuer de l’intérieur, avec une [[fonction artistique]] basse ou inexistante…ou bien la capacité expressive et technique de l’auteur n’est pas à la hauteur de sa perspicacité, et la sensualité, la sensibilité ou le raffinement qui en émane ne savent nous émouvoir…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Car il y a aussi ce critère non moins négligeable, cette capacité de nous atteindre en notre fort intérieur, de bouleverser nos émotions, notre corps, de coller à l’imaginaire, c’est à dire, la '''[[fonction artistique]]'''. Une spécialité des mass-médias, qui savent très bien transmettre un message des plus efficaces pour nous vendre la meilleur lessive du monde, ou faire de nombreuses entrées pour la dernière production hollywoodienne. Ou encore ce fameux funk brésilien dont la virtuosité et les valeurs morales mises en place laissent à désirer, mais qui sait si bien réveiller nos énergies de vie et fait mouche à chaque écoute...Ce travail peut être cliché ou bien superficiel, posséder de faibles qualités techniques ou bien m’envahir d’un ressenti qui ne me captive pas,  mais il nous a touché, il nous appartient désormais, il fait partie de nous, comme un précieux outil, affûtant notre sensibilité et notre réceptivité pour lire différemment les prochaines œuvres qui croiseront notre chemin…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a aussi des '''travaux raffinés''', qui nous entrouvrent les portes de la perception, nous sensibilisent, et dilatent en nous tous ces petits capteurs de la subtilité et des délicatesses de ce monde. Nous pouvons facilement nous sentir grandis en nous connectant avec un art aussi sophistiqué. Mais quel est réellement son contenu ? Quels sont les motifs symboliques qu’elle défend ? Est-ce un simple échantillon d’esthétisme saupoudré de glamour ou bien élargit-elle vraiment ma conscience ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il existe tellement de barèmes et d’échelles de valeur pour juger un travail, aussi une critique objective d’une œuvre serait d’observer judicieusement chacune de ses qualités, et d’en contempler clairement leurs manques, leurs limites ou bien la force avec laquelle elle nous a captivé, et de ce fait établir une discussion plus honnête et juste dans un dialogue plus limpide usant d’un langage partagé par tous….au lieu de juger à la hâte et de laisser les passions décider de l’avenir d’une œuvre, quelle qu’elle soit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Car voici une des qualités des plus effectives d’un travail artistique, sa '''puissance''' !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Cette capacité à témoigner intensément l’expérience de l’artiste à travers l’expressivité de son œuvre. Ce critère est une sorte de réunion des précédents, pas qu’il ne s’agisse pas vraiment de la simple addition des  autres qualités (technique, créativité et fonction artistique par exemple), mais plutôt de la manière dont l’artiste a su les harmoniser avec profondeur et justesse…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ce sont des œuvres fortes, expressives, admirables. Elles constituent le panel des grands classiques qui défient l’épreuve du temps et peu à peu forgent notre culture, et il est le plus souvent convenu de manière collective qu’il s’agit d’une œuvre de...qualité !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pourtant, on ne peut pas définir des critères universels à ce sujet car il faut admettre que cette puissance frappe de plein fouet notre paysage intérieur. La façon dont je vais me connecter avec les affections et les symboles avec lesquels j’entre en pleine résonance, et les thèmes qui vont attirer mon attention seront des pièces-clés pour que je ressente la puissance d’une œuvre. De la même manière que pour moi un éléphant est un mastodonte des plus énormes, puisque je suis un petit être humain, mais peut-être que si j’étais un mammouth, son gigantisme me paraîtrait d’une banalité quelconque. Je me demande même, si j’étais une fourmi ou une amibe, si je saurais débattre sur l’envergure d’un pachyderme…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	 Il se peut qu’aujourd’hui une peinture très reconnue, comme celles de Léonard Da Vinci ne me parle guère, me semble désuète ou disons banale à force d’éloges, et que je trouve dans l’art contemporain davantage de choses à mon goût, des valeurs, des techniques qui me parlent plus personnellement. Il y a ceux qui aiment les films de guerre et d’autres les films d’amour. Certains préfèrent une littérature claire, nette et précise, d’autres les arabesques de jeux stylistiques sophistiqués. Il existe de bien nombreuses façons de voir et de ressentir le monde, et cela va affecter le jugement qu’une personne porte sur un travail artistique. &lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà de tout ces débat sur la qualité d’une œuvre…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|...d’où viens réellement cette puissance ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Comment aborder cette force qui me touche ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Comment l’envisager ?...Sa taille ? Sa densité ? Sa couleur ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Cela m’intrigue...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 2: puissance artistique]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 3: qualité de l'expérience intérieure]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 4: sombre et lumière]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Art_et_puissance_2:_puissance_artistique&amp;diff=112</id>
		<title>Art et puissance 2: puissance artistique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Art_et_puissance_2:_puissance_artistique&amp;diff=112"/>
		<updated>2025-02-19T17:10:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: texte 15-2&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Art et puissance 2 : Puissance artistique=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La puissance est directement associée à la capacité de réunir l’artiste et son travail. Un travail qui reflète avec une grande qualité expressive l’expérience de l’artiste, son expérience intime. Cette disposition à propager avec force et sensibilité, cette profondeur d’âme, cette unité intérieure entre sa personne, sa personnalité, son ressenti, sa lecture de la vie et son ouvrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette puissance reflète l’artiste dans son entièreté, et peut-être que s’il nous raconte son dernier voyage, comme un documentaire ou un  simple témoignage vécu d’un œil extérieur, cette magie ne sera pas au rendez-vous…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette rencontre n’a pas forcément besoin d’être décrite de manière explicite... toucher la tristesse ne se résume pas nécessairement à dépeindre un clown en larmes, ou une forêt dévastée, de même que la joie ne prendra pas seulement vie dans les yeux brillants d’un chien qui danse ou dans la mélodie printanière des oiseaux construisant leur nid. Le travail de l’artiste peut exprimer des aspects très subtils de son être. Une œuvre qui a de la puissance respire à la même fréquence que l’artiste, dans un même souffle, et il n’est peut-être pas indispensable de chercher à dire cette communion, cette sincérité...seulement la laisser entendre, laisser transpirer cette profondeur…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela me rappelle un ami artiste. Son travail respirait son [[ego]], ses carences et son mal-être, dans une technicité incomparable...pourtant quelque chose manquait à mes yeux, il y avait ce parfum de vide, comme s’il s’adonnait à des exercices de style, à des figures imposées. Il ne fait pas ce travail intérieur de prendre soin de son [[âme]], il nourrit une passion obsessive pour le dessin, et son art est essentiellement [[art extraverti|extraverti]], à la recherche de performance, de productivité, de reconnaissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais un jour j’ai entraperçu dans son atelier une étude d’un muscle...un dessin purement technique qui n’avait pour but de plaire à personne. J’étais conquise, fascinée et dévastée à la fois, ce croquis c’était lui intimement dans une transparence la plus totale, chargée de tout son amour pour le dessin. Ce simple muscle avait une force énorme, la beauté de tout son [[Être]] rayonnait entre ses coups de crayons. Je pouvais contempler de lui ce qu’il y a de plus pur et de plus authentique, et ce de manière bien plus entière et généreuse que je ne pourrais le faire à travers ses actes ou son discours, son travail disons « officiel »...son cœur avait pris la place de sa culture, de ses croyances...j’y ai lu ce courage en fait, ce courage d’être totalement abandonné à soi-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De la même manière, je tombe encore en émerveillement devant l’étendue de la profondeur des travaux des patients de l’hôpital psychiatrique où travaillait [[Nise da Silveira]]. Bien qu’aucun d’entre eux ne possèdent de formation artistique chacune de leurs œuvres rivalisent de puissance et de cette force de vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais d’où viens cette intensité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Du fait qu’ils consacrent tant de temps, d’amour et d’énergie à leur ouvrage ?...ces moments de création étaient pour beaucoup d’entre-eux le seul espace de lucidité, leur unique refuge...peut-être est-ce là, dans cette nécessité absolue pour la survie de leur [[âme]] qu’ils trouvaient cette abnégation, cette abandon à soi, et loin des carcans de leur [[ego]], le chemin vers une générosité pure, entière et sans faille...c’est leur vie entière qui est contenue derrière chaque coup de crayon, dans chaque coup de pinceau et au-delà de chaque coup de burin. Les tortures et les cris de joie d’une vie entière viennent se réunir dans cette unité du geste, de l’esprit et de l’âme, dans ce courage, ce courage pour un art qui n’a pas d’autre but que de laisser une totale liberté à l’expression de l’[[Être]]!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors, j’en viens à me demander, pourquoi un travail n’aurait pas de puissance ?&lt;br /&gt;
Qu’est-ce qui nous bloque, nous limite ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Peut-être il peut s’agir de cet empressement à terminer le travail, s’il s’agit d’une commande avec des délais, ou bien simplement produire le plus rapidement possible avant qu’il ne devienne obsolète...tout évolue si vite de nos jours...et on peut facilement oublier de rendre à une œuvre tout l’espace qu’elle mérite et ainsi étioler son éclat... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre limite peut s’avérer être tout simplement la capacité technique pour s’exprimer. La puissance vient plus facilement avec la répétition, l’entraînement, la fluidité et l’intimité d’un artiste avec son langage. Pas qu’une grande maîtrise de la technicité soit indispensable pour établir une profonde connexion avec ce dialogue intérieur, mais plutôt qu’elle permet de ne pas bloquer la pureté, la justesse et la subtilité avec laquelle on va révéler ce paysage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il peut arriver également, lorsqu’on produit un art essentiellement [[art extraverti|extraverti]], répondant aux besoins du marché, d’un publique, aux attentes d’une institution ou d’un discours politique, ou simplement à un besoin de reconnaissance, de se montrer, de s’exposer...que l’on prenne une direction qui n’est pas la sienne, et l’on s’affaire à un travail qui ne nous correspond plus vraiment, vide de nous-même, à dénaturer la fraîcheur du message, à pervertir son authenticité en quelque sorte...et ainsi grignoter des morceaux de sa force nutritive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un peu comme mon ami qui s’évertue à produire un art d’actualité, privé de sa franchise et de sa spontanéité, alors qu’avec le simple croquis d’un muscle il nous transmet toute l’étendue de ce profond dialogue intérieur...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Tant de petits grains de sable qui détournent notre regard vers l’extérieur et nous incitent à oublier de nourrir la matière première de l’art : la connexion avec notre expérience intérieure !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Car l’art a besoin d’[[âme]], de sincérité, de pureté, de l’authenticité de nos ressentis, de nos émotions...de cet union avec l’[[Amour]], avec la [[Vie]], avec la [[spiritualité]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Et pour préserver sa profondeur, sa force, sa puissance ...il est essentiel d’être des plus attentionné envers la ...qualité de notre expérience intérieure!!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 1: Différents types de qualités artistiques]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 2: puissance artistique]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 3: qualité de l'expérience intérieure]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 4: sombre et lumière]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Main_Page&amp;diff=111</id>
		<title>Main Page</title>
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		<updated>2025-02-19T17:09:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Textes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[L'origine du Hun Kung]]&lt;br /&gt;
*[[La nourriture de l'âme]]&lt;br /&gt;
*[[L'art:poison ou remède]]&lt;br /&gt;
*[[Le nom Hun Kung]]&lt;br /&gt;
*[[Paysages et filtres1-perception humaine]]&lt;br /&gt;
*[[Paysages et filtres2-art et filtres]]&lt;br /&gt;
*[[Paysages et filtres3-filtrer l'art]]&lt;br /&gt;
*[[Paysages et filtres4-fonction artistique]]&lt;br /&gt;
*[[Esthetique de l'existance et interdependance]]&lt;br /&gt;
*[[Foucault-esthete et souverain]]&lt;br /&gt;
*[[S´ouvrir à l'art]]&lt;br /&gt;
*[[Fonction artistique1-introduction]]&lt;br /&gt;
*[[Fonction artistique2-le receptive]]&lt;br /&gt;
*[[Fonction artistique3-le creative]]&lt;br /&gt;
*[[Vers un art introverti1-introduction]]&lt;br /&gt;
*[[Vers un art introverti2-definition]]&lt;br /&gt;
*[[Responsabilite dans l'art]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 1: Différents types de qualités artistiques]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 2: puissance artistique]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 3: qualité de l'expérience intérieure]]&lt;br /&gt;
*[[Art et puissance 4: sombre et lumière]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;strong&amp;gt;MediaWiki has been installed.&amp;lt;/strong&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Consult the [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Help:Contents User's Guide] for information on using the wiki software.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Getting started ==&lt;br /&gt;
* [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Manual:Configuration_settings Configuration settings list]&lt;br /&gt;
* [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Manual:FAQ MediaWiki FAQ]&lt;br /&gt;
* [https://lists.wikimedia.org/postorius/lists/mediawiki-announce.lists.wikimedia.org/ MediaWiki release mailing list]&lt;br /&gt;
* [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Localisation#Translation_resources Localise MediaWiki for your language]&lt;br /&gt;
* [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Manual:Combating_spam Learn how to combat spam on your wiki]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Diff%C3%A9rents_types_de_qualit%C3%A9s_artistiques&amp;diff=110</id>
		<title>Différents types de qualités artistiques</title>
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		<updated>2025-02-19T16:54:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
	Je suis intriguée…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
...qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire, qu’une œuvre est de qualité ou bien médiocre ?&lt;br /&gt;
Ne juge -t-on pas les choses un peu à la hâte, par moment ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Comment peut-on affirmer qu’un film de mass-média qui transforme la mentalité de plusieurs générations sur la planète entière est insignifiant ou sans intérêt ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Comment peut-on certifier qu’une musique qui bouleverse mon rythme cardiaque et fait vibrer mon corps en dépit de ma volonté est quelconque ou inutile ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Comment peut-on envisager qu’un dessin animé qui serait le fruit du travail de toute une équipe d’experts avec un CV long comme mon bras et de moyens techniques des plus innovants serait insuffisant ou négligeable ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je voudrais redonner leur nom aux bœufs et apporter un brin de clarté et de discernement à ce débat. Car il me semble que la qualité d’une œuvre peut avoir plusieurs visages et donc s’évaluer de différentes manières, selon différents critères.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	En effet, une œuvre peut montrer d’énormes '''qualités techniques''' et spectaculaires de réalisation et de production, avec des effets spéciaux à vous couper le souffle mais s’avérer un brin cliché... . Les symphonies des plus complexes, les poésies les plus subtiles et sophistiquées, les peintures les plus saisissantes , criantes de vérité, qui peuvent nous paraître si impressionnantes au premier regard, mais qui au bout du compte peuvent s’avérer bien fade ou totalement inepte, ou bien sans âme...peut on pour autant la juger dénuée d’intérêt ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	D’autre part, un travail artistique peut présenter quelque chose de nouveau, de totalement '''innovant et créatif''' , hors des clichés, avec un sens critique aigu et très bien pensé. Comme tous ces thrillers aux intrigues très élaborées qui nous défient et nous éloignent de nos automatismes. Ou bien d’innombrables chefs-d’œuvre d’innovation qui ont révolutionné l’histoire de l’art. Seulement, une œuvre peut être hautement créative et d’une intelligence hors-pair, mais ne pas me toucher profondément, ne pas me remuer de l’intérieur, avec une [[fonction artistique]] basse ou inexistante…ou bien la capacité expressive et technique de l’auteur n’est pas à la hauteur de sa perspicacité, et la sensualité, la sensibilité ou le raffinement qui en émane ne savent nous émouvoir…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Car il y a aussi ce critère non moins négligeable, cette capacité de nous atteindre en notre fort intérieur, de bouleverser nos émotions, notre corps, de coller à l’imaginaire, c’est à dire, la '''[[fonction artistique]]'''. Une spécialité des mass-médias, qui savent très bien transmettre un message des plus efficaces pour nous vendre la meilleur lessive du monde, ou faire de nombreuses entrées pour la dernière production hollywoodienne. Ou encore ce fameux funk brésilien dont la virtuosité et les valeurs morales mises en place laissent à désirer, mais qui sait si bien réveiller nos énergies de vie et fait mouche à chaque écoute...Ce travail peut être cliché ou bien superficiel, posséder de faibles qualités techniques ou bien m’envahir d’un ressenti qui ne me captive pas,  mais il nous a touché, il nous appartient désormais, il fait partie de nous, comme un précieux outil, affûtant notre sensibilité et notre réceptivité pour lire différemment les prochaines œuvres qui croiseront notre chemin…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a aussi des '''travaux raffinés''', qui nous entrouvrent les portes de la perception, nous sensibilisent, et dilatent en nous tous ces petits capteurs de la subtilité et des délicatesses de ce monde. Nous pouvons facilement nous sentir grandis en nous connectant avec un art aussi sophistiqué. Mais quel est réellement son contenu ? Quels sont les motifs symboliques qu’elle défend ? Est-ce un simple échantillon d’esthétisme saupoudré de glamour ou bien élargit-elle vraiment ma conscience ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il existe tellement de barèmes et d’échelles de valeur pour juger un travail, aussi une critique objective d’une œuvre serait d’observer judicieusement chacune de ses qualités, et d’en contempler clairement leurs manques, leurs limites ou bien la force avec laquelle elle nous a captivé, et de ce fait établir une discussion plus honnête et juste dans un dialogue plus limpide usant d’un langage partagé par tous….au lieu de juger à la hâte et de laisser les passions décider de l’avenir d’une œuvre, quelle qu’elle soit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Car voici une des qualités des plus effectives d’un travail artistique, sa '''puissance''' !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Cette capacité à témoigner intensément l’expérience de l’artiste à travers l’expressivité de son œuvre. Ce critère est une sorte de réunion des précédents, pas qu’il ne s’agisse pas vraiment de la simple addition des  autres qualités (technique, créativité et fonction artistique par exemple), mais plutôt de la manière dont l’artiste a su les harmoniser avec profondeur et justesse…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ce sont des œuvres fortes, expressives, admirables. Elles constituent le panel des grands classiques qui défient l’épreuve du temps et peu à peu forgent notre culture, et il est le plus souvent convenu de manière collective qu’il s’agit d’une œuvre de...qualité !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pourtant, on ne peut pas définir des critères universels à ce sujet car il faut admettre que cette puissance frappe de plein fouet notre paysage intérieur. La façon dont je vais me connecter avec les affections et les symboles avec lesquels j’entre en pleine résonance, et les thèmes qui vont attirer mon attention seront des pièces-clés pour que je ressente la puissance d’une œuvre. De la même manière que pour moi un éléphant est un mastodonte des plus énormes, puisque je suis un petit être humain, mais peut-être que si j’étais un mammouth, son gigantisme me paraîtrait d’une banalité quelconque. Je me demande même, si j’étais une fourmi ou une amibe, si je saurais débattre sur l’envergure d’un pachyderme…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	 Il se peut qu’aujourd’hui une peinture très reconnue, comme celles de Léonard Da Vinci ne me parle guère, me semble désuète ou disons banale à force d’éloges, et que je trouve dans l’art contemporain davantage de choses à mon goût, des valeurs, des techniques qui me parlent plus personnellement. Il y a ceux qui aiment les films de guerre et d’autres les films d’amour. Certains préfèrent une littérature claire, nette et précise, d’autres les arabesques de jeux stylistiques sophistiqués. Il existe de bien nombreuses façons de voir et de ressentir le monde, et cela va affecter le jugement qu’une personne porte sur un travail artistique. &lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà de tout ces débat sur la qualité d’une œuvre…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|...d’où viens réellement cette puissance ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Comment aborder cette force qui me touche ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Comment l’envisager ?...Sa taille ? Sa densité ? Sa couleur ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Cela m’intrigue...&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Diff%C3%A9rents_types_de_qualit%C3%A9s_artistiques&amp;diff=109</id>
		<title>Différents types de qualités artistiques</title>
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		<updated>2025-02-19T16:53:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
	{{center|Je suis intriguée…}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
...qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire, qu’une œuvre est de qualité ou bien médiocre ?&lt;br /&gt;
Ne juge -t-on pas les choses un peu à la hâte, par moment ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Comment peut-on affirmer qu’un film de mass-média qui transforme la mentalité de plusieurs générations sur la planète entière est insignifiant ou sans intérêt ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Comment peut-on certifier qu’une musique qui bouleverse mon rythme cardiaque et fait vibrer mon corps en dépit de ma volonté est quelconque ou inutile ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Comment peut-on envisager qu’un dessin animé qui serait le fruit du travail de toute une équipe d’experts avec un CV long comme mon bras et de moyens techniques des plus innovants serait insuffisant ou négligeable ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je voudrais redonner leur nom aux bœufs et apporter un brin de clarté et de discernement à ce débat. Car il me semble que la qualité d’une œuvre peut avoir plusieurs visages et donc s’évaluer de différentes manières, selon différents critères.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	En effet, une œuvre peut montrer d’énormes '''qualités techniques''' et spectaculaires de réalisation et de production, avec des effets spéciaux à vous couper le souffle mais s’avérer un brin cliché... . Les symphonies des plus complexes, les poésies les plus subtiles et sophistiquées, les peintures les plus saisissantes , criantes de vérité, qui peuvent nous paraître si impressionnantes au premier regard, mais qui au bout du compte peuvent s’avérer bien fade ou totalement inepte, ou bien sans âme...peut on pour autant la juger dénuée d’intérêt ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	D’autre part, un travail artistique peut présenter quelque chose de nouveau, de totalement '''innovant et créatif''' , hors des clichés, avec un sens critique aigu et très bien pensé. Comme tous ces thrillers aux intrigues très élaborées qui nous défient et nous éloignent de nos automatismes. Ou bien d’innombrables chefs-d’œuvre d’innovation qui ont révolutionné l’histoire de l’art. Seulement, une œuvre peut être hautement créative et d’une intelligence hors-pair, mais ne pas me toucher profondément, ne pas me remuer de l’intérieur, avec une [[fonction artistique]] basse ou inexistante…ou bien la capacité expressive et technique de l’auteur n’est pas à la hauteur de sa perspicacité, et la sensualité, la sensibilité ou le raffinement qui en émane ne savent nous émouvoir…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Car il y a aussi ce critère non moins négligeable, cette capacité de nous atteindre en notre fort intérieur, de bouleverser nos émotions, notre corps, de coller à l’imaginaire, c’est à dire, la '''[[fonction artistique]]'''. Une spécialité des mass-médias, qui savent très bien transmettre un message des plus efficaces pour nous vendre la meilleur lessive du monde, ou faire de nombreuses entrées pour la dernière production hollywoodienne. Ou encore ce fameux funk brésilien dont la virtuosité et les valeurs morales mises en place laissent à désirer, mais qui sait si bien réveiller nos énergies de vie et fait mouche à chaque écoute...Ce travail peut être cliché ou bien superficiel, posséder de faibles qualités techniques ou bien m’envahir d’un ressenti qui ne me captive pas,  mais il nous a touché, il nous appartient désormais, il fait partie de nous, comme un précieux outil, affûtant notre sensibilité et notre réceptivité pour lire différemment les prochaines œuvres qui croiseront notre chemin…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a aussi des '''travaux raffinés''', qui nous entrouvrent les portes de la perception, nous sensibilisent, et dilatent en nous tous ces petits capteurs de la subtilité et des délicatesses de ce monde. Nous pouvons facilement nous sentir grandis en nous connectant avec un art aussi sophistiqué. Mais quel est réellement son contenu ? Quels sont les motifs symboliques qu’elle défend ? Est-ce un simple échantillon d’esthétisme saupoudré de glamour ou bien élargit-elle vraiment ma conscience ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il existe tellement de barèmes et d’échelles de valeur pour juger un travail, aussi une critique objective d’une œuvre serait d’observer judicieusement chacune de ses qualités, et d’en contempler clairement leurs manques, leurs limites ou bien la force avec laquelle elle nous a captivé, et de ce fait établir une discussion plus honnête et juste dans un dialogue plus limpide usant d’un langage partagé par tous….au lieu de juger à la hâte et de laisser les passions décider de l’avenir d’une œuvre, quelle qu’elle soit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Car voici une des qualités des plus effectives d’un travail artistique, sa '''puissance''' !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Cette capacité à témoigner intensément l’expérience de l’artiste à travers l’expressivité de son œuvre. Ce critère est une sorte de réunion des précédents, pas qu’il ne s’agisse pas vraiment de la simple addition des  autres qualités (technique, créativité et fonction artistique par exemple), mais plutôt de la manière dont l’artiste a su les harmoniser avec profondeur et justesse…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ce sont des œuvres fortes, expressives, admirables. Elles constituent le panel des grands classiques qui défient l’épreuve du temps et peu à peu forgent notre culture, et il est le plus souvent convenu de manière collective qu’il s’agit d’une œuvre de...qualité !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pourtant, on ne peut pas définir des critères universels à ce sujet car il faut admettre que cette puissance frappe de plein fouet notre paysage intérieur. La façon dont je vais me connecter avec les affections et les symboles avec lesquels j’entre en pleine résonance, et les thèmes qui vont attirer mon attention seront des pièces-clés pour que je ressente la puissance d’une œuvre. De la même manière que pour moi un éléphant est un mastodonte des plus énormes, puisque je suis un petit être humain, mais peut-être que si j’étais un mammouth, son gigantisme me paraîtrait d’une banalité quelconque. Je me demande même, si j’étais une fourmi ou une amibe, si je saurais débattre sur l’envergure d’un pachyderme…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	 Il se peut qu’aujourd’hui une peinture très reconnue, comme celles de Léonard Da Vinci ne me parle guère, me semble désuète ou disons banale à force d’éloges, et que je trouve dans l’art contemporain davantage de choses à mon goût, des valeurs, des techniques qui me parlent plus personnellement. Il y a ceux qui aiment les films de guerre et d’autres les films d’amour. Certains préfèrent une littérature claire, nette et précise, d’autres les arabesques de jeux stylistiques sophistiqués. Il existe de bien nombreuses façons de voir et de ressentir le monde, et cela va affecter le jugement qu’une personne porte sur un travail artistique. &lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà de tout ces débat sur la qualité d’une œuvre…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|...d’où viens réellement cette puissance ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Comment aborder cette force qui me touche ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Comment l’envisager ?...Sa taille ? Sa densité ? Sa couleur ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Cela m’intrigue...&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Diff%C3%A9rents_types_de_qualit%C3%A9s_artistiques&amp;diff=108</id>
		<title>Différents types de qualités artistiques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Diff%C3%A9rents_types_de_qualit%C3%A9s_artistiques&amp;diff=108"/>
		<updated>2025-02-19T16:51:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: texte 15-1&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Art et puissance 1 : Différents types de qualités=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je suis intriguée…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
...qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire, qu’une œuvre est de qualité ou bien médiocre ?&lt;br /&gt;
Ne juge -t-on pas les choses un peu à la hâte, par moment ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Comment peut-on affirmer qu’un film de mass-média qui transforme la mentalité de plusieurs générations sur la planète entière est insignifiant ou sans intérêt ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Comment peut-on certifier qu’une musique qui bouleverse mon rythme cardiaque et fait vibrer mon corps en dépit de ma volonté est quelconque ou inutile ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Comment peut-on envisager qu’un dessin animé qui serait le fruit du travail de toute une équipe d’experts avec un CV long comme mon bras et de moyens techniques des plus innovants serait insuffisant ou négligeable ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je voudrais redonner leur nom aux bœufs et apporter un brin de clarté et de discernement à ce débat. Car il me semble que la qualité d’une œuvre peut avoir plusieurs visages et donc s’évaluer de différentes manières, selon différents critères.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	En effet, une œuvre peut montrer d’énormes qualités techniques et spectaculaires de réalisation et de production, avec des effets spéciaux à vous couper le souffle mais s’avérer un brin cliché... . Les symphonies des plus complexes, les poésies les plus subtiles et sophistiquées, les peintures les plus saisissantes , criantes de vérité, qui peuvent nous paraître si impressionnantes au premier regard, mais qui au bout du compte peuvent s’avérer bien fade ou totalement inepte, ou bien sans âme...peut on pour autant la juger dénuée d’intérêt ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	D’autre part, un travail artistique peut présenter quelque chose de nouveau, de totalement innovant et créatif , hors des clichés, avec un sens critique aigu et très bien pensé. Comme tous ces thrillers aux intrigues très élaborées qui nous défient et nous éloignent de nos automatismes. Ou bien d’innombrables chefs-d’œuvre d’innovation qui ont révolutionné l’histoire de l’art. Seulement, une œuvre peut être hautement créative et d’une intelligence hors-pair, mais ne pas me toucher profondément, ne pas me remuer de l’intérieur, avec une [[fonction artistique]] basse ou inexistante…ou bien la capacité expressive et technique de l’auteur n’est pas à la hauteur de sa perspicacité, et la sensualité, la sensibilité ou le raffinement qui en émane ne savent nous émouvoir…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Car il y a aussi ce critère non moins négligeable, cette capacité de nous atteindre en notre fort intérieur, de bouleverser nos émotions, notre corps, de coller à l’imaginaire, c’est à dire, la [[fonction artistique]]. Une spécialité des mass-médias, qui savent très bien transmettre un message des plus efficaces pour nous vendre la meilleur lessive du monde, ou faire de nombreuses entrées pour la dernière production hollywoodienne. Ou encore ce fameux funk brésilien dont la virtuosité et les valeurs morales mises en place laissent à désirer, mais qui sait si bien réveiller nos énergies de vie et fait mouche à chaque écoute...Ce travail peut être cliché ou bien superficiel, posséder de faibles qualités techniques ou bien m’envahir d’un ressenti qui ne me captive pas,  mais il nous a touché, il nous appartient désormais, il fait partie de nous, comme un précieux outil, affûtant notre sensibilité et notre réceptivité pour lire différemment les prochaines œuvres qui croiseront notre chemin…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il y a aussi des travaux raffinés, qui nous entrouvrent les portes de la perception, nous sensibilisent, et dilatent en nous tous ces petits capteurs de la subtilité et des délicatesses de ce monde. Nous pouvons facilement nous sentir grandis en nous connectant avec un art aussi sophistiqué. Mais quel est réellement son contenu ? Quels sont les motifs symboliques qu’elle défend ? Est-ce un simple échantillon d’esthétisme saupoudré de glamour ou bien élargit-elle vraiment ma conscience ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il existe tellement de barèmes et d’échelles de valeur pour juger un travail, aussi une critique objective d’une œuvre serait d’observer judicieusement chacune de ses qualités, et d’en contempler clairement leurs manques, leurs limites ou bien la force avec laquelle elle nous a captivé, et de ce fait établir une discussion plus honnête et juste dans un dialogue plus limpide usant d’un langage partagé par tous….au lieu de juger à la hâte et de laisser les passions décider de l’avenir d’une œuvre, quelle qu’elle soit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Car voici une des qualités des plus effectives d’un travail artistique, sa puissance !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Cette capacité à témoigner intensément l’expérience de l’artiste à travers l’expressivité de son œuvre. Ce critère est une sorte de réunion des précédents, pas qu’il ne s’agisse pas vraiment de la simple addition des  autres qualités (technique, créativité et fonction artistique par exemple), mais plutôt de la manière dont l’artiste a su les harmoniser avec profondeur et justesse…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ce sont des œuvres fortes, expressives, admirables. Elles constituent le panel des grands classiques qui défient l’épreuve du temps et peu à peu forgent notre culture, et il est le plus souvent convenu de manière collective qu’il s’agit d’une œuvre de...qualité !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pourtant, on ne peut pas définir des critères universels à ce sujet car il faut admettre que cette puissance frappe de plein fouet notre paysage intérieur. La façon dont je vais me connecter avec les affections et les symboles avec lesquels j’entre en pleine résonance, et les thèmes qui vont attirer mon attention seront des pièces-clés pour que je ressente la puissance d’une œuvre. De la même manière que pour moi un éléphant est un mastodonte des plus énormes, puisque je suis un petit être humain, mais peut-être que si j’étais un mammouth, son gigantisme me paraîtrait d’une banalité quelconque. Je me demande même, si j’étais une fourmi ou une amibe, si je saurais débattre sur l’envergure d’un pachyderme…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	 Il se peut qu’aujourd’hui une peinture très reconnue, comme celles de Léonard Da Vinci ne me parle guère, me semble désuète ou disons banale à force d’éloges, et que je trouve dans l’art contemporain davantage de choses à mon goût, des valeurs, des techniques qui me parlent plus personnellement. Il y a ceux qui aiment les films de guerre et d’autres les films d’amour. Certains préfèrent une littérature claire, nette et précise, d’autres les arabesques de jeux stylistiques sophistiqués. Il existe de bien nombreuses façons de voir et de ressentir le monde, et cela va affecter le jugement qu’une personne porte sur un travail artistique. &lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà de tout ces débat sur la qualité d’une œuvre…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|...d’où viens réellement cette puissance ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Comment aborder cette force qui me touche ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Comment l’envisager ?...Sa taille ? Sa densité ? Sa couleur ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Cela m’intrigue...}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Main_Page&amp;diff=107</id>
		<title>Main Page</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Main_Page&amp;diff=107"/>
		<updated>2025-02-19T16:50:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Textes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[L'origine du Hun Kung]]&lt;br /&gt;
*[[La nourriture de l'âme]]&lt;br /&gt;
*[[L'art:poison ou remède]]&lt;br /&gt;
*[[Le nom Hun Kung]]&lt;br /&gt;
*[[Paysages et filtres1-perception humaine]]&lt;br /&gt;
*[[Paysages et filtres2-art et filtres]]&lt;br /&gt;
*[[Paysages et filtres3-filtrer l'art]]&lt;br /&gt;
*[[Paysages et filtres4-fonction artistique]]&lt;br /&gt;
*[[Esthetique de l'existance et interdependance]]&lt;br /&gt;
*[[Foucault-esthete et souverain]]&lt;br /&gt;
*[[S´ouvrir à l'art]]&lt;br /&gt;
*[[Fonction artistique1-introduction]]&lt;br /&gt;
*[[Fonction artistique2-le receptive]]&lt;br /&gt;
*[[Fonction artistique3-le creative]]&lt;br /&gt;
*[[Vers un art introverti1-introduction]]&lt;br /&gt;
*[[Vers un art introverti2-definition]]&lt;br /&gt;
*[[Responsabilite dans l'art]]&lt;br /&gt;
*[[Différents types de qualités artistiques]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;strong&amp;gt;MediaWiki has been installed.&amp;lt;/strong&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Consult the [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Help:Contents User's Guide] for information on using the wiki software.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Getting started ==&lt;br /&gt;
* [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Manual:Configuration_settings Configuration settings list]&lt;br /&gt;
* [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Manual:FAQ MediaWiki FAQ]&lt;br /&gt;
* [https://lists.wikimedia.org/postorius/lists/mediawiki-announce.lists.wikimedia.org/ MediaWiki release mailing list]&lt;br /&gt;
* [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Localisation#Translation_resources Localise MediaWiki for your language]&lt;br /&gt;
* [https://www.mediawiki.org/wiki/Special:MyLanguage/Manual:Combating_spam Learn how to combat spam on your wiki]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Responsabilit%C3%A9&amp;diff=106</id>
		<title>Responsabilité</title>
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		<updated>2025-02-14T17:50:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: Created page with &amp;quot;Category:Glossary&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Glossary]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
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		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Censure&amp;diff=105</id>
		<title>Censure</title>
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		<updated>2025-02-14T17:50:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: Created page with &amp;quot;Category:Glossary&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Glossary]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Paysage_int%C3%A9rieur&amp;diff=104</id>
		<title>Paysage intérieur</title>
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		<updated>2025-02-14T17:50:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: Created page with &amp;quot;Category:Glossary&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Glossary]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
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	<entry>
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		<title>Responsabilite dans l'art</title>
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		<updated>2025-02-14T17:49:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Responsabilité dans l'art: un dialogue avec Christian Bobin=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour moi, c'est une tâche ardue et délicate que de lever la voix pour dire comment les arts ont été utilisés pour nous maintenir à un niveau existentiel si bas et terne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Chaque fois que j'essaie d'écrire à ce sujet, j'entends dans ma tête des artistes en colère contre mes commentaires et je me sens impuissante à communiquer quoi que ce soit sur cette énigme qui me semble pourtant des plus impérative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Jusqu'à ce que je découvre que le célèbre écrivain français [[Christian Bobin]] partage le même genre d'inquiétude. Alors, j'ai pris sa main et trouvé le courage d'exprimer mon point de vue, face à l’urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote| Il m’a toujours semblé qu’il existait assez d’écrivains qui se font une spécialité d’assombrir et de dénigrer la vie. Les poètes et les artistes se donnent souvent une sorte de droit de grossièreté. Sous prétexte qu'ils ont du talent, ils croient avoir tous les droits. J’ai en horreur ce genre d’attitude.|Christian Bobin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Tout le monde connaît une vieille dame amère et pesante, qui ne sait que se plaindre de la vie, critiquer les autres et raconter sa collection de douleurs et de maladies. Tout le monde connaît aussi un autre type de vieille dame, celle qui est adorable, calme et douce, qui nous prépare de bons petits gâteaux aux parfums d'amour et de caresses, qui sait écouter et raconter des histoires hilarantes ou bien terrifiantes sur ses années de vie riches en enseignements. Et bien-sûr tout le monde préfère rendre visite à la douce grand-mère plutôt qu'à l'amère mémère. C'est d’un sens commun si évident qu’on n’oserait pas le discuter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais qu'en est-il dans les arts ? Tant d'œuvres ne font que vomir sur le monde l'infernale âpreté intérieure de l'artiste. Et la foule se précipite pour voir, lire et acquérir le dernier exemplaire, en parlant triomphalement du grand génie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|La haine de Proust pour le soleil, ou celle de Sartre pour les arbres, me paraît très révélatrice de cette société malade. On fait du malheur une chose littéraire qui est très bien portée. C’est particulièrement vrai de ces auteurs qui étalent le mal sous prétexte de le dénoncer. Certaines œuvres soi-disant rebelles ne font qu’ajouter au chaos du monde et elles n’aident personne.| Christian Bobin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	La société est malade. Notre corps, notre énergie et notre âme sont malades et stagnent dans l’habitude à résonner dans l'ombre, la carence et les basses vibrations. Les gens sont accros aux émotions fortes et sombres. Ils se sentent soulagés en recevant leur dose quotidienne de misère et de disgrâce esthétiquement bien formulées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sous prétexte de dénoncer une réalité laide et putride, beaucoup contribuent à attiser chaque jour leur propre brasier et celui des autres. C'est un puissant réseau de solidarité mondaine pour se maintenir dans cette boue tenace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	En proposant une poétique de la noirceur, tout ce que nous faisons, c'est la corroborer, la renforcer, la rendre plus puissante. Car le pouvoir de l'art ne réside pas dans la dissémination de quelques concepts ou idées. Son pouvoir réside dans sa [[résonance]] à la lumière et à la construction d'un [[paysage intérieur]] des plus radieux, à travers les expériences énergétiques et corporelles qu'elle nous offre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ces grands artistes, hérauts de la misère existentielle, sont de petits artisans de l'enfer - un enfer qui a ses charmes, soit dit en passant. Mais cela n'aide personne à vivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|Le cœur est un travailleur solaire. Le courage n’est pas de peindre cette vie comme un enfer puisqu'elle en est si souvent un: c’est de la voir telle et de maintenir malgré tout l’espoir du paradis.| Christian Bobin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	{{center|Le cœur a besoin de lumière, le corps a besoin de vitalité, l'esprit a besoin de clarté.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	{{center|L'ombre a besoin de lumière pour lui donner vie.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	{{center|Le corps a besoin d'énergie vitale pour rester sur un chemin d'[[Amour]] et de sincérité.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Il ne s'agit pas de décorer chaque recoin de notre monde intérieur avec une paire de petites souris aux gants de velours ou de jolies princesses recouvertes de magie et de paillettes. Ni de chanter frénétiquement &amp;quot;Je suis tellement si heureux !!!!&amp;quot; ...dans le simple but de maquiller le désespoir qui nous habite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	En même temps, jeter de l'ombre, de la confusion et du chaos dans l'esprit, dans le corps et dans le cœur n'aide pas vraiment à cultiver la clarté. Elle s'acquiert avec de l'énergie vitale, une attention ciblée et un intense silence. Si je m’efforce de rester misérable, souffrante et perdue, comment me tenir debout et garder les yeux et l’âme grand-ouvert pour contempler l’éclatante majesté de tout ce qui s’offre à moi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	La meilleure façon d'apporter de la clarté à ce monde tourmenté et chaotique serait de s'aider soi-même et d'aider les autres à se relever, à créer un [[ancrage]], des racines, et comme chaque arbre nous le montre, s’élever dans la canopée...et pouvoir respirer, s'ouvrir, se déployer... et voir le beau et le laid tels qu'ils sont : un discours de la lumière du monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|J'ai toujours considéré qu’un écrivain avait plutôt des devoirs que des droits, et un de ces devoirs est d’aider à vivre. Si j’ai mis de la lumière dans mes livres, c’est aussi pour ne pas assombrir l’autre, par courtoisie envers celui qui me lit.| Christian Bobin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pour vivre dans une société libre et en harmonie, une bonne référence est d'utiliser la &amp;quot;règle d'or&amp;quot; : « tu as la liberté d'agir comme tu veux... tant que tu ne fais pas de mal aux autres. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais pour une raison étrange, il semble que l'art soit exempté de suivre la règle d'or. Il paraît tout à fait acceptable de produire des œuvres qui polluent, détruisent et intoxiquent le corps et l'esprit des autres... car &amp;quot;l'art ne doit pas être censuré&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est certain, la [[censure]] est une abomination qui mène au totalitarisme et au despotisme. Mais ne serait-il pas de bon ton que les artistes se sentent un peu plus [[responsabilité|responsables]] de ce qu'ils renvoient et provoquent chez les autres ? Qu'ils se responsabilisent dans leurs paroles et leurs actes dans le monde…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais je vois que beaucoup d'artistes ne se rendent même pas compte eux-même de l’impact nocif et préjudiciable que le travail de certains de leurs collègues peut avoir sur eux, sur leur corps et sur leur esprit. Il y a une incapacité troublante à percevoir les effets de l'art sur sa propre expérience intérieure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		C'est pourquoi, dans le Hun Kung, nous insistons sur la prise de conscience des effets de chaque rencontre que nous établissons avec le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	L'art porte le tabou de ne pouvoir être remis en question que sous couvert d’une extrême prudence. Beaucoup défendent que l'artiste doit avoir la liberté de produire ce qui émerge en lui. Sinon, l'art deviendrait un pamphlet et perdrait de sa puissance...je suis entièrement d'accord qu’il s’agit bien là du processus de création artistique. Cela n'exempte pas les artistes d'une plus grande vigilance quant à ce qu'ils propagent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Alors, je me demande : si tout ce qui émerge d'un artiste est un monde souillé et infernal, n'est-il pas temps pour cette personne de se questionner sur sa propre existence ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Esthétiser l'addiction à la souffrance et exalter le manque de courage à chercher la lumière ressemblent aux symptômes d'une auto-tromperie chronique. Cela reviendrait à dire qu’il serait acceptable de rester en enfer, de s’y complaire et de le rependre, du moment qu'il est esthétiquement intéressant….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Mais s’évader des ténèbres est une tâche ardue. En répétant sans cesse les mêmes schémas émotionnels et énergétiques, l'artiste qui souhaite se libérer finira par se rendre compte qu'il n'y a plus grand-chose dans son monde intérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et que pourrait-il y avoir qui n'ait jamais été cultivé ...si toute son inspiration ne laisse germer que douleur, souffrance et lamentations ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Rien ne sert de désespérer face à ce genre de constat, car il est une marque manifeste du début de la guérison : c'est une prise de conscience que quelque chose ne va pas bien au-dedans et qu'il existe un processus sévère de dénutrition. Avec cette clarté, il y a une réelle ouverture pour commencer un travail intérieur : purifier et nourrir l'esprit, revitaliser le corps et aider le cœur à s’épanouir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais il y a une étape, un passage douloureux, où l'on doit vraiment affronter en personne son propre fantôme, au lieu de le hurler à la lune et au monde, lui rendant ainsi toute sa puissance et son ardeur au combat. Mais en le laissant patiemment s’essouffler, il perd de sa superbe, et honteux de sa nouvelle inconsistance, il ne peut que céder sa place peu à peu...et la belle muse se révèle sous un autre aspect ; sortie de la bourbe et quittant son manteau saumâtre, une simple immersion dans les eaux fraîches et limpides de la rivière de la Vie, et elle peut désormais se montrer dans son habit de clarté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|Ces éboueurs de la littérature qui remuent la fange n’ont de damné que le fait qu’ils suivent la mode.| Christian Bobin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il est très confortable de dire ce que tout le monde dit. Même si ce &amp;quot;tout le monde&amp;quot; se limite à mon petit groupe aux idées alternatives, incompris par la société. C'est une tendance humaine : préférer dire ce que tout le monde dit, ressentir ce que tout le monde ressent, partager la même vision du monde et se sentir protégé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	L'être humain fait constamment face à un choix douloureux : suivre le troupeau pour se sentir intégré et sécurisé ... ou bien trouver le courage de s'en détacher, de s'abandonner, seul et sans soutien apparent, à l'océan de la [[Vie]] ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et ce comportement grégaire se voit remis en question dès que le troupeau est malade et fonce vers le précipice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	...C'est alors que l’impérieuse question refait surface : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|« Quel sens donner à tout çà ? »...« '''quel est le sens de la vie ?''' »}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|Je me sens fait en dentelle et en plomb. Il y a en moi le monde et le ciel. La masse à dissoudre est énorme. Christian Bobin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je suis à la fois ciel et terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je suis une société malade et un Amour inconditionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Un travail appréciable dans cette vie serait de dissoudre les obstacles qui nous empêchent de vivre notre potentialité maximale. Et d'engager son corps, sa parole et son cœur pour témoigner de la merveille qui nous est sobrement offerte : faire partie de la majestueuse toile de la [[Vie]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Responsabilite_dans_l%27art&amp;diff=102</id>
		<title>Responsabilite dans l'art</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Responsabilite_dans_l%27art&amp;diff=102"/>
		<updated>2025-02-14T17:46:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: /* Responsabilité dans l'art: un dialogue avec Christian Bobin */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Responsabilité dans l'art: un dialogue avec Christian Bobin=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour moi, c'est une tâche ardue et délicate que de lever la voix pour dire comment les arts ont été utilisés pour nous maintenir à un niveau existentiel si bas et terne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Chaque fois que j'essaie d'écrire à ce sujet, j'entends dans ma tête des artistes en colère contre mes commentaires et je me sens impuissante à communiquer quoi que ce soit sur cette énigme qui me semble pourtant des plus impérative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Jusqu'à ce que je découvre que le célèbre écrivain français [[Christian Bobin]] partage le même genre d'inquiétude. Alors, j'ai pris sa main et trouvé le courage d'exprimer mon point de vue, face à l’urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote| Il m’a toujours semblé qu’il existait assez&lt;br /&gt;
d’écrivains qui se font une spécialité d’assombrir&lt;br /&gt;
et de dénigrer la vie. Les poètes et les&lt;br /&gt;
artistes se donnent souvent une sorte de droit de&lt;br /&gt;
grossièreté. Sous prétexte qu'ils ont du talent, ils&lt;br /&gt;
croient avoir tous les droits. J’ai en horreur ce&lt;br /&gt;
genre d’attitude.|Christian Bobin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Tout le monde connaît une vieille dame amère et pesante, qui ne sait que se plaindre de la vie, critiquer les autres et raconter sa collection de douleurs et de maladies. Tout le monde connaît aussi un autre type de vieille dame, celle qui est adorable, calme et douce, qui nous prépare de bons petits gâteaux aux parfums d'amour et de caresses, qui sait écouter et raconter des histoires hilarantes ou bien terrifiantes sur ses années de vie riches en enseignements. Et bien-sûr tout le monde préfère rendre visite à la douce grand-mère plutôt qu'à l'amère mémère. C'est d’un sens commun si évident qu’on n’oserait pas le discuter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais qu'en est-il dans les arts ? Tant d'œuvres ne font que vomir sur le monde l'infernale âpreté intérieure de l'artiste. Et la foule se précipite pour voir, lire et acquérir le dernier exemplaire, en parlant triomphalement du grand génie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|La haine de Proust pour le&lt;br /&gt;
soleil, ou celle de Sartre pour les arbres, me&lt;br /&gt;
paraît très révélatrice de cette société malade.&lt;br /&gt;
On fait du malheur une chose littéraire qui est&lt;br /&gt;
très bien portée. C’est particulièrement vrai de&lt;br /&gt;
ces auteurs qui étalent le mal sous prétexte de le&lt;br /&gt;
dénoncer. Certaines œuvres soi-disant rebelles&lt;br /&gt;
ne font qu’ajouter au chaos du monde et elles&lt;br /&gt;
n’aident personne.| Christian Bobin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	La société est malade. Notre corps, notre énergie et notre âme sont malades et stagnent dans l’habitude à résonner dans l'ombre, la carence et les basses vibrations. Les gens sont accros aux émotions fortes et sombres. Ils se sentent soulagés en recevant leur dose quotidienne de misère et de disgrâce esthétiquement bien formulées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sous prétexte de dénoncer une réalité laide et putride, beaucoup contribuent à attiser chaque jour leur propre brasier et celui des autres. C'est un puissant réseau de solidarité mondaine pour se maintenir dans cette boue tenace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	En proposant une poétique de la noirceur, tout ce que nous faisons, c'est la corroborer, la renforcer, la rendre plus puissante. Car le pouvoir de l'art ne réside pas dans la dissémination de quelques concepts ou idées. Son pouvoir réside dans sa [[résonance]] à la lumière et à la construction d'un [[paysage intérieur]] des plus radieux, à travers les expériences énergétiques et corporelles qu'elle nous offre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ces grands artistes, hérauts de la misère existentielle, sont de petits artisans de l'enfer - un enfer qui a ses charmes, soit dit en passant. Mais cela n'aide personne à vivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|Le cœur est un travailleur solaire. Le courage n’est pas de peindre&lt;br /&gt;
cette vie comme un enfer puisqu'elle en est si&lt;br /&gt;
souvent un : c’est de la voir telle et de maintenir&lt;br /&gt;
malgré tout l’espoir du paradis.| Christian Bobin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	{{center|Le cœur a besoin de lumière, le corps a besoin de vitalité, l'esprit a besoin de clarté.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	{{center|L'ombre a besoin de lumière pour lui donner vie.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	{{center|Le corps a besoin d'énergie vitale pour rester sur un chemin d'[[Amour]] et de sincérité.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Il ne s'agit pas de décorer chaque recoin de notre monde intérieur avec une paire de petites souris aux gants de velours ou de jolies princesses recouvertes de magie et de paillettes. Ni de chanter frénétiquement &amp;quot;Je suis tellement si heureux !!!!&amp;quot; ...dans le simple but de maquiller le désespoir qui nous habite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	En même temps, jeter de l'ombre, de la confusion et du chaos dans l'esprit, dans le corps et dans le cœur n'aide pas vraiment à cultiver la clarté. Elle s'acquiert avec de l'énergie vitale, une attention ciblée et un intense silence. Si je m’efforce de rester misérable, souffrante et perdue, comment me tenir debout et garder les yeux et l’âme grand-ouvert pour contempler l’éclatante majesté de tout ce qui s’offre à moi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	La meilleure façon d'apporter de la clarté à ce monde tourmenté et chaotique serait de s'aider soi-même et d'aider les autres à se relever, à créer un [[ancrage]], des racines, et comme chaque arbre nous le montre, s’élever dans la canopée...et pouvoir respirer, s'ouvrir, se déployer... et voir le beau et le laid tels qu'ils sont : un discours de la lumière du monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|J'ai toujours considéré qu’un écrivain avait&lt;br /&gt;
plutôt des devoirs que des droits, et un de ces&lt;br /&gt;
devoirs est d’aider à vivre. Si j’ai mis de la&lt;br /&gt;
lumière dans mes livres, c’est aussi pour ne pas&lt;br /&gt;
assombrir l’autre, par courtoisie envers celui qui&lt;br /&gt;
me lit.| Christian Bobin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pour vivre dans une société libre et en harmonie, une bonne référence est d'utiliser la &amp;quot;règle d'or&amp;quot; : « tu as la liberté d'agir comme tu veux... tant que tu ne fais pas de mal aux autres. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais pour une raison étrange, il semble que l'art soit exempté de suivre la règle d'or. Il paraît tout à fait acceptable de produire des œuvres qui polluent, détruisent et intoxiquent le corps et l'esprit des autres... car &amp;quot;l'art ne doit pas être censuré&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est certain, la [[censure]] est une abomination qui mène au totalitarisme et au despotisme. Mais ne serait-il pas de bon ton que les artistes se sentent un peu plus [[responsabilité|responsables]] de ce qu'ils renvoient et provoquent chez les autres ? Qu'ils se responsabilisent dans leurs paroles et leurs actes dans le monde…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais je vois que beaucoup d'artistes ne se rendent même pas compte eux-même de l’impact nocif et préjudiciable que le travail de certains de leurs collègues peut avoir sur eux, sur leur corps et sur leur esprit. Il y a une incapacité troublante à percevoir les effets de l'art sur sa propre expérience intérieure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		C'est pourquoi, dans le Hun Kung, nous insistons sur la prise de conscience des effets de chaque rencontre que nous établissons avec le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	L'art porte le tabou de ne pouvoir être remis en question que sous couvert d’une extrême prudence. Beaucoup défendent que l'artiste doit avoir la liberté de produire ce qui émerge en lui. Sinon, l'art deviendrait un pamphlet et perdrait de sa puissance...je suis entièrement d'accord qu’il s’agit bien là du processus de création artistique. Cela n'exempte pas les artistes d'une plus grande vigilance quant à ce qu'ils propagent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Alors, je me demande : si tout ce qui émerge d'un artiste est un monde souillé et infernal, n'est-il pas temps pour cette personne de se questionner sur sa propre existence ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Esthétiser l'addiction à la souffrance et exalter le manque de courage à chercher la lumière ressemblent aux symptômes d'une auto-tromperie chronique. Cela reviendrait à dire qu’il serait acceptable de rester en enfer, de s’y complaire et de le rependre, du moment qu'il est esthétiquement intéressant….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Mais s’évader des ténèbres est une tâche ardue. En répétant sans cesse les mêmes schémas émotionnels et énergétiques, l'artiste qui souhaite se libérer finira par se rendre compte qu'il n'y a plus grand-chose dans son monde intérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et que pourrait-il y avoir qui n'ait jamais été cultivé ...si toute son inspiration ne laisse germer que douleur, souffrance et lamentations ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Rien ne sert de désespérer face à ce genre de constat, car il est une marque manifeste du début de la guérison : c'est une prise de conscience que quelque chose ne va pas bien au-dedans et qu'il existe un processus sévère de dénutrition. Avec cette clarté, il y a une réelle ouverture pour commencer un travail intérieur : purifier et nourrir l'esprit, revitaliser le corps et aider le cœur à s’épanouir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais il y a une étape, un passage douloureux, où l'on doit vraiment affronter en personne son propre fantôme, au lieu de le hurler à la lune et au monde, lui rendant ainsi toute sa puissance et son ardeur au combat. Mais en le laissant patiemment s’essouffler, il perd de sa superbe, et honteux de sa nouvelle inconsistance, il ne peut que céder sa place peu à peu...et la belle muse se révèle sous un autre aspect ; sortie de la bourbe et quittant son manteau saumâtre, une simple immersion dans les eaux fraîches et limpides de la rivière de la Vie, et elle peut désormais se montrer dans son habit de clarté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|Ces éboueurs de la littérature qui&lt;br /&gt;
remuent la fange n’ont de damné que le fait&lt;br /&gt;
qu’ils suivent la mode.| Christian Bobin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il est très confortable de dire ce que tout le monde dit. Même si ce &amp;quot;tout le monde&amp;quot; se limite à mon petit groupe aux idées alternatives, incompris par la société. C'est une tendance humaine : préférer dire ce que tout le monde dit, ressentir ce que tout le monde ressent, partager la même vision du monde et se sentir protégé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	L'être humain fait constamment face à un choix douloureux : suivre le troupeau pour se sentir intégré et sécurisé ... ou bien trouver le courage de s'en détacher, de s'abandonner, seul et sans soutien apparent, à l'océan de la [[Vie]] ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et ce comportement grégaire se voit remis en question dès que le troupeau est malade et fonce vers le précipice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	...C'est alors que l’impérieuse question refait surface : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|« Quel sens donner à tout çà ? »...« quel est le sens de la vie ? »}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|Je me sens fait en dentelle&lt;br /&gt;
et en plomb. Il y a en moi le monde et le ciel. La&lt;br /&gt;
masse à dissoudre est énorme. Christian Bobin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je suis à la fois ciel et terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je suis une société malade et un Amour inconditionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Un travail appréciable dans cette vie serait de dissoudre les obstacles qui nous empêchent de vivre notre potentialité maximale. Et d'engager son corps, sa parole et son cœur pour témoigner de la merveille qui nous est sobrement offerte : faire partie de la majestueuse toile de la [[Vie]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Responsabilite_dans_l%27art&amp;diff=101</id>
		<title>Responsabilite dans l'art</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Responsabilite_dans_l%27art&amp;diff=101"/>
		<updated>2025-02-14T17:45:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: texte 10&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Responsabilité dans l'art: un dialogue avec Christian Bobin=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour moi, c'est une tâche ardue et délicate que de lever la voix pour dire comment les arts ont été utilisés pour nous maintenir à un niveau existentiel si bas et terne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Chaque fois que j'essaie d'écrire à ce sujet, j'entends dans ma tête des artistes en colère contre mes commentaires et je me sens impuissante à communiquer quoi que ce soit sur cette énigme qui me semble pourtant des plus impérative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Jusqu'à ce que je découvre que le célèbre écrivain français Christian Bobin partage le même genre d'inquiétude. Alors, j'ai pris sa main et trouvé le courage d'exprimer mon point de vue, face à l’urgence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote| Il m’a toujours semblé qu’il existait assez&lt;br /&gt;
d’écrivains qui se font une spécialité d’assombrir&lt;br /&gt;
et de dénigrer la vie. Les poètes et les&lt;br /&gt;
artistes se donnent souvent une sorte de droit de&lt;br /&gt;
grossièreté. Sous prétexte qu'ils ont du talent, ils&lt;br /&gt;
croient avoir tous les droits. J’ai en horreur ce&lt;br /&gt;
genre d’attitude.|Christian Bobin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Tout le monde connaît une vieille dame amère et pesante, qui ne sait que se plaindre de la vie, critiquer les autres et raconter sa collection de douleurs et de maladies. Tout le monde connaît aussi un autre type de vieille dame, celle qui est adorable, calme et douce, qui nous prépare de bons petits gâteaux aux parfums d'amour et de caresses, qui sait écouter et raconter des histoires hilarantes ou bien terrifiantes sur ses années de vie riches en enseignements. Et bien-sûr tout le monde préfère rendre visite à la douce grand-mère plutôt qu'à l'amère mémère. C'est d’un sens commun si évident qu’on n’oserait pas le discuter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais qu'en est-il dans les arts ? Tant d'œuvres ne font que vomir sur le monde l'infernale âpreté intérieure de l'artiste. Et la foule se précipite pour voir, lire et acquérir le dernier exemplaire, en parlant triomphalement du grand génie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|La haine de Proust pour le&lt;br /&gt;
soleil, ou celle de Sartre pour les arbres, me&lt;br /&gt;
paraît très révélatrice de cette société malade.&lt;br /&gt;
On fait du malheur une chose littéraire qui est&lt;br /&gt;
très bien portée. C’est particulièrement vrai de&lt;br /&gt;
ces auteurs qui étalent le mal sous prétexte de le&lt;br /&gt;
dénoncer. Certaines œuvres soi-disant rebelles&lt;br /&gt;
ne font qu’ajouter au chaos du monde et elles&lt;br /&gt;
n’aident personne.| Christian Bobin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	La société est malade. Notre corps, notre énergie et notre âme sont malades et stagnent dans l’habitude à résonner dans l'ombre, la carence et les basses vibrations. Les gens sont accros aux émotions fortes et sombres. Ils se sentent soulagés en recevant leur dose quotidienne de misère et de disgrâce esthétiquement bien formulées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Sous prétexte de dénoncer une réalité laide et putride, beaucoup contribuent à attiser chaque jour leur propre brasier et celui des autres. C'est un puissant réseau de solidarité mondaine pour se maintenir dans cette boue tenace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	En proposant une poétique de la noirceur, tout ce que nous faisons, c'est la corroborer, la renforcer, la rendre plus puissante. Car le pouvoir de l'art ne réside pas dans la dissémination de quelques concepts ou idées. Son pouvoir réside dans sa [[résonance]] à la lumière et à la construction d'un [[paysage intérieur]] des plus radieux, à travers les expériences énergétiques et corporelles qu'elle nous offre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ces grands artistes, hérauts de la misère existentielle, sont de petits artisans de l'enfer - un enfer qui a ses charmes, soit dit en passant. Mais cela n'aide personne à vivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|Le cœur est un travailleur solaire. Le courage n’est pas de peindre&lt;br /&gt;
cette vie comme un enfer puisqu'elle en est si&lt;br /&gt;
souvent un : c’est de la voir telle et de maintenir&lt;br /&gt;
malgré tout l’espoir du paradis.| Christian Bobin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	{{center|Le cœur a besoin de lumière, le corps a besoin de vitalité, l'esprit a besoin de clarté.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	{{center|L'ombre a besoin de lumière pour lui donner vie.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	{{center|Le corps a besoin d'énergie vitale pour rester sur un chemin d'[[Amour]] et de sincérité.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Il ne s'agit pas de décorer chaque recoin de notre monde intérieur avec une paire de petites souris aux gants de velours ou de jolies princesses recouvertes de magie et de paillettes. Ni de chanter frénétiquement &amp;quot;Je suis tellement si heureux !!!!&amp;quot; ...dans le simple but de maquiller le désespoir qui nous habite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	En même temps, jeter de l'ombre, de la confusion et du chaos dans l'esprit, dans le corps et dans le cœur n'aide pas vraiment à cultiver la clarté. Elle s'acquiert avec de l'énergie vitale, une attention ciblée et un intense silence. Si je m’efforce de rester misérable, souffrante et perdue, comment me tenir debout et garder les yeux et l’âme grand-ouvert pour contempler l’éclatante majesté de tout ce qui s’offre à moi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	La meilleure façon d'apporter de la clarté à ce monde tourmenté et chaotique serait de s'aider soi-même et d'aider les autres à se relever, à créer un [[ancrage]], des racines, et comme chaque arbre nous le montre, s’élever dans la canopée...et pouvoir respirer, s'ouvrir, se déployer... et voir le beau et le laid tels qu'ils sont : un discours de la lumière du monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|J'ai toujours considéré qu’un écrivain avait&lt;br /&gt;
plutôt des devoirs que des droits, et un de ces&lt;br /&gt;
devoirs est d’aider à vivre. Si j’ai mis de la&lt;br /&gt;
lumière dans mes livres, c’est aussi pour ne pas&lt;br /&gt;
assombrir l’autre, par courtoisie envers celui qui&lt;br /&gt;
me lit.| Christian Bobin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pour vivre dans une société libre et en harmonie, une bonne référence est d'utiliser la &amp;quot;règle d'or&amp;quot; : « tu as la liberté d'agir comme tu veux... tant que tu ne fais pas de mal aux autres. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais pour une raison étrange, il semble que l'art soit exempté de suivre la règle d'or. Il paraît tout à fait acceptable de produire des œuvres qui polluent, détruisent et intoxiquent le corps et l'esprit des autres... car &amp;quot;l'art ne doit pas être censuré&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est certain, la [[censure]] est une abomination qui mène au totalitarisme et au despotisme. Mais ne serait-il pas de bon ton que les artistes se sentent un peu plus [[responsabilité|responsables]] de ce qu'ils renvoient et provoquent chez les autres ? Qu'ils se responsabilisent dans leurs paroles et leurs actes dans le monde…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais je vois que beaucoup d'artistes ne se rendent même pas compte eux-même de l’impact nocif et préjudiciable que le travail de certains de leurs collègues peut avoir sur eux, sur leur corps et sur leur esprit. Il y a une incapacité troublante à percevoir les effets de l'art sur sa propre expérience intérieure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		C'est pourquoi, dans le Hun Kung, nous insistons sur la prise de conscience des effets de chaque rencontre que nous établissons avec le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	L'art porte le tabou de ne pouvoir être remis en question que sous couvert d’une extrême prudence. Beaucoup défendent que l'artiste doit avoir la liberté de produire ce qui émerge en lui. Sinon, l'art deviendrait un pamphlet et perdrait de sa puissance...je suis entièrement d'accord qu’il s’agit bien là du processus de création artistique. Cela n'exempte pas les artistes d'une plus grande vigilance quant à ce qu'ils propagent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Alors, je me demande : si tout ce qui émerge d'un artiste est un monde souillé et infernal, n'est-il pas temps pour cette personne de se questionner sur sa propre existence ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Esthétiser l'addiction à la souffrance et exalter le manque de courage à chercher la lumière ressemblent aux symptômes d'une auto-tromperie chronique. Cela reviendrait à dire qu’il serait acceptable de rester en enfer, de s’y complaire et de le rependre, du moment qu'il est esthétiquement intéressant….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Mais s’évader des ténèbres est une tâche ardue. En répétant sans cesse les mêmes schémas émotionnels et énergétiques, l'artiste qui souhaite se libérer finira par se rendre compte qu'il n'y a plus grand-chose dans son monde intérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et que pourrait-il y avoir qui n'ait jamais été cultivé ...si toute son inspiration ne laisse germer que douleur, souffrance et lamentations ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Rien ne sert de désespérer face à ce genre de constat, car il est une marque manifeste du début de la guérison : c'est une prise de conscience que quelque chose ne va pas bien au-dedans et qu'il existe un processus sévère de dénutrition. Avec cette clarté, il y a une réelle ouverture pour commencer un travail intérieur : purifier et nourrir l'esprit, revitaliser le corps et aider le cœur à s’épanouir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais il y a une étape, un passage douloureux, où l'on doit vraiment affronter en personne son propre fantôme, au lieu de le hurler à la lune et au monde, lui rendant ainsi toute sa puissance et son ardeur au combat. Mais en le laissant patiemment s’essouffler, il perd de sa superbe, et honteux de sa nouvelle inconsistance, il ne peut que céder sa place peu à peu...et la belle muse se révèle sous un autre aspect ; sortie de la bourbe et quittant son manteau saumâtre, une simple immersion dans les eaux fraîches et limpides de la rivière de la Vie, et elle peut désormais se montrer dans son habit de clarté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|Ces éboueurs de la littérature qui&lt;br /&gt;
remuent la fange n’ont de damné que le fait&lt;br /&gt;
qu’ils suivent la mode.| Christian Bobin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il est très confortable de dire ce que tout le monde dit. Même si ce &amp;quot;tout le monde&amp;quot; se limite à mon petit groupe aux idées alternatives, incompris par la société. C'est une tendance humaine : préférer dire ce que tout le monde dit, ressentir ce que tout le monde ressent, partager la même vision du monde et se sentir protégé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	L'être humain fait constamment face à un choix douloureux : suivre le troupeau pour se sentir intégré et sécurisé ... ou bien trouver le courage de s'en détacher, de s'abandonner, seul et sans soutien apparent, à l'océan de la [[Vie]] ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et ce comportement grégaire se voit remis en question dès que le troupeau est malade et fonce vers le précipice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	...C'est alors que l’impérieuse question refait surface : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|« Quel sens donner à tout çà ? »...« quel est le sens de la vie ? »}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{quote|Je me sens fait en dentelle&lt;br /&gt;
et en plomb. Il y a en moi le monde et le ciel. La&lt;br /&gt;
masse à dissoudre est énorme. Christian Bobin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je suis à la fois ciel et terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je suis une société malade et un Amour inconditionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Un travail appréciable dans cette vie serait de dissoudre les obstacles qui nous empêchent de vivre notre potentialité maximale. Et d'engager son corps, sa parole et son cœur pour témoigner de la merveille qui nous est sobrement offerte : faire partie de la majestueuse toile de la [[Vie]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Exp%C3%A9rience_directe&amp;diff=100</id>
		<title>Expérience directe</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Exp%C3%A9rience_directe&amp;diff=100"/>
		<updated>2025-02-14T17:30:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: Created page with &amp;quot;Category:Glossary&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Glossary]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Spiritualit%C3%A9&amp;diff=99</id>
		<title>Spiritualité</title>
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		<updated>2025-02-14T17:29:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: Created page with &amp;quot;Category:Glossary&amp;quot;&lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;[[Category:Glossary]]&lt;/div&gt;</summary>
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	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Art_introverti&amp;diff=98</id>
		<title>Art introverti</title>
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		<updated>2025-02-14T17:29:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: Created page with &amp;quot;...  Category:Glossary&amp;quot;&lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Glossary]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Vers_un_art_introverti2-definition&amp;diff=97</id>
		<title>Vers un art introverti2-definition</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Vers_un_art_introverti2-definition&amp;diff=97"/>
		<updated>2025-02-14T17:28:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: texte 9-2&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Vers un art introverti 2 : Qu’est-ce que c’est l’art introverti ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans un [[art introverti]], le but n’est pas de créer une œuvre à montrer, mais la pratique devient un outil pour m’aider à créer ou recréer et à harmoniser mon mode intérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je ne peins pas pour obtenir une belle œuvre. Je peins pour me connecter au monde physique à travers la vibration de chaque couleur. Ce n’est pas visualiser les couleurs mais toucher chacune d’entre elles de l’intérieur, les respirer, les ressentir, les écouter à travers les émotions qu’elles induisent, et les harmoniser jusque dans mon corps pas seulement par l’imagination, mais d’une façon plus charnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	J’esquisse des dessins d’observation, de reproduction pour donner plus de plasticité à mon cerveau en exerçant les fonctions de son [[Côté droit du cerveau|côté droit]], que nous délaissons si souvent. Je forme aussi ma capacité à contempler les choses telles qu’elles sont. C’est une pratique très utilisée en méditation, observer la [[réalité]] nue dans un silence spirituel, sans les interférences de mes jugements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je fais du théâtre pour sortir de mon identité, la remettre en question, entrer dans une [[transe]] collective, élargir mon état de conscience et avoir des insights, des perceptions qui m’aident à revoir, à corriger ma vision du monde. C’est une pratique très profonde, intérieure, presque chamanique…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je joue de la musique pour rappeler à mon corps que la vie a des rythmes et des cycles sur lesquels je peux me caler, me poser. J’exerce mon cerveau à la formation et à la reproduction de modèles et du sens qu’ils induisent, et ainsi je peux me reposer sur la sécurité et la confiance que cela apporte. C’est une façon de se reconnecter avec ses [[mémoires]] cellulaires les plus profondes et le sentiment d’[[harmonie]] que chaque être porte en lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je chante pour renouveler la [[résonance]] de mon corps, écouter et influencer mes émotions, ma vitalité, par la vibration de mon corps physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ainsi, un [[art introverti]] est beaucoup plus proche de la pratique du yoga,du tai chi ou de la méditation, disons de cet aspect holistique d’un travail de connexion énergétique intérieure, en reliant l’extrême corporel à l’extrême spirituel. Il est très introspectif, et n’est pas directement tourné vers l’extérieur. Il prend tout son sens dans le développement de mon état de conscience, son objectif est dirigé vers le fait de cultiver, enrichir et harmoniser mon monde intérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans un art introverti, l’œuvre produite à une valeur de feedback, une sorte d’autoévaluation de mon travail intérieur, un miroir de mon état mental, symbolique et énergétique. Le but n’est donc pas d’améliorer mon travail extérieur, c’est à dire de produire des œuvres de plus en plus belles à offrir, mais d’améliorer la teneur de mon royaume intérieur, de sortir de mes tendances réductrices et de déployer mes ailes !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ici, l’artiste de génie qui produirait des œuvres magnifiques mais dont l’âme resterait immature et autodestructrice, serait hors sujet dans cette forme de pratique...car il ne s’agit pas simplement de lâcher ou de jeter ses émotions sur le papier, mais bel et bien d’écouter les bruits du dedans, de les soupeser et de chercher à les réajuster, à les harmoniser…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et il faut donner beaucoup d’espace à cette transformation, c’est la priorité même du travail de [[régénération]] de soi-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	En cela, on peut observer une autre dimension que l’on ne retrouve pas forcément dans l’art thérapie...je dirais que l’art thérapie se dirige vers la même direction,à donner de l’espace pour exprimer ses émotions, ses mal-être intérieurs, et ensuite observer les changements qui découlent de ce travail de nettoyage...mais  cette pratique cherche à guérir, à retrouver la santé d’un paysage intérieur dans les limites de la normalité sociale... alors que l’[[art introverti]] propose d’aller au-delà du mieux, d’œuvrer à une amélioration de son univers intérieur en réelle profondeur et sans limites…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je dirais que l’art introverti serait plutôt naît de l’union entre art et [[spiritualité]], un art plus pénétrant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Par exemple, dans le zen on utilise l’art pour manifester et construire son état de conscience. Comme dans l’exercice du cercle, où il s’agit de tracer à main levée le cercle le plus parfait, le plus juste possible...le but n’étant pas de récolter une foule d’applaudissements, mais d’éprouver son niveau de concentration, de maîtrise de soi, de Présence et ainsi progresser sur le chemin de la réalisation…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Aussi la transe chamanique utilise l’art pour élargir la conscience et apporter des insights des connexions, des visions. Ou également, dans le candomblé, la musique, la danse et le chant sont utilisés pour sortir du monde matériel et entrer en relation avec d’autres forces archétypales, dans des dimensions plus spirituelles. Ou encore dans le bouddhisme tibétain où l’on pratique la confection de mandalas comme un exercice de méditation, de formation de modèles pour organiser l’esprit, et apprendre à le diriger dans une direction précise, souhaitée et maîtrisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
			{{center|...voilà comment utiliser l’art et son ouverture à la [[spiritualité]].}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mais je ressens le besoin d’apporter de la clarté et de la lisibilité sur tous ces outils actuellement à notre disposition ;  de les déshabiller, de les dénuder, de les découvrir dans leur plus simple appareil. De garder leur esprit originel et de rendre leurs bases initiales aussi pures que possible afin que nous puissions les travailler dans notre réalité,  notre vision du monde, nos idiosyncrasies , et adapter leur substance à notre  culture…et non s’acharner à imiter, reproduire ou se réapproprier la partie visible de leur folklore  et de leurs artifices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	...c’est un peu comme savoir lire une recette de cuisine. Par exemple, si je veux faire du pain, je peux suivre scrupuleusement une recette, même si je n’ai aucune expérience de la boulangerie...mais qu’adviendra-t-il si mon four n’est pas aussi puisant que celui indiqué ?...le temps de cuisson sera-t-il le même ?...ou bien si je suis en Thaïlande et que la levure est différente...le temps de levée sera-t-il identique ?...le temps et la température de cuisson conseillés dans le livre seront-ils fiables ? Tandis que si je connais les grands principes de la panification, je peux surveiller la levée et arrêter lorsque je reconnais une consistance satisfaisante. Je peux surveiller la cuisson et adapter le temps et la température...puisque je reconnais les phénomènes que j’ai sous les yeux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je suis intéressée pour rechercher les fondements, les principes primordiaux de ces dispositifs, afin qu’ils puissent être  appliqués à d’autres domaines, d’autres cultures, et à chaque personnalité. C’est une recherche des plus intime : il s’agit de ma quête personnelle pour trouver des outils qui m’aident dans le processus de [[dilatation]] de mon [[Être]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Car le plus important, l’essentiel dans ce travail est de savoir garder la primeur de la connexion à l’[[expérience directe]] afin de pouvoir utiliser ces outils pour se maintenir sur son parcours. Parce qu’il est  très facile de se perdre dans la superficialité du contenant et de  nourrir une fascination illusoire et mécanique,  et ainsi perdre la fraîcheur et le vrai sens du travail. Il est donc fondamental  se réapproprier les bases, les fondements du contenu jusque dans leurs racines, que ce soit dans des pratiques sacrées ou bien des exercices à travers l’art.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est apprendre à lire le paysage externe pour construire son paysage interne, savoir y trouver des repères et savoir les adapter. Lire au mieux la réalité globale, pour mieux y déceler la voie vers sa propre réalité, pouvoir se situer...et découvrir son propre guide intérieur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le HK est une proposition de réflexion sur ces principes fondamentaux pour l’utilisation de l’art dans un travail intérieur. La démarche serait, à travers une recherche personnelle, de pouvoir établir une sorte de guide, une grille de repères pour amener de la clarté dans ses choix, développer son [[Souveraineté|agence]] pour un travail, une pratique, un cheminement adapté à soi, à son être, à son individualité.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Vers_un_art_introverti1-introduction&amp;diff=96</id>
		<title>Vers un art introverti1-introduction</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Vers_un_art_introverti1-introduction&amp;diff=96"/>
		<updated>2025-02-14T17:19:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: /* Vers un art introverti */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Karl Gustav [[Jung]], le psychiatre suisse et fondateur de la psychologie analytique, a introduit les notions d’introversion et d’extraversion dans sa théorie de la personnalité. Il définit ces deux types de psychologie de l’individu, selon son énergie psychique et son rapport au monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pour Jung les introvertis orientent leur énergie psychique davantage vers leur monde intérieur, c’est à dire qu’ils sont plus concentrés vers leurs pensées, leurs réflexions et leurs sentiments intérieurs, et seront plus réceptifs à des perceptions subjectives qu’à des stimuli externes. Cela ne signifie pas nécessairement qu’ils sont timides ou asociaux, mais que pour eux l’expérience interne est plus importante et plus riche d’enseignements que le monde extérieur. Un introverti préférera un environnement calme pour traiter l’information, et éprouvera le besoin de réfléchir avant d’agir ou de prendre une décision.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un extraverti, selon Jung, orientera plutôt son énergie psychique vers le monde, les objets, les personnes et les activités extérieurs. Il se concentre davantage sur son environnement, et préférera des stimuli externes, des connexions et interactions sociales à des perceptions internes des choses. Il se dirigera plutôt vers des situations nouvelles, des actions immédiates, concrètes et tangibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Avoir un regard introverti sur les choses c’est observer le monde de manière [[Phénoménologie|phénoménologique]], tandis que trouver de l’objectivité à travers une vision collective, partagée, serait adopter un point de vu extraverti.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Par exemple, pour jouer au volley-ball...un extraverti aura besoin d’équipiers, d’adversaires et trouvera toutes les richesses de l’expérience dans les interactions qui naissent dans le match, jouer seul avec un ballon lui paraîtra bien fade, voir inutile...alors qu’un introverti, préférera écouter les effets du contact avec le ballon sur son monde intérieur, et prendra même plaisir à explorer ce monde de sensations intrinsèques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	De même, un introverti n’aura pas forcément besoin de « témoignages ou de justifications extérieurs » pour se définir. Par exemple, pour déterminer que le feu brûle, ou bien que l’eau mouille, un extraverti préférera chercher dans la société de quoi attester cette vérité. Il se mettra en quête d’une preuve tangible et se renseignera sur les travaux de scientifiques reconnus, qui ont élaboré un protocole rationnel et cartésien et ont su démontrer en public la véracité de leur théorie. Pour un introverti, les preuves publiques ont leurs limites, et il préféra plonger sa main dans l’eau, ou dans le feu pour connaître la sensation par lui-même...et ainsi déterminer sa propre vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est une question de point de vu: l’un privilégie plutôt des chemins intérieurs, intimes, alors que l’autre préférera trouver ses réponses dans son environnement, dans les connaissances collectives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Qu’en est-il de l’art ? Serait-il introverti ou extraverti ? Nous pouvons penser que faire de l’art est essentiellement introverti, parce qu’il est un espace d’expression de soi. Depuis le mouvement moderniste, les artistes se soucient de moins en moins de peindre une réalité extérieure partagée et se concentrent davantage sur l’expression de leur monde intérieur : leurs pensées, réflexions et sentiments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	Les cubistes et expressionnistes souhaitaient déformer la réalité extérieure pour mieux en exprimer leur réalité intérieure. Les surréalistes, eux, mettaient en lumière le monde des rêves, de la symbolique et de l’inconscient. Aussi, les dadaïstes ont beaucoup joué avec le flux des pensées intrinsèques et de l’émergence de l’inconscient. C’était une belle époque de découvertes et de voyages intérieurs, de l’expression des émotions les plus confidentielles dans un paysage européen des plus froid et des plus rationnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans le théâtre, certains courants ont laissé de côté l’idée d’interpréter simplement un texte, une mise en scène pour explorer d’autres domaines. Comme dans le théâtre physique, où l’on pousse le corps à l’extrême, au-delà  de l’exhaustion pour faire émerger des mouvements, des énergies, des mémoires cachées. C’est un travail des plus fusionnel, quelque chose émerge, quelque chose de très profond, de primordial, quelque chose que les codes du langage, les règles de la société, de notre histoire passent sous silence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Stanislavski fait vivre la psychologie des personnages et l’installe au centre du jeu, une belle invitation à rentrer dans le monde de l’autre et visiter son paysage personnel. Le théâtre de l’absurde se joue des codes du sens, des normes et de la rationalité pour libérer une écoute encore plus personnelle, plus intime, plus intérieure.Et le théâtre pauvre, de Grotowski, a utilisé des techniques des plus extrêmes pour atteindre le plus essentiel de la présence humaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Cet élan d'attention porté au monde intérieur a apporté une force positive à l'introversion. De nos jours, la virtuosité technique n'a que peu de valeur si elle n'est pas dotée d'un lien profond avec l'expérience intérieure de l'artiste. Tout ceci laisse apparaître  que l’art possède un caractère plutôt introverti, c’est pourquoi je voudrais vous faire part de mes réflexions…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	L’art est produit pour le monde extérieur, pour être matérialisé et concrétisé dans un objet, et ainsi le présenter aux autres, à un public. Sa propre appréciation est directement liée au fait qu’il y ait une matière à exposer et aux commentaires, aux critiques qui en découlent au sein de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il semble que la raison d’être de l’art soit de se montrer, d’être exposé, publié...connaissez-vous un artiste aux œuvres tacites ?Son œuvre c’est la définition même d’un artiste. Sans travail à proposer dans les galeries, sur scène ou dans la rue, dans les librairies ou sur le net, peut-on se dire artiste ? La tendance générale est donc d’orienter sa pratique artistique vers l’extérieur, pour un certain auditoire, un destinataire.... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	L’aspect extraverti de l’art réside dans le fait que la relation de l’artiste avec son travail est directement liée à la réussite dans l’interaction avec un certain public, une reconnaissance extérieure, sociale, et ainsi la pratique est entièrement dirigée en ce sens, et non tournée avant tout vers un travail intérieur et ce qu’il apporte intimement. Même s’il s’agit d’exprimer ses propres émotions, le rendu est dirigé vers l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Par exemple, au théâtre, on pense qu’un spectacle nécessite  forcément des spectateurs. &lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
{{center|...mais Dionysos avait-il un public ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pourtant ses rassemblements étaient des mises en scène, des jeux d’acteurs, mais loin d’une simple représentation pour un auditoire, il s’agissait d’un rituel, de performances artistiques pour générer ce feu de [[Vie]], ce feu intérieur, à travers le jeu, à travers la [[transe]]...et pourtant il ramenait du monde, c’est sûr...mais en tant que participants, les interactions du collectif étaient pour nourrir ces vibrations intérieures, tel était l’intention première de ces rencontres. Aujourd’hui il y a bien du théâtre interactif, mais il s’agit là encore de construire un travail pour le montrer à un public. Même si on lui offre de participer, le processus est tourné vers l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je crois que le théâtre trouve en premier lieu bien plus de richesses dans les effets qu’il produit en nous, à l’intérieur de nous-même, à travers le jeu, à travers le corps, à travers nos propres émotions….alors,pourquoi ne pas jouer dans son salon, à huit-clos, entre amis ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	On pourrait presque observer une forme d’asphyxie, voire d’autocensure d’un art plus intime, plus... introverti. Par exemple, une personne qui souhaiterait s’adonner  à l’art afin de  travailler sur sa créativité, mais qui se sentirait intimidée en pensant que la seule façon d’être artiste est d’exposer sa relation créative intime avec le monde, pourrait vite se décourager en se disant que « l'art n'est pas pour elle »...alors elle perdrait regrettablement cette belle opportunité de développer toute la richesse intérieure que l’art peut apporter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je vois la nécessité d’un rebondissement, d’un nouveau souffle, je ressens le besoin d’inverser la tendance actuelle d’un art directement lié à la production d’un rendu. Et pourquoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans ce contexte artistique si absorbé à se montrer, je vois un excès de contenu à disposition. Une profusion d’informations dont l’abondance tend à banaliser et à dénaturer la substantifique moelle. Quelques minutes sur internet suffisent pour voir se côtoyer mon aquarelliste préféré et son antagoniste, malgré les kilomètres qui les séparent, avec une pièce de théâtre japonais, un docu-fiction sur l’art scriptural dans l’islam, le dernier titre du dernier groupe de pop dernièrement à la mode...un teaser en avant-première de la dernière production hollywoodienne...et si cela n’est pas raisonnablement à mon goût, je peux toujours aller rendre visite à ma petit nièce qui fait ses premiers pas à la plage...sur whattsapp….Ce déluge de profusion est devenu incontrôlable, l’écart entre le rythme de production et le temps qu’il consent à nous laisser pour absorber, digérer et assimiler devient insoutenable et asphyxiant...nous sommes saturés et condamnés à consommer de manière de plus en plus superficielle !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et tout cela s’accélère de façon exponentielle avec l’énorme avancée de la technologie et de tous les moyens désormais à notre disposition. Les limites techniques se réduisent. Adobe viens de lancer une intelligence artificielle  qui permet de réaliser un film entier en quelques instants...la quantité produite va devenir de plus en plus considérable...et donc notre capacité d’absorption de plus en plus réduite…nous ne pourrons intégrer autant de stimuli, sans trouver l’espace équivalent à sa captation, à sa réception, à sa digestion...et son assimilation. Cela conduit à un état de fatigue généralisée, de superficialité, une perte de la sensibilité qui rend impossible un travail en profondeur, et donc nous conduit peu à peu vers cet état de déconnexion à l’essentiel, au substantiel,à la justesse de notre réalité… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Autant de contenus proposés obligent notre attention à toujours être tournée vers l'extérieur, c'est-à-dire excessivement extravertie......et étonnement on peut observer de plus en plus de cas de dépressions chroniques, de défaillances psychiques et autres types de manifestation de l’anxiété…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je parle d’un manque d’oxygène pour le consommateur, mais peut-on juger la place  pour l’artiste plus glorieuse?...peut-il se permettre de consacrer cinq années à choyer son œuvre et encourir le risque qu’elle soit obsolète dès sa sortie?...et où la montrer si toutes les places sont occupées? Saura-t-il trouver la force de caractère de survivre à des critiques de plus en plus nombreuses, cinglantes et pas forcément bien avisées?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans ce tableau aux couleurs plutôt déroutantes, je décèle deux choses essentielles à redorées... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	D’une part cette fragmentation, ce clivage entre le travail artistique que mon âme me réclame, et celui que la société me demande de produire ...cette fracture dans le paysage dans lequel nous vivons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et d’autre part, cette déconnexion aux valeurs essentielles à la relation que nous entretenons avec notre être et le monde qui l’entoure, mais aussi avec notre perception de l’art, car cette confusion tend à nous éloigner d’une pratique artistique intérieure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	Se plonger davantage  vers l’introversion serait un peu comme dans la pratique du yoga, où l’on pratique essentiellement pour se nourrir soi-même...et non pour se donner en spectacle comme tous les dimanches. La différence peut être très subtile, parce que la relation  entre l’intérieur et l’extérieur ne sera jamais bien définie. L’artiste qui paraît plus extraverti, avec des exhibitions internationales et une grande reconnaissance du public, peut bien faire un profond travail intérieur et construire son art comme un chemin spirituel, alors qu’un grand maître des pratiques  intérieures peut diriger son travail essentiellement pour nourrir sa vanité et attirer l’attention de l’autre. Ici la clef réside dans l’intention première, et elle sera toujours très intime...mais c’est dans cette subtilité que l’on peut percevoir une nouvelle façon de s’adonner à l’art.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Cela ne signifie pas arrêter de produire, se taire, se cacher. Je ne viens pas vanter les mérites  d’un mouvement visant à fermer les galeries, à détruire les théâtres et à brûler tous les tableaux et tous les livres. Il y aura toujours des gens qui voudront produire et partager. Je ne viens pas revendiquer qu’à l’avenir le seul art qui ait de la valeur soit l’art pour soi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Non, je propose une remise en question de soi-même et de la directive que l’on donne à son propre travail artistique : un art dont l'objectif principal serait de [[Régénération|régénérer]] l'[[âme]], de se connecter à la [[Vie]], de donner du [[sens]] à un monde intérieur fragmenté. Et après cette transformation intérieure, seulement après, pourquoi ne pas partager cette aventure avec d'autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C'est très différent que d'offrir mon art quelle que soit ma fréquence intérieure : peut-être suis-je dans un état d'esprit déplorable, avec une énergie agitée et dispersée, ou avec un cœur blessé et une peau fermée à l'[[Amour]] jusque dans ma chair, ou peut-être avec une vision du monde fragmenté et perdue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi un tel empressement à déballer et exprimer tous ces détritus ? Pourquoi ne pas prendre soin de soi en premier lieu et utiliser l'art pour édifier le chef-d'œuvre de soi-même  ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Faire de l'art dans le but de [[Régénération|régénérer]] l'[[âme]], de se reconnecter au flux de la [[Vie]] et de s'[[harmonie|harmoniser]] au sein de ce flux. En d’autres termes, faire de l’art avec pour objectif principal de sortir d’un état existentiel aride, dénué de sens, isolé et fragmenté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Comment offrir à mon art le temps et l’espace pour régénérer mon  royaume intérieur, me connecter à moi-même, au sacré et donner une dimension profonde et spirituelle à mon travail  dans une telle harmonie dissonante ? C’est en cela que je vois l’intérêt de repenser la saveur première de sa motivation à pratiquer son art. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Donner un second souffle à l’art en lui insufflant davantage d’introversion parce que les circonstances demandent un changement. Un peu comme lorsqu’on a pensé que la naissance de la photographie sonnait la mort de la peinture, avec toute cette précision qu’aucune technique picturale ne saurait atteindre, une accessibilité défiant toute concurrence, et une productivité sans pareille….….pourtant la peinture à su puiser en elle de quoi survivre, et encore mieux faire revivre ses fondements, et affirmer ses valeurs de manière encore plus claire et puissante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est de ce genre de renaissance de l’artiste dont je parle,  puisque aujourd’hui notre attention est excessivement tourné vers l’extérieur. Il faut   réajuster ce déséquilibre avec un brin d’introspection. Il n’est pas trop tard !! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Repenser, réinventer notre façon de pratiquer, de voir, de lire l’art selon une vision plus intérieure, plus intime, plus profonde, et de prendre conscience de la portée d’une telle pratique, pour revenir vers une harmonie entre ces deux pôles, dans le royaume qui nous entoure mais aussi dans notre palais intérieur.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Jung&amp;diff=95</id>
		<title>Jung</title>
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		<updated>2025-02-14T17:18:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: Created page with &amp;quot;...  Category:Glossary&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Glossary]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Sens&amp;diff=94</id>
		<title>Sens</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Sens&amp;diff=94"/>
		<updated>2025-02-14T17:18:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: Created page with &amp;quot;....   Category:Glossary&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Glossary]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Transe&amp;diff=93</id>
		<title>Transe</title>
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		<updated>2025-02-14T17:18:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: Created page with &amp;quot;...  Category:Glossary&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Glossary]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Vers_un_art_introverti1-introduction&amp;diff=92</id>
		<title>Vers un art introverti1-introduction</title>
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		<updated>2025-02-14T17:17:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Vers un art introverti=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Karl Gustav [[Jung]], le psychiatre suisse et fondateur de la psychologie analytique, a introduit les notions d’introversion et d’extraversion dans sa théorie de la personnalité. Il définit ces deux types de psychologie de l’individu, selon son énergie psychique et son rapport au monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pour Jung les introvertis orientent leur énergie psychique davantage vers leur monde intérieur, c’est à dire qu’ils sont plus concentrés vers leurs pensées, leurs réflexions et leurs sentiments intérieurs, et seront plus réceptifs à des perceptions subjectives qu’à des stimuli externes. Cela ne signifie pas nécessairement qu’ils sont timides ou asociaux, mais que pour eux l’expérience interne est plus importante et plus riche d’enseignements que le monde extérieur. Un introverti préférera un environnement calme pour traiter l’information, et éprouvera le besoin de réfléchir avant d’agir ou de prendre une décision.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un extraverti, selon Jung, orientera plutôt son énergie psychique vers le monde, les objets, les personnes et les activités extérieurs. Il se concentre davantage sur son environnement, et préférera des stimuli externes, des connexions et interactions sociales à des perceptions internes des choses. Il se dirigera plutôt vers des situations nouvelles, des actions immédiates, concrètes et tangibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Avoir un regard introverti sur les choses c’est observer le monde de manière [[Phénoménologie|phénoménologique]], tandis que trouver de l’objectivité à travers une vision collective, partagée, serait adopter un point de vu extraverti.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Par exemple, pour jouer au volley-ball...un extraverti aura besoin d’équipiers, d’adversaires et trouvera toutes les richesses de l’expérience dans les interactions qui naissent dans le match, jouer seul avec un ballon lui paraîtra bien fade, voir inutile...alors qu’un introverti, préférera écouter les effets du contact avec le ballon sur son monde intérieur, et prendra même plaisir à explorer ce monde de sensations intrinsèques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	De même, un introverti n’aura pas forcément besoin de « témoignages ou de justifications extérieurs » pour se définir. Par exemple, pour déterminer que le feu brûle, ou bien que l’eau mouille, un extraverti préférera chercher dans la société de quoi attester cette vérité. Il se mettra en quête d’une preuve tangible et se renseignera sur les travaux de scientifiques reconnus, qui ont élaboré un protocole rationnel et cartésien et ont su démontrer en public la véracité de leur théorie. Pour un introverti, les preuves publiques ont leurs limites, et il préféra plonger sa main dans l’eau, ou dans le feu pour connaître la sensation par lui-même...et ainsi déterminer sa propre vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est une question de point de vu: l’un privilégie plutôt des chemins intérieurs, intimes, alors que l’autre préférera trouver ses réponses dans son environnement, dans les connaissances collectives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Qu’en est-il de l’art ? Serait-il introverti ou extraverti ? Nous pouvons penser que faire de l’art est essentiellement introverti, parce qu’il est un espace d’expression de soi. Depuis le mouvement moderniste, les artistes se soucient de moins en moins de peindre une réalité extérieure partagée et se concentrent davantage sur l’expression de leur monde intérieur : leurs pensées, réflexions et sentiments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	Les cubistes et expressionnistes souhaitaient déformer la réalité extérieure pour mieux en exprimer leur réalité intérieure. Les surréalistes, eux, mettaient en lumière le monde des rêves, de la symbolique et de l’inconscient. Aussi, les dadaïstes ont beaucoup joué avec le flux des pensées intrinsèques et de l’émergence de l’inconscient. C’était une belle époque de découvertes et de voyages intérieurs, de l’expression des émotions les plus confidentielles dans un paysage européen des plus froid et des plus rationnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans le théâtre, certains courants ont laissé de côté l’idée d’interpréter simplement un texte, une mise en scène pour explorer d’autres domaines. Comme dans le théâtre physique, où l’on pousse le corps à l’extrême, au-delà  de l’exhaustion pour faire émerger des mouvements, des énergies, des mémoires cachées. C’est un travail des plus fusionnel, quelque chose émerge, quelque chose de très profond, de primordial, quelque chose que les codes du langage, les règles de la société, de notre histoire passent sous silence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Stanislavski fait vivre la psychologie des personnages et l’installe au centre du jeu, une belle invitation à rentrer dans le monde de l’autre et visiter son paysage personnel. Le théâtre de l’absurde se joue des codes du sens, des normes et de la rationalité pour libérer une écoute encore plus personnelle, plus intime, plus intérieure.Et le théâtre pauvre, de Grotowski, a utilisé des techniques des plus extrêmes pour atteindre le plus essentiel de la présence humaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Cet élan d'attention porté au monde intérieur a apporté une force positive à l'introversion. De nos jours, la virtuosité technique n'a que peu de valeur si elle n'est pas dotée d'un lien profond avec l'expérience intérieure de l'artiste. Tout ceci laisse apparaître  que l’art possède un caractère plutôt introverti, c’est pourquoi je voudrais vous faire part de mes réflexions…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	L’art est produit pour le monde extérieur, pour être matérialisé et concrétisé dans un objet, et ainsi le présenter aux autres, à un public. Sa propre appréciation est directement liée au fait qu’il y ait une matière à exposer et aux commentaires, aux critiques qui en découlent au sein de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il semble que la raison d’être de l’art soit de se montrer, d’être exposé, publié...connaissez-vous un artiste aux œuvres tacites ?Son œuvre c’est la définition même d’un artiste. Sans travail à proposer dans les galeries, sur scène ou dans la rue, dans les librairies ou sur le net, peut-on se dire artiste ? La tendance générale est donc d’orienter sa pratique artistique vers l’extérieur, pour un certain auditoire, un destinataire.... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	L’aspect extraverti de l’art réside dans le fait que la relation de l’artiste avec son travail est directement liée à la réussite dans l’interaction avec un certain public, une reconnaissance extérieure, sociale, et ainsi la pratique est entièrement dirigée en ce sens, et non tournée avant tout vers un travail intérieur et ce qu’il apporte intimement. Même s’il s’agit d’exprimer ses propres émotions, le rendu est dirigé vers l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Par exemple, au théâtre, on pense qu’un spectacle nécessite  forcément des spectateurs. &lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
{{center|...mais Dionysos avait-il un public ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pourtant ses rassemblements étaient des mises en scène, des jeux d’acteurs, mais loin d’une simple représentation pour un auditoire, il s’agissait d’un rituel, de performances artistiques pour générer ce feu de [[Vie]], ce feu intérieur, à travers le jeu, à travers la [[transe]]...et pourtant il ramenait du monde, c’est sûr...mais en tant que participants, les interactions du collectif étaient pour nourrir ces vibrations intérieures, tel était l’intention première de ces rencontres. Aujourd’hui il y a bien du théâtre interactif, mais il s’agit là encore de construire un travail pour le montrer à un public. Même si on lui offre de participer, le processus est tourné vers l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je crois que le théâtre trouve en premier lieu bien plus de richesses dans les effets qu’il produit en nous, à l’intérieur de nous-même, à travers le jeu, à travers le corps, à travers nos propres émotions….alors,pourquoi ne pas jouer dans son salon, à huit-clos, entre amis ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	On pourrait presque observer une forme d’asphyxie, voire d’autocensure d’un art plus intime, plus... introverti. Par exemple, une personne qui souhaiterait s’adonner  à l’art afin de  travailler sur sa créativité, mais qui se sentirait intimidée en pensant que la seule façon d’être artiste est d’exposer sa relation créative intime avec le monde, pourrait vite se décourager en se disant que « l'art n'est pas pour elle »...alors elle perdrait regrettablement cette belle opportunité de développer toute la richesse intérieure que l’art peut apporter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je vois la nécessité d’un rebondissement, d’un nouveau souffle, je ressens le besoin d’inverser la tendance actuelle d’un art directement lié à la production d’un rendu. Et pourquoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans ce contexte artistique si absorbé à se montrer, je vois un excès de contenu à disposition. Une profusion d’informations dont l’abondance tend à banaliser et à dénaturer la substantifique moelle. Quelques minutes sur internet suffisent pour voir se côtoyer mon aquarelliste préféré et son antagoniste, malgré les kilomètres qui les séparent, avec une pièce de théâtre japonais, un docu-fiction sur l’art scriptural dans l’islam, le dernier titre du dernier groupe de pop dernièrement à la mode...un teaser en avant-première de la dernière production hollywoodienne...et si cela n’est pas raisonnablement à mon goût, je peux toujours aller rendre visite à ma petit nièce qui fait ses premiers pas à la plage...sur whattsapp….Ce déluge de profusion est devenu incontrôlable, l’écart entre le rythme de production et le temps qu’il consent à nous laisser pour absorber, digérer et assimiler devient insoutenable et asphyxiant...nous sommes saturés et condamnés à consommer de manière de plus en plus superficielle !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et tout cela s’accélère de façon exponentielle avec l’énorme avancée de la technologie et de tous les moyens désormais à notre disposition. Les limites techniques se réduisent. Adobe viens de lancer une intelligence artificielle  qui permet de réaliser un film entier en quelques instants...la quantité produite va devenir de plus en plus considérable...et donc notre capacité d’absorption de plus en plus réduite…nous ne pourrons intégrer autant de stimuli, sans trouver l’espace équivalent à sa captation, à sa réception, à sa digestion...et son assimilation. Cela conduit à un état de fatigue généralisée, de superficialité, une perte de la sensibilité qui rend impossible un travail en profondeur, et donc nous conduit peu à peu vers cet état de déconnexion à l’essentiel, au substantiel,à la justesse de notre réalité… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Autant de contenus proposés obligent notre attention à toujours être tournée vers l'extérieur, c'est-à-dire excessivement extravertie......et étonnement on peut observer de plus en plus de cas de dépressions chroniques, de défaillances psychiques et autres types de manifestation de l’anxiété…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je parle d’un manque d’oxygène pour le consommateur, mais peut-on juger la place  pour l’artiste plus glorieuse?...peut-il se permettre de consacrer cinq années à choyer son œuvre et encourir le risque qu’elle soit obsolète dès sa sortie?...et où la montrer si toutes les places sont occupées? Saura-t-il trouver la force de caractère de survivre à des critiques de plus en plus nombreuses, cinglantes et pas forcément bien avisées?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans ce tableau aux couleurs plutôt déroutantes, je décèle deux choses essentielles à redorées... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	D’une part cette fragmentation, ce clivage entre le travail artistique que mon âme me réclame, et celui que la société me demande de produire ...cette fracture dans le paysage dans lequel nous vivons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et d’autre part, cette déconnexion aux valeurs essentielles à la relation que nous entretenons avec notre être et le monde qui l’entoure, mais aussi avec notre perception de l’art, car cette confusion tend à nous éloigner d’une pratique artistique intérieure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	Se plonger davantage  vers l’introversion serait un peu comme dans la pratique du yoga, où l’on pratique essentiellement pour se nourrir soi-même...et non pour se donner en spectacle comme tous les dimanches. La différence peut être très subtile, parce que la relation  entre l’intérieur et l’extérieur ne sera jamais bien définie. L’artiste qui paraît plus extraverti, avec des exhibitions internationales et une grande reconnaissance du public, peut bien faire un profond travail intérieur et construire son art comme un chemin spirituel, alors qu’un grand maître des pratiques  intérieures peut diriger son travail essentiellement pour nourrir sa vanité et attirer l’attention de l’autre. Ici la clef réside dans l’intention première, et elle sera toujours très intime...mais c’est dans cette subtilité que l’on peut percevoir une nouvelle façon de s’adonner à l’art.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Cela ne signifie pas arrêter de produire, se taire, se cacher. Je ne viens pas vanter les mérites  d’un mouvement visant à fermer les galeries, à détruire les théâtres et à brûler tous les tableaux et tous les livres. Il y aura toujours des gens qui voudront produire et partager. Je ne viens pas revendiquer qu’à l’avenir le seul art qui ait de la valeur soit l’art pour soi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Non, je propose une remise en question de soi-même et de la directive que l’on donne à son propre travail artistique : un art dont l'objectif principal serait de [[Régénération|régénérer]] l'[[âme]], de se connecter à la [[Vie]], de donner du [[sens]] à un monde intérieur fragmenté. Et après cette transformation intérieure, seulement après, pourquoi ne pas partager cette aventure avec d'autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C'est très différent que d'offrir mon art quelle que soit ma fréquence intérieure : peut-être suis-je dans un état d'esprit déplorable, avec une énergie agitée et dispersée, ou avec un cœur blessé et une peau fermée à l'[[Amour]] jusque dans ma chair, ou peut-être avec une vision du monde fragmenté et perdue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi un tel empressement à déballer et exprimer tous ces détritus ? Pourquoi ne pas prendre soin de soi en premier lieu et utiliser l'art pour édifier le chef-d'œuvre de soi-même  ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Faire de l'art dans le but de [[Régénération|régénérer]] l'[[âme]], de se reconnecter au flux de la [[Vie]] et de s'[[harmonie|harmoniser]] au sein de ce flux. En d’autres termes, faire de l’art avec pour objectif principal de sortir d’un état existentiel aride, dénué de sens, isolé et fragmenté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Comment offrir à mon art le temps et l’espace pour régénérer mon  royaume intérieur, me connecter à moi-même, au sacré et donner une dimension profonde et spirituelle à mon travail  dans une telle harmonie dissonante ? C’est en cela que je vois l’intérêt de repenser la saveur première de sa motivation à pratiquer son art. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Donner un second souffle à l’art en lui insufflant davantage d’introversion parce que les circonstances demandent un changement. Un peu comme lorsqu’on a pensé que la naissance de la photographie sonnait la mort de la peinture, avec toute cette précision qu’aucune technique picturale ne saurait atteindre, une accessibilité défiant toute concurrence, et une productivité sans pareille….….pourtant la peinture à su puiser en elle de quoi survivre, et encore mieux faire revivre ses fondements, et affirmer ses valeurs de manière encore plus claire et puissante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est de ce genre de renaissance de l’artiste dont je parle,  puisque aujourd’hui notre attention est excessivement tourné vers l’extérieur. Il faut   réajuster ce déséquilibre avec un brin d’introspection. Il n’est pas trop tard !! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Repenser, réinventer notre façon de pratiquer, de voir, de lire l’art selon une vision plus intérieure, plus intime, plus profonde, et de prendre conscience de la portée d’une telle pratique, pour revenir vers une harmonie entre ces deux pôles, dans le royaume qui nous entoure mais aussi dans notre palais intérieur.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Vers_un_art_introverti1-introduction&amp;diff=91</id>
		<title>Vers un art introverti1-introduction</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Vers_un_art_introverti1-introduction&amp;diff=91"/>
		<updated>2025-02-14T17:16:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Vers un art introverti=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Karl Gustav [[Jung]], le psychiatre suisse et fondateur de la psychologie analytique, a introduit les notions d’introversion et d’extraversion dans sa théorie de la personnalité. Il définit ces deux types de psychologie de l’individu, selon son énergie psychique et son rapport au monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pour Jung les introvertis orientent leur énergie psychique davantage vers leur monde intérieur, c’est à dire qu’ils sont plus concentrés vers leurs pensées, leurs réflexions et leurs sentiments intérieurs, et seront plus réceptifs à des perceptions subjectives qu’à des stimuli externes. Cela ne signifie pas nécessairement qu’ils sont timides ou asociaux, mais que pour eux l’expérience interne est plus importante et plus riche d’enseignements que le monde extérieur. Un introverti préférera un environnement calme pour traiter l’information, et éprouvera le besoin de réfléchir avant d’agir ou de prendre une décision.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un extraverti, selon Jung, orientera plutôt son énergie psychique vers le monde, les objets, les personnes et les activités extérieurs. Il se concentre davantage sur son environnement, et préférera des stimuli externes, des connexions et interactions sociales à des perceptions internes des choses. Il se dirigera plutôt vers des situations nouvelles, des actions immédiates, concrètes et tangibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Avoir un regard introverti sur les choses c’est observer le monde de manière [[Phénoménologie|phénoménologique]], tandis que trouver de l’objectivité à travers une vision collective, partagée, serait adopter un point de vu extraverti.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Par exemple, pour jouer au volley-ball...un extraverti aura besoin d’équipiers, d’adversaires et trouvera toutes les richesses de l’expérience dans les interactions qui naissent dans le match, jouer seul avec un ballon lui paraîtra bien fade, voir inutile...alors qu’un introverti, préférera écouter les effets du contact avec le ballon sur son monde intérieur, et prendra même plaisir à explorer ce monde de sensations intrinsèques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	De même, un introverti n’aura pas forcément besoin de « témoignages ou de justifications extérieurs » pour se définir. Par exemple, pour déterminer que le feu brûle, ou bien que l’eau mouille, un extraverti préférera chercher dans la société de quoi attester cette vérité. Il se mettra en quête d’une preuve tangible et se renseignera sur les travaux de scientifiques reconnus, qui ont élaboré un protocole rationnel et cartésien et ont su démontrer en public la véracité de leur théorie. Pour un introverti, les preuves publiques ont leurs limites, et il préféra plonger sa main dans l’eau, ou dans le feu pour connaître la sensation par lui-même...et ainsi déterminer sa propre vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est une question de point de vu: l’un privilégie plutôt des chemins intérieurs, intimes, alors que l’autre préférera trouver ses réponses dans son environnement, dans les connaissances collectives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Qu’en est-il de l’art ? Serait-il introverti ou extraverti ? Nous pouvons penser que faire de l’art est essentiellement introverti, parce qu’il est un espace d’expression de soi. Depuis le mouvement moderniste, les artistes se soucient de moins en moins de peindre une réalité extérieure partagée et se concentrent davantage sur l’expression de leur monde intérieur : leurs pensées, réflexions et sentiments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	Les cubistes et expressionnistes souhaitaient déformer la réalité extérieure pour mieux en exprimer leur réalité intérieure. Les surréalistes, eux, mettaient en lumière le monde des rêves, de la symbolique et de l’inconscient. Aussi, les dadaïstes ont beaucoup joué avec le flux des pensées intrinsèques et de l’émergence de l’inconscient. C’était une belle époque de découvertes et de voyages intérieurs, de l’expression des émotions les plus confidentielles dans un paysage européen des plus froid et des plus rationnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans le théâtre, certains courants ont laissé de côté l’idée d’interpréter simplement un texte, une mise en scène pour explorer d’autres domaines. Comme dans le théâtre physique, où l’on pousse le corps à l’extrême, au-delà  de l’exhaustion pour faire émerger des mouvements, des énergies, des mémoires cachées. C’est un travail des plus fusionnel, quelque chose émerge, quelque chose de très profond, de primordial, quelque chose que les codes du langage, les règles de la société, de notre histoire passent sous silence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Stanislavski fait vivre la psychologie des personnages et l’installe au centre du jeu, une belle invitation à rentrer dans le monde de l’autre et visiter son paysage personnel. Le théâtre de l’absurde se joue des codes du sens, des normes et de la rationalité pour libérer une écoute encore plus personnelle, plus intime, plus intérieure.Et le théâtre pauvre, de Grotowski, a utilisé des techniques des plus extrêmes pour atteindre le plus essentiel de la présence humaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Cet élan d'attention porté au monde intérieur a apporté une force positive à l'introversion. De nos jours, la virtuosité technique n'a que peu de valeur si elle n'est pas dotée d'un lien profond avec l'expérience intérieure de l'artiste. Tout ceci laisse apparaître  que l’art possède un caractère plutôt introverti, c’est pourquoi je voudrais vous faire part de mes réflexions…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	L’art est produit pour le monde extérieur, pour être matérialisé et concrétisé dans un objet, et ainsi le présenter aux autres, à un public. Sa propre appréciation est directement liée au fait qu’il y ait une matière à exposer et aux commentaires, aux critiques qui en découlent au sein de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il semble que la raison d’être de l’art soit de se montrer, d’être exposé, publié...connaissez-vous un artiste aux œuvres tacites ?Son œuvre c’est la définition même d’un artiste. Sans travail à proposer dans les galeries, sur scène ou dans la rue, dans les librairies ou sur le net, peut-on se dire artiste ? La tendance générale est donc d’orienter sa pratique artistique vers l’extérieur, pour un certain auditoire, un destinataire.... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	L’aspect extraverti de l’art réside dans le fait que la relation de l’artiste avec son travail est directement liée à la réussite dans l’interaction avec un certain public, une reconnaissance extérieure, sociale, et ainsi la pratique est entièrement dirigée en ce sens, et non tournée avant tout vers un travail intérieur et ce qu’il apporte intimement. Même s’il s’agit d’exprimer ses propres émotions, le rendu est dirigé vers l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Par exemple, au théâtre, on pense qu’un spectacle nécessite  forcément des spectateurs. &lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
{{center|...mais Dionysos avait-il un public ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pourtant ses rassemblements étaient des mises en scène, des jeux d’acteurs, mais loin d’une simple représentation pour un auditoire, il s’agissait d’un rituel, de performances artistiques pour générer ce feu de [[Vie]], ce feu intérieur, à travers le jeu, à travers la [[transe]]...et pourtant il ramenait du monde, c’est sûr...mais en tant que participants, les interactions du collectif étaient pour nourrir ces vibrations intérieures, tel était l’intention première de ces rencontres. Aujourd’hui il y a bien du théâtre interactif, mais il s’agit là encore de construire un travail pour le montrer à un public. Même si on lui offre de participer, le processus est tourné vers l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je crois que le théâtre trouve en premier lieu bien plus de richesses dans les effets qu’il produit en nous, à l’intérieur de nous-même, à travers le jeu, à travers le corps, à travers nos propres émotions….alors,pourquoi ne pas jouer dans son salon, à huit-clos, entre amis ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	On pourrait presque observer une forme d’asphyxie, voire d’autocensure d’un art plus intime, plus... introverti. Par exemple, une personne qui souhaiterait s’adonner  à l’art afin de  travailler sur sa créativité, mais qui se sentirait intimidée en pensant que la seule façon d’être artiste est d’exposer sa relation créative intime avec le monde, pourrait vite se décourager en se disant que « l'art n'est pas pour elle »...alors elle perdrait regrettablement cette belle opportunité de développer toute la richesse intérieure que l’art peut apporter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je vois la nécessité d’un rebondissement, d’un nouveau souffle, je ressens le besoin d’inverser la tendance actuelle d’un art directement lié à la production d’un rendu. Et pourquoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans ce contexte artistique si absorbé à se montrer, je vois un excès de contenu à disposition. Une profusion d’informations dont l’abondance tend à banaliser et à dénaturer la substantifique moelle. Quelques minutes sur internet suffisent pour voir se côtoyer mon aquarelliste préféré et son antagoniste, malgré les kilomètres qui les séparent, avec une pièce de théâtre japonais, un docu-fiction sur l’art scriptural dans l’islam, le dernier titre du dernier groupe de pop dernièrement à la mode...un teaser en avant-première de la dernière production hollywoodienne...et si cela n’est pas raisonnablement à mon goût, je peux toujours aller rendre visite à ma petit nièce qui fait ses premiers pas à la plage...sur whattsapp….Ce déluge de profusion est devenu incontrôlable, l’écart entre le rythme de production et le temps qu’il consent à nous laisser pour absorber, digérer et assimiler devient insoutenable et asphyxiant...nous sommes saturés et condamnés à consommer de manière de plus en plus superficielle !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et tout cela s’accélère de façon exponentielle avec l’énorme avancée de la technologie et de tous les moyens désormais à notre disposition. Les limites techniques se réduisent. Adobe viens de lancer une intelligence artificielle  qui permet de réaliser un film entier en quelques instants...la quantité produite va devenir de plus en plus considérable...et donc notre capacité d’absorption de plus en plus réduite…nous ne pourrons intégrer autant de stimuli, sans trouver l’espace équivalent à sa captation, à sa réception, à sa digestion...et son assimilation. Cela conduit à un état de fatigue généralisée, de superficialité, une perte de la sensibilité qui rend impossible un travail en profondeur, et donc nous conduit peu à peu vers cet état de déconnexion à l’essentiel, au substantiel,à la justesse de notre réalité… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Autant de contenus proposés obligent notre attention à toujours être tournée vers l'extérieur, c'est-à-dire excessivement extravertie......et étonnement on peut observer de plus en plus de cas de dépressions chroniques, de défaillances psychiques et autres types de manifestation de l’anxiété…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je parle d’un manque d’oxygène pour le consommateur, mais peut-on juger la place  pour l’artiste plus glorieuse?...peut-il se permettre de consacrer cinq années à choyer son œuvre et encourir le risque qu’elle soit obsolète dès sa sortie?...et où la montrer si toutes les places sont occupées? Saura-t-il trouver la force de caractère de survivre à des critiques de plus en plus nombreuses, cinglantes et pas forcément bien avisées?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans ce tableau aux couleurs plutôt déroutantes, je décèle deux choses essentielles à redorées... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	D’une part cette fragmentation, ce clivage entre le travail artistique que mon âme me réclame, et celui que la société me demande de produire ...cette fracture dans le paysage dans lequel nous vivons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et d’autre part, cette déconnexion aux valeurs essentielles à la relation que nous entretenons avec notre être et le monde qui l’entoure, mais aussi avec notre perception de l’art, car cette confusion tend à nous éloigner d’une pratique artistique intérieure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	Se plonger davantage  vers l’introversion serait un peu comme dans la pratique du yoga, où l’on pratique essentiellement pour se nourrir soi-même...et non pour se donner en spectacle comme tous les dimanches. La différence peut être très subtile, parce que la relation  entre l’intérieur et l’extérieur ne sera jamais bien définie. L’artiste qui paraît plus extraverti, avec des exhibitions internationales et une grande reconnaissance du public, peut bien faire un profond travail intérieur et construire son art comme un chemin spirituel, alors qu’un grand maître des pratiques  intérieures peut diriger son travail essentiellement pour nourrir sa vanité et attirer l’attention de l’autre. Ici la clef réside dans l’intention première, et elle sera toujours très intime...mais c’est dans cette subtilité que l’on peut percevoir une nouvelle façon de s’adonner à l’art.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Cela ne signifie pas arrêter de produire, se taire, se cacher. Je ne viens pas vanter les mérites  d’un mouvement visant à fermer les galeries, à détruire les théâtres et à brûler tous les tableaux et tous les livres. Il y aura toujours des gens qui voudront produire et partager. Je ne viens pas revendiquer qu’à l’avenir le seul art qui ait de la valeur soit l’art pour soi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Non, je propose une remise en question de soi-même et de la directive que l’on donne à son propre travail artistique : un art dont l'objectif principal serait de [[Régénération|régénérer]] l'[[âme]], de se connecter à la [[Vie]], de donner du [[sens]] à un monde intérieur fragmenté. Et après cette transformation intérieure, seulement après, pourquoi ne pas partager cette aventure avec d'autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C'est très différent que d'offrir mon art quelle que soit ma fréquence intérieure : peut-être suis-je dans un état d'esprit déplorable, avec une énergie agitée et dispersée, ou avec un cœur blessé et une peau fermée à l'[[Amour]] jusque dans ma chair, ou peut-être avec une vision du monde fragmenté et perdue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 	Pourquoi un tel empressement à déballer et exprimer tous ces détritus ? Pourquoi ne pas prendre soin de soi en premier lieu et utiliser l'art pour édifier le chef-d'œuvre de soi-même  ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Faire de l'art dans le but de [[Régénération|régénérer]] l[['âme]], de se reconnecter au flux de la [[Vie]] et de s'[[harmonie|harmoniser]] au sein de ce flux. En d’autres termes, faire de l’art avec pour objectif principal de sortir d’un état existentiel aride, dénué de sens, isolé et fragmenté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Comment offrir à mon art le temps et l’espace pour régénérer mon  royaume intérieur, me connecter à moi-même, au sacré et donner une dimension profonde et spirituelle à mon travail  dans une telle harmonie dissonante ? C’est en cela que je vois l’intérêt de repenser la saveur première de sa motivation à pratiquer son art. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Donner un second souffle à l’art en lui insufflant davantage d’introversion parce que les circonstances demandent un changement. Un peu comme lorsqu’on a pensé que la naissance de la photographie sonnait la mort de la peinture, avec toute cette précision qu’aucune technique picturale ne saurait atteindre, une accessibilité défiant toute concurrence, et une productivité sans pareille….….pourtant la peinture à su puiser en elle de quoi survivre, et encore mieux faire revivre ses fondements, et affirmer ses valeurs de manière encore plus claire et puissante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est de ce genre de renaissance de l’artiste dont je parle,  puisque aujourd’hui notre attention est excessivement tourné vers l’extérieur. Il faut   réajuster ce déséquilibre avec un brin d’introspection. Il n’est pas trop tard !! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Repenser, réinventer notre façon de pratiquer, de voir, de lire l’art selon une vision plus intérieure, plus intime, plus profonde, et de prendre conscience de la portée d’une telle pratique, pour revenir vers une harmonie entre ces deux pôles, dans le royaume qui nous entoure mais aussi dans notre palais intérieur.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Vers_un_art_introverti1-introduction&amp;diff=90</id>
		<title>Vers un art introverti1-introduction</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Vers_un_art_introverti1-introduction&amp;diff=90"/>
		<updated>2025-02-14T17:13:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: texte 9-1&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Vers un art introverti=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Karl Gustav [[Jung]], le psychiatre suisse et fondateur de la psychologie analytique, a introduit les notions d’introversion et d’extraversion dans sa théorie de la personnalité. Il définit ces deux types de psychologie de l’individu, selon son énergie psychique et son rapport au monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pour Jung les introvertis orientent leur énergie psychique davantage vers leur monde intérieur, c’est à dire qu’ils sont plus concentrés vers leurs pensées, leurs réflexions et leurs sentiments intérieurs, et seront plus réceptifs à des perceptions subjectives qu’à des stimuli externes. Cela ne signifie pas nécessairement qu’ils sont timides ou asociaux, mais que pour eux l’expérience interne est plus importante et plus riche d’enseignements que le monde extérieur. Un introverti préférera un environnement calme pour traiter l’information, et éprouvera le besoin de réfléchir avant d’agir ou de prendre une décision.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Un extraverti, selon Jung, orientera plutôt son énergie psychique vers le monde, les objets, les personnes et les activités extérieurs. Il se concentre davantage sur son environnement, et préférera des stimuli externes, des connexions et interactions sociales à des perceptions internes des choses. Il se dirigera plutôt vers des situations nouvelles, des actions immédiates, concrètes et tangibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Avoir un regard introverti sur les choses c’est observer le monde de manière [[phénoménologique]], tandis que trouver de l’objectivité à travers une vision collective, partagée, serait adopter un point de vu extraverti.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Par exemple, pour jouer au volley-ball...un extraverti aura besoin d’équipiers, d’adversaires et trouvera toutes les richesses de l’expérience dans les interactions qui naissent dans le match, jouer seul avec un ballon lui paraîtra bien fade, voir inutile...alors qu’un introverti, préférera écouter les effets du contact avec le ballon sur son monde intérieur, et prendra même plaisir à explorer ce monde de sensations intrinsèques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	De même, un introverti n’aura pas forcément besoin de « témoignages ou de justifications extérieurs » pour se définir. Par exemple, pour déterminer que le feu brûle, ou bien que l’eau mouille, un extraverti préférera chercher dans la société de quoi attester cette vérité. Il se mettra en quête d’une preuve tangible et se renseignera sur les travaux de scientifiques reconnus, qui ont élaboré un protocole rationnel et cartésien et ont su démontrer en public la véracité de leur théorie. Pour un introverti, les preuves publiques ont leurs limites, et il préféra plonger sa main dans l’eau, ou dans le feu pour connaître la sensation par lui-même...et ainsi déterminer sa propre vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est une question de point de vu: l’un privilégie plutôt des chemins intérieurs, intimes, alors que l’autre préférera trouver ses réponses dans son environnement, dans les connaissances collectives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Qu’en est-il de l’art ? Serait-il introverti ou extraverti ? Nous pouvons penser que faire de l’art est essentiellement introverti, parce qu’il est un espace d’expression de soi. Depuis le mouvement moderniste, les artistes se soucient de moins en moins de peindre une réalité extérieure partagée et se concentrent davantage sur l’expression de leur monde intérieur : leurs pensées, réflexions et sentiments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	Les cubistes et expressionnistes souhaitaient déformer la réalité extérieure pour mieux en exprimer leur réalité intérieure. Les surréalistes, eux, mettaient en lumière le monde des rêves, de la symbolique et de l’inconscient. Aussi, les dadaïstes ont beaucoup joué avec le flux des pensées intrinsèques et de l’émergence de l’inconscient. C’était une belle époque de découvertes et de voyages intérieurs, de l’expression des émotions les plus confidentielles dans un paysage européen des plus froid et des plus rationnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans le théâtre, certains courants ont laissé de côté l’idée d’interpréter simplement un texte, une mise en scène pour explorer d’autres domaines. Comme dans le théâtre physique, où l’on pousse le corps à l’extrême, au-delà  de l’exhaustion pour faire émerger des mouvements, des énergies, des mémoires cachées. C’est un travail des plus fusionnel, quelque chose émerge, quelque chose de très profond, de primordial, quelque chose que les codes du langage, les règles de la société, de notre histoire passent sous silence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Stanislavski fait vivre la psychologie des personnages et l’installe au centre du jeu, une belle invitation à rentrer dans le monde de l’autre et visiter son paysage personnel. Le théâtre de l’absurde se joue des codes du sens, des normes et de la rationalité pour libérer une écoute encore plus personnelle, plus intime, plus intérieure.Et le théâtre pauvre, de Grotowski, a utilisé des techniques des plus extrêmes pour atteindre le plus essentiel de la présence humaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Cet élan d'attention porté au monde intérieur a apporté une force positive à l'introversion. De nos jours, la virtuosité technique n'a que peu de valeur si elle n'est pas dotée d'un lien profond avec l'expérience intérieure de l'artiste. Tout ceci laisse apparaître  que l’art possède un caractère plutôt introverti, c’est pourquoi je voudrais vous faire part de mes réflexions…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	L’art est produit pour le monde extérieur, pour être matérialisé et concrétisé dans un objet, et ainsi le présenter aux autres, à un public. Sa propre appréciation est directement liée au fait qu’il y ait une matière à exposer et aux commentaires, aux critiques qui en découlent au sein de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il semble que la raison d’être de l’art soit de se montrer, d’être exposé, publié...connaissez-vous un artiste aux œuvres tacites ?Son œuvre c’est la définition même d’un artiste. Sans travail à proposer dans les galeries, sur scène ou dans la rue, dans les librairies ou sur le net, peut-on se dire artiste ? La tendance générale est donc d’orienter sa pratique artistique vers l’extérieur, pour un certain auditoire, un destinataire.... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	L’aspect extraverti de l’art réside dans le fait que la relation de l’artiste avec son travail est directement liée à la réussite dans l’interaction avec un certain public, une reconnaissance extérieure, sociale, et ainsi la pratique est entièrement dirigée en ce sens, et non tournée avant tout vers un travail intérieur et ce qu’il apporte intimement. Même s’il s’agit d’exprimer ses propres émotions, le rendu est dirigé vers l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Par exemple, au théâtre, on pense qu’un spectacle nécessite  forcément des spectateurs. &lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
{{center|...mais Dionysos avait-il un public ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Pourtant ses rassemblements étaient des mises en scène, des jeux d’acteurs, mais loin d’une simple représentation pour un auditoire, il s’agissait d’un rituel, de performances artistiques pour générer ce feu de [[Vie]], ce feu intérieur, à travers le jeu, à travers la [[transe]]...et pourtant il ramenait du monde, c’est sûr...mais en tant que participants, les interactions du collectif étaient pour nourrir ces vibrations intérieures, tel était l’intention première de ces rencontres. Aujourd’hui il y a bien du théâtre interactif, mais il s’agit là encore de construire un travail pour le montrer à un public. Même si on lui offre de participer, le processus est tourné vers l’extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je crois que le théâtre trouve en premier lieu bien plus de richesses dans les effets qu’il produit en nous, à l’intérieur de nous-même, à travers le jeu, à travers le corps, à travers nos propres émotions….alors,pourquoi ne pas jouer dans son salon, à huit-clos, entre amis ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	On pourrait presque observer une forme d’asphyxie, voire d’autocensure d’un art plus intime, plus... introverti. Par exemple, une personne qui souhaiterait s’adonner  à l’art afin de  travailler sur sa créativité, mais qui se sentirait intimidée en pensant que la seule façon d’être artiste est d’exposer sa relation créative intime avec le monde, pourrait vite se décourager en se disant que « l'art n'est pas pour elle »...alors elle perdrait regrettablement cette belle opportunité de développer toute la richesse intérieure que l’art peut apporter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je vois la nécessité d’un rebondissement, d’un nouveau souffle, je ressens le besoin d’inverser la tendance actuelle d’un art directement lié à la production d’un rendu. Et pourquoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans ce contexte artistique si absorbé à se montrer, je vois un excès de contenu à disposition. Une profusion d’informations dont l’abondance tend à banaliser et à dénaturer la substantifique moelle. Quelques minutes sur internet suffisent pour voir se côtoyer mon aquarelliste préféré et son antagoniste, malgré les kilomètres qui les séparent, avec une pièce de théâtre japonais, un docu-fiction sur l’art scriptural dans l’islam, le dernier titre du dernier groupe de pop dernièrement à la mode...un teaser en avant-première de la dernière production hollywoodienne...et si cela n’est pas raisonnablement à mon goût, je peux toujours aller rendre visite à ma petit nièce qui fait ses premiers pas à la plage...sur whattsapp….Ce déluge de profusion est devenu incontrôlable, l’écart entre le rythme de production et le temps qu’il consent à nous laisser pour absorber, digérer et assimiler devient insoutenable et asphyxiant...nous sommes saturés et condamnés à consommer de manière de plus en plus superficielle !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et tout cela s’accélère de façon exponentielle avec l’énorme avancée de la technologie et de tous les moyens désormais à notre disposition. Les limites techniques se réduisent. Adobe viens de lancer une intelligence artificielle  qui permet de réaliser un film entier en quelques instants...la quantité produite va devenir de plus en plus considérable...et donc notre capacité d’absorption de plus en plus réduite…nous ne pourrons intégrer autant de stimuli, sans trouver l’espace équivalent à sa captation, à sa réception, à sa digestion...et son assimilation. Cela conduit à un état de fatigue généralisée, de superficialité, une perte de la sensibilité qui rend impossible un travail en profondeur, et donc nous conduit peu à peu vers cet état de déconnexion à l’essentiel, au substantiel,à la justesse de notre réalité… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Autant de contenus proposés obligent notre attention à toujours être tournée vers l'extérieur, c'est-à-dire excessivement extravertie......et étonnement on peut observer de plus en plus de cas de dépressions chroniques, de défaillances psychiques et autres types de manifestation de l’anxiété…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je parle d’un manque d’oxygène pour le consommateur, mais peut-on juger la place  pour l’artiste plus glorieuse?...peut-il se permettre de consacrer cinq années à choyer son œuvre et encourir le risque qu’elle soit obsolète dès sa sortie?...et où la montrer si toutes les places sont occupées? Saura-t-il trouver la force de caractère de survivre à des critiques de plus en plus nombreuses, cinglantes et pas forcément bien avisées?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dans ce tableau aux couleurs plutôt déroutantes, je décèle deux choses essentielles à redorées... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	D’une part cette fragmentation, ce clivage entre le travail artistique que mon âme me réclame, et celui que la société me demande de produire ...cette fracture dans le paysage dans lequel nous vivons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et d’autre part, cette déconnexion aux valeurs essentielles à la relation que nous entretenons avec notre être et le monde qui l’entoure, mais aussi avec notre perception de l’art, car cette confusion tend à nous éloigner d’une pratique artistique intérieure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		&lt;br /&gt;
	Se plonger davantage  vers l’introversion serait un peu comme dans la pratique du yoga, où l’on pratique essentiellement pour se nourrir soi-même...et non pour se donner en spectacle comme tous les dimanches. La différence peut être très subtile, parce que la relation  entre l’intérieur et l’extérieur ne sera jamais bien définie. L’artiste qui paraît plus extraverti, avec des exhibitions internationales et une grande reconnaissance du public, peut bien faire un profond travail intérieur et construire son art comme un chemin spirituel, alors qu’un grand maître des pratiques  intérieures peut diriger son travail essentiellement pour nourrir sa vanité et attirer l’attention de l’autre. Ici la clef réside dans l’intention première, et elle sera toujours très intime...mais c’est dans cette subtilité que l’on peut percevoir une nouvelle façon de s’adonner à l’art.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Cela ne signifie pas arrêter de produire, se taire, se cacher. Je ne viens pas vanter les mérites  d’un mouvement visant à fermer les galeries, à détruire les théâtres et à brûler tous les tableaux et tous les livres. Il y aura toujours des gens qui voudront produire et partager. Je ne viens pas revendiquer qu’à l’avenir le seul art qui ait de la valeur soit l’art pour soi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Non, je propose une remise en question de soi-même et de la directive que l’on donne à son propre travail artistique : un art dont l'objectif principal serait de [[régénérer]] l'[[âme]], de se connecter à la [[Vie]], de donner du [[sens]] à un monde intérieur fragmenté. Et après cette transformation intérieure, seulement après, pourquoi ne pas partager cette aventure avec d'autres ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C'est très différent que d'offrir mon art quelle que soit ma fréquence intérieure : peut-être suis-je dans un état d'esprit déplorable, avec une énergie agitée et dispersée, ou avec un cœur blessé et une peau fermée à l'[[Amour]] jusque dans ma chair, ou peut-être avec une vision du monde fragmenté et perdue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 	Pourquoi un tel empressement à déballer et exprimer tous ces détritus ? Pourquoi ne pas prendre soin de soi en premier lieu et utiliser l'art pour édifier le chef-d'œuvre de soi-même  ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Faire de l'art dans le but de [[régénérer]] l[['âme]], de se reconnecter au flux de la [[Vie]] et de s'[[harmonie|harmoniser]] au sein de ce flux. En d’autres termes, faire de l’art avec pour objectif principal de sortir d’un état existentiel aride, dénué de sens, isolé et fragmenté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Comment offrir à mon art le temps et l’espace pour régénérer mon  royaume intérieur, me connecter à moi-même, au sacré et donner une dimension profonde et spirituelle à mon travail  dans une telle harmonie dissonante ? C’est en cela que je vois l’intérêt de repenser la saveur première de sa motivation à pratiquer son art. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Donner un second souffle à l’art en lui insufflant davantage d’introversion parce que les circonstances demandent un changement. Un peu comme lorsqu’on a pensé que la naissance de la photographie sonnait la mort de la peinture, avec toute cette précision qu’aucune technique picturale ne saurait atteindre, une accessibilité défiant toute concurrence, et une productivité sans pareille….….pourtant la peinture à su puiser en elle de quoi survivre, et encore mieux faire revivre ses fondements, et affirmer ses valeurs de manière encore plus claire et puissante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est de ce genre de renaissance de l’artiste dont je parle,  puisque aujourd’hui notre attention est excessivement tourné vers l’extérieur. Il faut   réajuster ce déséquilibre avec un brin d’introspection. Il n’est pas trop tard !! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Repenser, réinventer notre façon de pratiquer, de voir, de lire l’art selon une vision plus intérieure, plus intime, plus profonde, et de prendre conscience de la portée d’une telle pratique, pour revenir vers une harmonie entre ces deux pôles, dans le royaume qui nous entoure mais aussi dans notre palais intérieur.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>Dilatation</title>
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		<updated>2025-02-14T17:03:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: Created page with &amp;quot;...  Category:Glossary&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Glossary]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=James_Hillman&amp;diff=88</id>
		<title>James Hillman</title>
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		<updated>2025-02-14T17:03:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: Created page with &amp;quot;...  Category:Glossary&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Glossary]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
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	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Le_nom_Hun_Kung&amp;diff=87</id>
		<title>Le nom Hun Kung</title>
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		<updated>2025-02-14T17:03:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
D’où vient ce nom, « Hun Kung »?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il pourrait faire penser à une ancienne tradition de la chine ancestrale, mais non. Il s’agit d’une plaisanterie, d’un jeu de mot de la part d’une personne qui ne connais rien au mandarin…un trait d’humour . Alors, je vais vous parler de sa naissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Kung : un travail de dilatation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	J’ai toujours ressenti la place de choix qu’occupe l’art au sein d’un travail intérieur, alors je me suis dirigée vers une formation d’art thérapie, pour me plonger dans cet univers. Après avoir terminé tous mes travaux et reçu mon diplôme, j’ai fait un bilan. Je me suis alors aperçue que je ne souhaitais pas envisager l’art seulement comme thérapie, comme un soin curatif. Pourquoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Tout d'abord, il y a comme une séparation qui s'établit entre un « thérapeute » et son « patient ». Ces termes proposent une hiérarchie qui ne me semble pas opportune : un thérapeute qui serait en pleine santé et un « patient », qui serait... malade. Connaissez-vous un thérapeute parfaitement sain, sans problèmes ? Comme le dit le psychologue jungien [[James Hillman]], « when you’re healed, send me a postcard », signifiant que la santé mentale n’est pas un état à atteindre, comme un fait accompli. La santé mentale est un processus à cultiver quotidiennement, avec enthousiasme et persévérance, et elle oscille entre ses hauts et ses bas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et puis, la lecture du mot « thérapie » m’évoque le genre de classification suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Niveau 10 : personne incroyable, très épanouie et heureuse  &lt;br /&gt;
*Niveau 6 : personne normale, vivant sa vie de son mieux &lt;br /&gt;
*Niveau 4 : les choses ne vont pas bien  &lt;br /&gt;
*Niveau 2 : les problèmes deviennent préoccupants  &lt;br /&gt;
*Niveau 1 : complètement fou&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le mot thérapie me fait penser à quelqu'un qui ne va pas bien. Pouvez-vous imaginer une personne de niveau 10 en thérapie ? Le mot thérapie porte l'idée d'un malaise, d’une défaillance à guérir pour retrouver une normalité sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Normalité sociale… Mais dans une société dont la bonne santé reste à prouver, que signifie être socialement normal ? Non, je ne peux pas prendre cela comme référence ! Je dois chercher ailleurs...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je me souviens de la première fois que j'ai rencontré mon professeur bouddhiste : des yeux clairs, un corps détendu et ouvert aux autres, avec une présence inspirante, sans masques. Ce n’est pas un grand maître, il n’a ni aura dorée ni corps arc-en-ciel. C’est une personne normale, qui fait des erreurs, comme moi : parfois, il dit ce qu'il ne devrait pas, il s'énerve, il se dispute, il commet des maladresses. Pourtant, ses yeux et son corps dégagent une présence, de l'[[Amour]] et le courage de rester ouvert même dans les moments difficiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est lors de cette rencontre que j’ai entrevu ce petit quelque chose de très précieux chez l'être humain. J'ai exploré en moi-même et je l'y ai aussi découvert ! J’ai alors commencé à chercher des regards portant cette flamme de vie et j’en suis arrivée a une autre compréhension de ce qu’est un être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Peut-être que notre potentiel ne se limite pas à dix, mais peut s’étendre à cent, deux cents, mille et au-delà…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	…alors que je parcours avec tant d’espoir et d’enthousiasme les chemins ouverts par toutes ces écoles de connaissance, comme le bouddhisme, le soufisme, le taoïsme…tant d’enseignements et de pratiques que nous transmettent les grands maîtres pour nous guider et nous encourager à développer notre Présence et regarder ce potentiel même. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelle source de sagesse pour apprendre comment s’orienter dans la vie, comment prendre soin de son [[Âme]], comment vivre, comment aimer…quelle inspiration prodigieuse !!! Ces gens-là sont des guides, des hiérophantes, et nous montrent avec leur Présence, leurs yeux éclairés et leur discours empreint de pureté, que le potentiel humain est énorme. Ils sont de niveau cent, deux cent, cinq cent ou mille peut-être, mais quelle importance, ils nous enseignent à dépasser ce dix réducteur et à regarder au-delà, à regarder notre énorme potentiel de sourires, d’[[Amour]], de compassion et de sagesse, un pouvoir immense !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ni un ni dix. L'être humain peut aller jusqu’à 1000 !...lorsqu'il a laissé derrière lui sa petite créature et ses oeuillères, ses petits conditionnements aveuglants, et qu'il s'est dilaté, qu'il s’est livré à la [[Vie]] et à l'[[Amour]]. Cet abandon est un processus d’expansion de l’[[Être]] ; une connexion de l’Être avec le réseau de la Grande Vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Pourquoi choisir simplement d’apaiser ses souffrances au lieux de poursuivre ce même chemin au-delà du simple bien-être?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Pourquoi ne pas étendre ce travail vers l’avenir? Pourquoi ne pas préférer un processus d’expansion et de [[dilatation]]?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Pourquoi ne pas s’offrir à l’inconnu en confiance et découvrir comment reproduire de belles choses?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Notre âme nous accompagne toute notre existence, pourquoi ne pas lui offrir ce travail de toute une vie, un travail constant de progression, et non simplement de maintenance?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le potentiel de tout Être réalisé, avec toutes ses qualités humaines, c’est mille! Et je constate avec un léger pincement au cœur que notre société n’a pas le même repère . Elle veut bien offrir son aide à une personne de niveau un, ou deux pour atteindre le six, et dans le meilleur des cas le dix... mais pour moi ces deux personnes sont très proches, et avoisinent la même indigence existentielle, si l’on considère que notre potentiel est mille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Ainsi, il me semble que se restreindre à un travail de thérapie condamne notre appétit d’avenir, nos ambitions, alors j’ai cherché une démarche où nos aspirations peuvent s’exprimer, une démarche où placer toutes nos envies, toutes nos passions, toute notre attention, tout notre feu de vie, et où l’on pourrait envisager d’aller aussi loin que possible, aussi loin que nous le pouvons…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{center|...et nous pouvons mille!!!}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	J’envisage une pratique qui soit une philosophie de vie, qui touche chaque partie de ma vie, pas un acte seulement transitoire et éphémère, mais un processus constant et global, à se découvrir et cultiver son énergie vitale. Un travail profond, entier et expansif, un travail de dilatation et de transcendance qui se construirait dans le temps. Ne pas se contenter de guérir le passé, mais s’aguerrir pour l’avenir.	Un processus d’expansion de tout notre potentiel, de tout notre Être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors, j’ai fait ce parallèle avec le « chi kung », le travail de l’énergie vitale, qui consiste à travers des exercices sur la respiration, le souffle, à recevoir cette énergie, la laisser circuler en nous, la cultiver jour après jour, et s’en nourrir. J’ai donc songé à un travail identique pour mon âme, rechercher ce dont elle a besoin, les conditions, les substances, les gestes qui vont la nourrir. Et dans ce sens, le mot « kung », cultiver avec dévotion, avec amour me semblait bien plus adapter à mes aspirations, que le mot…thérapie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Intro]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Le_nom_Hun_Kung&amp;diff=86</id>
		<title>Le nom Hun Kung</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Le_nom_Hun_Kung&amp;diff=86"/>
		<updated>2025-02-14T17:02:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{center|D’où vient ce nom, « Hun Kung » ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il pourrait faire penser à une ancienne tradition de la chine ancestrale, mais non. Il s’agit d’une plaisanterie, d’un jeu de mot de la part d’une personne qui ne connais rien au mandarin…un trait d’humour . Alors, je vais vous parler de sa naissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Kung : un travail de dilatation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	J’ai toujours ressenti la place de choix qu’occupe l’art au sein d’un travail intérieur, alors je me suis dirigée vers une formation d’art thérapie, pour me plonger dans cet univers. Après avoir terminé tous mes travaux et reçu mon diplôme, j’ai fait un bilan. Je me suis alors aperçue que je ne souhaitais pas envisager l’art seulement comme thérapie, comme un soin curatif. Pourquoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Tout d'abord, il y a comme une séparation qui s'établit entre un « thérapeute » et son « patient ». Ces termes proposent une hiérarchie qui ne me semble pas opportune : un thérapeute qui serait en pleine santé et un « patient », qui serait... malade. Connaissez-vous un thérapeute parfaitement sain, sans problèmes ? Comme le dit le psychologue jungien [[James Hillman]], « when you’re healed, send me a postcard », signifiant que la santé mentale n’est pas un état à atteindre, comme un fait accompli. La santé mentale est un processus à cultiver quotidiennement, avec enthousiasme et persévérance, et elle oscille entre ses hauts et ses bas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et puis, la lecture du mot « thérapie » m’évoque le genre de classification suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Niveau 10 : personne incroyable, très épanouie et heureuse  &lt;br /&gt;
*Niveau 6 : personne normale, vivant sa vie de son mieux &lt;br /&gt;
*Niveau 4 : les choses ne vont pas bien  &lt;br /&gt;
*Niveau 2 : les problèmes deviennent préoccupants  &lt;br /&gt;
*Niveau 1 : complètement fou&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le mot thérapie me fait penser à quelqu'un qui ne va pas bien. Pouvez-vous imaginer une personne de niveau 10 en thérapie ? Le mot thérapie porte l'idée d'un malaise, d’une défaillance à guérir pour retrouver une normalité sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Normalité sociale… Mais dans une société dont la bonne santé reste à prouver, que signifie être socialement normal ? Non, je ne peux pas prendre cela comme référence ! Je dois chercher ailleurs...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je me souviens de la première fois que j'ai rencontré mon professeur bouddhiste : des yeux clairs, un corps détendu et ouvert aux autres, avec une présence inspirante, sans masques. Ce n’est pas un grand maître, il n’a ni aura dorée ni corps arc-en-ciel. C’est une personne normale, qui fait des erreurs, comme moi : parfois, il dit ce qu'il ne devrait pas, il s'énerve, il se dispute, il commet des maladresses. Pourtant, ses yeux et son corps dégagent une présence, de l'[[Amour]] et le courage de rester ouvert même dans les moments difficiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est lors de cette rencontre que j’ai entrevu ce petit quelque chose de très précieux chez l'être humain. J'ai exploré en moi-même et je l'y ai aussi découvert ! J’ai alors commencé à chercher des regards portant cette flamme de vie et j’en suis arrivée a une autre compréhension de ce qu’est un être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Peut-être que notre potentiel ne se limite pas à dix, mais peut s’étendre à cent, deux cents, mille et au-delà…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	…alors que je parcours avec tant d’espoir et d’enthousiasme les chemins ouverts par toutes ces écoles de connaissance, comme le bouddhisme, le soufisme, le taoïsme…tant d’enseignements et de pratiques que nous transmettent les grands maîtres pour nous guider et nous encourager à développer notre Présence et regarder ce potentiel même. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelle source de sagesse pour apprendre comment s’orienter dans la vie, comment prendre soin de son [[Âme]], comment vivre, comment aimer…quelle inspiration prodigieuse !!! Ces gens-là sont des guides, des hiérophantes, et nous montrent avec leur Présence, leurs yeux éclairés et leur discours empreint de pureté, que le potentiel humain est énorme. Ils sont de niveau cent, deux cent, cinq cent ou mille peut-être, mais quelle importance, ils nous enseignent à dépasser ce dix réducteur et à regarder au-delà, à regarder notre énorme potentiel de sourires, d’[[Amour]], de compassion et de sagesse, un pouvoir immense !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ni un ni dix. L'être humain peut aller jusqu’à 1000 !...lorsqu'il a laissé derrière lui sa petite créature et ses oeuillères, ses petits conditionnements aveuglants, et qu'il s'est dilaté, qu'il s’est livré à la [[Vie]] et à l'[[Amour]]. Cet abandon est un processus d’expansion de l’[[Être]] ; une connexion de l’Être avec le réseau de la Grande Vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Pourquoi choisir simplement d’apaiser ses souffrances au lieux de poursuivre ce même chemin au-delà du simple bien-être?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Pourquoi ne pas étendre ce travail vers l’avenir? Pourquoi ne pas préférer un processus d’expansion et de [[dilatation]]?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Pourquoi ne pas s’offrir à l’inconnu en confiance et découvrir comment reproduire de belles choses?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Notre âme nous accompagne toute notre existence, pourquoi ne pas lui offrir ce travail de toute une vie, un travail constant de progression, et non simplement de maintenance?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le potentiel de tout Être réalisé, avec toutes ses qualités humaines, c’est mille! Et je constate avec un léger pincement au cœur que notre société n’a pas le même repère . Elle veut bien offrir son aide à une personne de niveau un, ou deux pour atteindre le six, et dans le meilleur des cas le dix... mais pour moi ces deux personnes sont très proches, et avoisinent la même indigence existentielle, si l’on considère que notre potentiel est mille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Ainsi, il me semble que se restreindre à un travail de thérapie condamne notre appétit d’avenir, nos ambitions, alors j’ai cherché une démarche où nos aspirations peuvent s’exprimer, une démarche où placer toutes nos envies, toutes nos passions, toute notre attention, tout notre feu de vie, et où l’on pourrait envisager d’aller aussi loin que possible, aussi loin que nous le pouvons…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{center|...et nous pouvons mille!!!}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	J’envisage une pratique qui soit une philosophie de vie, qui touche chaque partie de ma vie, pas un acte seulement transitoire et éphémère, mais un processus constant et global, à se découvrir et cultiver son énergie vitale. Un travail profond, entier et expansif, un travail de dilatation et de transcendance qui se construirait dans le temps. Ne pas se contenter de guérir le passé, mais s’aguerrir pour l’avenir.	Un processus d’expansion de tout notre potentiel, de tout notre Être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors, j’ai fait ce parallèle avec le « chi kung », le travail de l’énergie vitale, qui consiste à travers des exercices sur la respiration, le souffle, à recevoir cette énergie, la laisser circuler en nous, la cultiver jour après jour, et s’en nourrir. J’ai donc songé à un travail identique pour mon âme, rechercher ce dont elle a besoin, les conditions, les substances, les gestes qui vont la nourrir. Et dans ce sens, le mot « kung », cultiver avec dévotion, avec amour me semblait bien plus adapter à mes aspirations, que le mot…thérapie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Intro]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Le_nom_Hun_Kung&amp;diff=85</id>
		<title>Le nom Hun Kung</title>
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		<updated>2025-02-14T17:02:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Le nom Hun Kung= &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{center|D’où vient ce nom, « Hun Kung » ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il pourrait faire penser à une ancienne tradition de la chine ancestrale, mais non. Il s’agit d’une plaisanterie, d’un jeu de mot de la part d’une personne qui ne connais rien au mandarin…un trait d’humour . Alors, je vais vous parler de sa naissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Kung : un travail de dilatation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	J’ai toujours ressenti la place de choix qu’occupe l’art au sein d’un travail intérieur, alors je me suis dirigée vers une formation d’art thérapie, pour me plonger dans cet univers. Après avoir terminé tous mes travaux et reçu mon diplôme, j’ai fait un bilan. Je me suis alors aperçue que je ne souhaitais pas envisager l’art seulement comme thérapie, comme un soin curatif. Pourquoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Tout d'abord, il y a comme une séparation qui s'établit entre un « thérapeute » et son « patient ». Ces termes proposent une hiérarchie qui ne me semble pas opportune : un thérapeute qui serait en pleine santé et un « patient », qui serait... malade. Connaissez-vous un thérapeute parfaitement sain, sans problèmes ? Comme le dit le psychologue jungien [[James Hillman]], « when you’re healed, send me a postcard », signifiant que la santé mentale n’est pas un état à atteindre, comme un fait accompli. La santé mentale est un processus à cultiver quotidiennement, avec enthousiasme et persévérance, et elle oscille entre ses hauts et ses bas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et puis, la lecture du mot « thérapie » m’évoque le genre de classification suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Niveau 10 : personne incroyable, très épanouie et heureuse  &lt;br /&gt;
*Niveau 6 : personne normale, vivant sa vie de son mieux &lt;br /&gt;
*Niveau 4 : les choses ne vont pas bien  &lt;br /&gt;
*Niveau 2 : les problèmes deviennent préoccupants  &lt;br /&gt;
*Niveau 1 : complètement fou&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le mot thérapie me fait penser à quelqu'un qui ne va pas bien. Pouvez-vous imaginer une personne de niveau 10 en thérapie ? Le mot thérapie porte l'idée d'un malaise, d’une défaillance à guérir pour retrouver une normalité sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Normalité sociale… Mais dans une société dont la bonne santé reste à prouver, que signifie être socialement normal ? Non, je ne peux pas prendre cela comme référence ! Je dois chercher ailleurs...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je me souviens de la première fois que j'ai rencontré mon professeur bouddhiste : des yeux clairs, un corps détendu et ouvert aux autres, avec une présence inspirante, sans masques. Ce n’est pas un grand maître, il n’a ni aura dorée ni corps arc-en-ciel. C’est une personne normale, qui fait des erreurs, comme moi : parfois, il dit ce qu'il ne devrait pas, il s'énerve, il se dispute, il commet des maladresses. Pourtant, ses yeux et son corps dégagent une présence, de l'[[Amour]] et le courage de rester ouvert même dans les moments difficiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est lors de cette rencontre que j’ai entrevu ce petit quelque chose de très précieux chez l'être humain. J'ai exploré en moi-même et je l'y ai aussi découvert ! J’ai alors commencé à chercher des regards portant cette flamme de vie et j’en suis arrivée a une autre compréhension de ce qu’est un être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Peut-être que notre potentiel ne se limite pas à dix, mais peut s’étendre à cent, deux cents, mille et au-delà…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	…alors que je parcours avec tant d’espoir et d’enthousiasme les chemins ouverts par toutes ces écoles de connaissance, comme le bouddhisme, le soufisme, le taoïsme…tant d’enseignements et de pratiques que nous transmettent les grands maîtres pour nous guider et nous encourager à développer notre Présence et regarder ce potentiel même. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelle source de sagesse pour apprendre comment s’orienter dans la vie, comment prendre soin de son [[Âme]], comment vivre, comment aimer…quelle inspiration prodigieuse !!! Ces gens-là sont des guides, des hiérophantes, et nous montrent avec leur Présence, leurs yeux éclairés et leur discours empreint de pureté, que le potentiel humain est énorme. Ils sont de niveau cent, deux cent, cinq cent ou mille peut-être, mais quelle importance, ils nous enseignent à dépasser ce dix réducteur et à regarder au-delà, à regarder notre énorme potentiel de sourires, d’[[Amour]], de compassion et de sagesse, un pouvoir immense !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ni un ni dix. L'être humain peut aller jusqu’à 1000 !...lorsqu'il a laissé derrière lui sa petite créature et ses oeuillères, ses petits conditionnements aveuglants, et qu'il s'est dilaté, qu'il s’est livré à la [[Vie]] et à l'[[Amour]]. Cet abandon est un processus d’expansion de l’[[Être]] ; une connexion de l’Être avec le réseau de la Grande Vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Pourquoi choisir simplement d’apaiser ses souffrances au lieux de poursuivre ce même chemin au-delà du simple bien-être?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Pourquoi ne pas étendre ce travail vers l’avenir? Pourquoi ne pas préférer un processus d’expansion et de [[dilatation]]?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Pourquoi ne pas s’offrir à l’inconnu en confiance et découvrir comment reproduire de belles choses?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Notre âme nous accompagne toute notre existence, pourquoi ne pas lui offrir ce travail de toute une vie, un travail constant de progression, et non simplement de maintenance?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le potentiel de tout Être réalisé, avec toutes ses qualités humaines, c’est mille! Et je constate avec un léger pincement au cœur que notre société n’a pas le même repère . Elle veut bien offrir son aide à une personne de niveau un, ou deux pour atteindre le six, et dans le meilleur des cas le dix... mais pour moi ces deux personnes sont très proches, et avoisinent la même indigence existentielle, si l’on considère que notre potentiel est mille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Ainsi, il me semble que se restreindre à un travail de thérapie condamne notre appétit d’avenir, nos ambitions, alors j’ai cherché une démarche où nos aspirations peuvent s’exprimer, une démarche où placer toutes nos envies, toutes nos passions, toute notre attention, tout notre feu de vie, et où l’on pourrait envisager d’aller aussi loin que possible, aussi loin que nous le pouvons…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{center|...et nous pouvons mille!!!}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	J’envisage une pratique qui soit une philosophie de vie, qui touche chaque partie de ma vie, pas un acte seulement transitoire et éphémère, mais un processus constant et global, à se découvrir et cultiver son énergie vitale. Un travail profond, entier et expansif, un travail de dilatation et de transcendance qui se construirait dans le temps. Ne pas se contenter de guérir le passé, mais s’aguerrir pour l’avenir.	Un processus d’expansion de tout notre potentiel, de tout notre Être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors, j’ai fait ce parallèle avec le « chi kung », le travail de l’énergie vitale, qui consiste à travers des exercices sur la respiration, le souffle, à recevoir cette énergie, la laisser circuler en nous, la cultiver jour après jour, et s’en nourrir. J’ai donc songé à un travail identique pour mon âme, rechercher ce dont elle a besoin, les conditions, les substances, les gestes qui vont la nourrir. Et dans ce sens, le mot « kung », cultiver avec dévotion, avec amour me semblait bien plus adapter à mes aspirations, que le mot…thérapie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Intro]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Le_nom_Hun_Kung&amp;diff=84</id>
		<title>Le nom Hun Kung</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://hunkung.art/wiki/index.php?title=Le_nom_Hun_Kung&amp;diff=84"/>
		<updated>2025-02-14T17:01:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Beth: texte 8-1&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=Le nom « Hun Kung »= &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{center|D’où vient ce nom, « Hun Kung » ?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Il pourrait faire penser à une ancienne tradition de la chine ancestrale, mais non. Il s’agit d’une plaisanterie, d’un jeu de mot de la part d’une personne qui ne connais rien au mandarin…un trait d’humour . Alors, je vais vous parler de sa naissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Kung : un travail de dilatation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	J’ai toujours ressenti la place de choix qu’occupe l’art au sein d’un travail intérieur, alors je me suis dirigée vers une formation d’art thérapie, pour me plonger dans cet univers. Après avoir terminé tous mes travaux et reçu mon diplôme, j’ai fait un bilan. Je me suis alors aperçue que je ne souhaitais pas envisager l’art seulement comme thérapie, comme un soin curatif. Pourquoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Tout d'abord, il y a comme une séparation qui s'établit entre un « thérapeute » et son « patient ». Ces termes proposent une hiérarchie qui ne me semble pas opportune : un thérapeute qui serait en pleine santé et un « patient », qui serait... malade. Connaissez-vous un thérapeute parfaitement sain, sans problèmes ? Comme le dit le psychologue jungien [[James Hillman]], « when you’re healed, send me a postcard », signifiant que la santé mentale n’est pas un état à atteindre, comme un fait accompli. La santé mentale est un processus à cultiver quotidiennement, avec enthousiasme et persévérance, et elle oscille entre ses hauts et ses bas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Et puis, la lecture du mot « thérapie » m’évoque le genre de classification suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Niveau 10 : personne incroyable, très épanouie et heureuse  &lt;br /&gt;
*Niveau 6 : personne normale, vivant sa vie de son mieux &lt;br /&gt;
*Niveau 4 : les choses ne vont pas bien  &lt;br /&gt;
*Niveau 2 : les problèmes deviennent préoccupants  &lt;br /&gt;
*Niveau 1 : complètement fou&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le mot thérapie me fait penser à quelqu'un qui ne va pas bien. Pouvez-vous imaginer une personne de niveau 10 en thérapie ? Le mot thérapie porte l'idée d'un malaise, d’une défaillance à guérir pour retrouver une normalité sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Normalité sociale… Mais dans une société dont la bonne santé reste à prouver, que signifie être socialement normal ? Non, je ne peux pas prendre cela comme référence ! Je dois chercher ailleurs...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je me souviens de la première fois que j'ai rencontré mon professeur bouddhiste : des yeux clairs, un corps détendu et ouvert aux autres, avec une présence inspirante, sans masques. Ce n’est pas un grand maître, il n’a ni aura dorée ni corps arc-en-ciel. C’est une personne normale, qui fait des erreurs, comme moi : parfois, il dit ce qu'il ne devrait pas, il s'énerve, il se dispute, il commet des maladresses. Pourtant, ses yeux et son corps dégagent une présence, de l'[[Amour]] et le courage de rester ouvert même dans les moments difficiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est lors de cette rencontre que j’ai entrevu ce petit quelque chose de très précieux chez l'être humain. J'ai exploré en moi-même et je l'y ai aussi découvert ! J’ai alors commencé à chercher des regards portant cette flamme de vie et j’en suis arrivée a une autre compréhension de ce qu’est un être humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Peut-être que notre potentiel ne se limite pas à dix, mais peut s’étendre à cent, deux cents, mille et au-delà…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	…alors que je parcours avec tant d’espoir et d’enthousiasme les chemins ouverts par toutes ces écoles de connaissance, comme le bouddhisme, le soufisme, le taoïsme…tant d’enseignements et de pratiques que nous transmettent les grands maîtres pour nous guider et nous encourager à développer notre Présence et regarder ce potentiel même. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelle source de sagesse pour apprendre comment s’orienter dans la vie, comment prendre soin de son [[Âme]], comment vivre, comment aimer…quelle inspiration prodigieuse !!! Ces gens-là sont des guides, des hiérophantes, et nous montrent avec leur Présence, leurs yeux éclairés et leur discours empreint de pureté, que le potentiel humain est énorme. Ils sont de niveau cent, deux cent, cinq cent ou mille peut-être, mais quelle importance, ils nous enseignent à dépasser ce dix réducteur et à regarder au-delà, à regarder notre énorme potentiel de sourires, d’[[Amour]], de compassion et de sagesse, un pouvoir immense !!!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ni un ni dix. L'être humain peut aller jusqu’à 1000 !...lorsqu'il a laissé derrière lui sa petite créature et ses oeuillères, ses petits conditionnements aveuglants, et qu'il s'est dilaté, qu'il s’est livré à la [[Vie]] et à l'[[Amour]]. Cet abandon est un processus d’expansion de l’[[Être]] ; une connexion de l’Être avec le réseau de la Grande Vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Pourquoi choisir simplement d’apaiser ses souffrances au lieux de poursuivre ce même chemin au-delà du simple bien-être?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Pourquoi ne pas étendre ce travail vers l’avenir? Pourquoi ne pas préférer un processus d’expansion et de [[dilatation]]?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		{{center|Pourquoi ne pas s’offrir à l’inconnu en confiance et découvrir comment reproduire de belles choses?}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Notre âme nous accompagne toute notre existence, pourquoi ne pas lui offrir ce travail de toute une vie, un travail constant de progression, et non simplement de maintenance?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le potentiel de tout Être réalisé, avec toutes ses qualités humaines, c’est mille! Et je constate avec un léger pincement au cœur que notre société n’a pas le même repère . Elle veut bien offrir son aide à une personne de niveau un, ou deux pour atteindre le six, et dans le meilleur des cas le dix... mais pour moi ces deux personnes sont très proches, et avoisinent la même indigence existentielle, si l’on considère que notre potentiel est mille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
		Ainsi, il me semble que se restreindre à un travail de thérapie condamne notre appétit d’avenir, nos ambitions, alors j’ai cherché une démarche où nos aspirations peuvent s’exprimer, une démarche où placer toutes nos envies, toutes nos passions, toute notre attention, tout notre feu de vie, et où l’on pourrait envisager d’aller aussi loin que possible, aussi loin que nous le pouvons…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{center|...et nous pouvons mille!!!}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	J’envisage une pratique qui soit une philosophie de vie, qui touche chaque partie de ma vie, pas un acte seulement transitoire et éphémère, mais un processus constant et global, à se découvrir et cultiver son énergie vitale. Un travail profond, entier et expansif, un travail de dilatation et de transcendance qui se construirait dans le temps. Ne pas se contenter de guérir le passé, mais s’aguerrir pour l’avenir.	Un processus d’expansion de tout notre potentiel, de tout notre Être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors, j’ai fait ce parallèle avec le « chi kung », le travail de l’énergie vitale, qui consiste à travers des exercices sur la respiration, le souffle, à recevoir cette énergie, la laisser circuler en nous, la cultiver jour après jour, et s’en nourrir. J’ai donc songé à un travail identique pour mon âme, rechercher ce dont elle a besoin, les conditions, les substances, les gestes qui vont la nourrir. Et dans ce sens, le mot « kung », cultiver avec dévotion, avec amour me semblait bien plus adapter à mes aspirations, que le mot…thérapie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Intro]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
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		<title>Outil spirituel</title>
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&lt;hr /&gt;
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&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Glossary]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Beth</name></author>
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		<title>Numineux</title>
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[[Category:Glossary]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<title>Côté gauche du cerveau</title>
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